Comme l’explique Philippe Jaffré dans son roman d’économie-fiction "Le jour où la France a fait faillite", le mécanisme qui conduirait la France à la ruine serait assez simple : à force d’accumuler de la dette publique année après année, l’état Français pourrait voir sa "note financière", c'est-à-dire l’évaluation par les marchés financiers de sa capacité à rembourser ses dettes, baisser jusqu’au rang de junk bonds ("obligations pourries"), créant par la même une panique sur les marchés et l’annihilation pure et simple du refinancement de l’état :celui-ci ne pourrait plus ni payer ses fonctionnaires ou ses retraités, ni garantir les avoirs des clients des banques françaises.
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Deux communes, Argelliers dans l’Aude et Baixas dans les PO lancent conjointement le mot d’ordre en février 1907 de la révolte des vignerons du midi. Toutes les communes viticoles des Pyrénées-Orientales jusqu’au Gard se fédèrent et entament une série de manifestations unitaires dans les grandes villes de la future Région Languedoc-Roussillon: Montpellier réunit 700.000 révoltés le 9 juin. Le territoire, pas encore balisé, comporte de fortes disparités géographiques, culturelles et linguistiques : entre Nîmes la provençale protestante et Carcassonne l’occitane, l’unité du Bas Languedoc n’est pas évidente, mais que dire alors du Pays Catalan,peu francisé, moins de 100 ans après la dernière tentative de réintégration au Royaume d’Espagne (Le 23 août 1815, le Général Castaños, entré en Roussillon avec 8000 hommes pour récupérer les Comtés Catalans du Nord échoue pour des raisons diplomatiques).
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À Perpignan, avec une première corrida répertoriée en 1632, 17 arènes différentes dans l’histoire, l’affrontement autour du sujet n’est pas nouveau. Le 8 juillet 1862, le "Journal des Pyrénées Orientales" revient sur le concours agricole de Perpignan : "Ici, sous les platanes, les taureaux, les chevaux étaient choyés, dorlotés. Là-bas, dans la caserne Saint Jacques (…) les premiers, cruellement harcelés, lardés, rendus furieux par des hommes à veste de paillettes, culotte d’oripeaux, à profession de toréador, y éventraient les seconds qu’on leur abandonnait sans défense.
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"Bonjour Madame, alors pourquoi avez-vous rejoint notre région catalane ?" / "Et bien, évidemment, pour le soleil !". Ils sont durs, voire obscènes, ces mots entendus presque tous les matins sur France Bleu Roussillon, la radio de ceux qui ont quitté les frimas pour le farniente, mais ils sont surtout symptomatiques du phototropisme des européens du Nord, les seuls véritables travailleurs du continent.
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Cher Régis, Com vas, manyac ? Je t’écris de Washington, où, comme tu le sais, je suis depuis un mois. J’avoue que j’ai du mal à m’y faire. Pourtant, j’habite le quartier de Dupont Circle, qui est plutôt chic et sympa, mais, franchement, avec leur connerie de communautarisme, la ville est complètement coupée en quartiers ethniques, dont certains où tu ne peux pas aller la nuit ! Du coup, dans mon quartier, il n’y a que des Blancs, à 3 rues à l’ouest que des Noirs et la 4ème rue que des Latinos.
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