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La Clau : La ville de Perpignan possède un système de vidéosurveillance depuis 1995. Où en est-on et combien ça coûte ?
Me Pierre Parrat : La vidéosurveillance à Perpignan fonctionne bien. Actuellement, il y a 60 caméras en fonctionnement dans la ville et nous avons obtenu l'autorisation d'en installer 17 de plus. J’ai aussi sollicité, auprès de la commission de vidéosurveillance, d'en installer une douzaine de plus, ce qui fera au final environ 90 caméras dans la ville. Techniquement ce sont des caméras mobiles, sur 360°, dotées d'un zoom. Actuellement, 3 personnels qualifiés les exploitent 24h/24 pour passer l'information aux services d'urgence concernés, Police Municipale ou Police Nationale. J'ai obtenu d'ailleurs le rallongement du délai de conservation des images, qui passera bientôt de 7 à 14 jours. Au niveau du budget, ce type de surveillance est très cher : une caméra et sa pose coûtent 15.000 €.
Ce type de surveillance peut-il porter atteinte aux libertés publiques ?
Non, la loi a prévu un encadrement très précis de la vidéo-protection : les caméras peuvent visualiser exclusivement le domaine public. Un réglage imposé par la loi pose un cache automatique devant les lieux privés, par exemple les fenêtres. La vie privée est totalement sauvegardée et seuls les agents assermentés, ainsi que le maire et moi-même, sont accrédités par le Préfet et la Commission de vidéosurveillance pour visionner ces images. La Commission est garante du respect des règles. Elle est composée d'un magistrat de l'ordre judiciaire, M. Castin, d'un représentant de l'association des Maires, actuellement Nicolas Garcia, maire d'Elne, d'un représentant de la Chambre de Commerce et d'une personne qualifiée, l’ancien recteur d'Université M. Georges Riera. Ce sont des gens très rigoureux, et soutenir un dossier devant cette commission n'est jamais facile. Le deuxième filtre est le préfet, qui peut retirer toute autorisation et sanctionner immédiatement une collectivité territoriale qui filmerait ce qu'elle ne doit pas.
Deux études anglo-saxonnes ont émis des doutes sur les résultats de la vidéosurveillance. La baisse de la délinquance est réelle à Perpignan ?
Il y a des résultats, puisque 1000 signalements en sont sortis. A Perpignan, grâce à la vidéo-protection, on a empêché des gens de mourir, on a arrêté des gens en train de commettre des délits et on a arrêté des gens qui ne l’auraient pas été sans cela. La vidéo-protection, si elle sauve une seule vie, est parfaitement justifiée, comme ce malheureux défenestré, place de la République, l'année dernière, que nous avons sauvé. Je pense qu'elles sont aussi dissuasives : un délinquant y regarde à deux fois avant d'agir s’il sait être devant.
Mais lors du meurtre de Mohamed Bey Bachir, qui a déclenché en 2005 les émeutes de Perpignan, une caméra factice installée quartier Saint-Jacques n'a pas été dissuasive. En cas contraire, aurait-elle accéléré l'enquête ?
Nous n'avons pas eu de chance, mais même si la caméra avait été en fonctionnement, il n'est pas sûr que nous ayons pu voir le meurtrier. En tout cas, il n'y a plus de caméras factices à Perpignan.
L’œil de Big Brother se multiplie actuellement : besoin de notre temps ou fantasme sécuritaire ?
En tant qu'avocat, je suis attaché à la liberté et je rêve d'une société où il n'y ait pas besoin de caméras ! Il y avait beaucoup moins de criminalité il y a 30 ans. Quand j’ai commencé ma carrière, en 1975, il y avait à Perpignan une audience correctionnelle par semaine, alors qu'aujourd'hui il y en a deux par jour. Je crois que cela est dû au changement complet des mentalités, je crois qu'il n'y a plus d'éducation ni de respect car on a été trop laxiste pendant 30 ans. On a commencé à ressentir les effets de l'après-68 durant la décennie 1980 et son message de liberté a été complètement dévoyé : aujourd'hui, au nom de la liberté, on fait n'importe quoi. Les principes de respect développés, par exemple, par les religions, ne sont plus suivis, et l'individualisme s'oppose à la solidarité. Pour être franc, je suis pessimiste pour l'avenir.
Hello, I seen your article in the Le Petit Journal dated Vendredi 7 au 13 Novembre 2008 n° 101. Where you say that some people made some graffiti on some walls of your city Perpignan. I like to know is this fact true? Yes I saw the photo of some graffiti but I can not tell were in the city this was done. I am asking because I also did some graffiti in your city of Perpignan and I have not gone to court for this crime after all I did break French law. You can see that I did because I took pho... Lire tout le commentaire
On aurait besoin d'installer un système de vidéosurveillance au bureau num.4?
N'UMPorte quoi! "au nom de la liberté, on fait n'importe quoi..." comme mettre la ville sous la totale surveillance de la mairie et de mr Parrat...!!!!
Posar càmeres és fàcil, pero on son les politiques municipals d'integracio social? el centre de Perpinyà és ple d'alcoholics i drogadictes, bruticia i caquetes de gossos... on son els assistents socials de l'Ajuntament? On son els policies municipals quan se'ls necessita? Si us plau, més seriositat sr. Parrat. Abans de les cameres es poden i s'han de fer moltes coses prèvies.
Le monde sans caméra, il ne faut pas le rêver, Monsieur Parrat ... il faut le faire!