Logo
rellotge
Jeudi 4 décembre 2008. 07:05h
Origami STAR 728-90
nuvols_parcials
Barcelona
nuvols
Toulouse
nuvols_parcials
Perpignan
nuvols_parcials
Girona

Actu et Société en Catalogne Nord et Sud
Blogs > Vicenç Dumas > Muhammad Yunus: "Cette vie robotique ne me semble pas un progrès"


Dimanche 27.4.2008. 21:38h

Muhammad Yunus: "Cette vie robotique ne me semble pas un progrès"

Muhammad Yunus Muhammad Yunus

Au moment où le capitalisme mondial ne fait rien de bon et que la crise financière atteint les sociétés occidentales, le journal "Le monde" publie une excellente interview de Muhammad Yunus, prix Nobel 2006, qui analyse la situation: Edifiant!
http://www.lemonde.fr/le-monde-2/article/2008/04/25/muhammad-yunus-le-systeme-est-aveugle-a-toute-autre-consideration-que-le-profit_1038321_1004868.html
Muhammad Yunus, créateur d'une Banque du microcrédit pour la population pauvre du Bangladesh reproche avant tout aux responsables occidentaux leur opposition systématique au "secteur informel", c'est à dire la microactivité indépendante au profit de l'unique salariat et son pendant le chômage qu'il juge lui-même comme une forme d'esclavage:

Extrait:
« Aujourd'hui, dans les pays du Nord, chaque enfant travaille dur à l'école pour obtenir un bon travail. C'est-à-dire un bon salaire. Adulte, il travaillera pour quelqu'un, deviendra dépendant de lui. L'être humain n'est pas né pour servir un autre être humain. Un travailleur indépendant, qui tient une échoppe par exemple, travaille quand il en a besoin. Si certains jours il ne veut pas travailler, il le peut. Il a fait sa journée, il profite un peu de la vie. Il n'a personne à prévenir s'il a une heure de retard. Il ne s'inquiète pas de perdre une partie de son salaire. Quand nous étions des chasseurs-cueilleurs, nous n'étions pas des esclaves, nous dirigions nos existences. Des millions d'années plus tard, nous avons perdu cette liberté. Nous menons des vies rigides, calées sur les mêmes rythmes de travail tous les jours. Nous courons pour nous rendre au travail, nous courons pour rentrer à la maison. Cette vie robotique ne me semble pas un progrès. Avec le salariat, nous avons glissé de la liberté d'entreprendre et d'une certaine souplesse de vie vers plus de rigidité. J'ai un salaire, un patron, je dois faire mon job que cela me plaise ou non, car je suis une machine à sous. C'est là le danger global des structures économiques actuelles, de la théorie dominante. L'homme est considéré comme un seul agent économique, un employé, un salarié, une machine. C'est une vision unidimensionnelle de l'humain. Le salariat devrait rester un choix, une option parmi d'autres possibilités. »

Sans tomber dans l'idylisme, cette pensée me semble juste, 35 ou 39 heures par semaine, n'est ce pas là que nous avons perdu une part d'authentique liberté ?



Commentaires


Aucun commentaire sur cette article

loading


Commentaires

Votre commentaire, envoyé avec succès, sera validé très bientôt.
loading

Les commentaires liés aux informations publiées par La Clau engagent exclusivement la responsabilité de leurs auteurs et ne sauraient en aucun cas engager la responsabilité de La Clau.
© la-clau.net, 2006-2008
Crédits | Mentions légales | PUBLICITÉ | CONTACT