Comme beaucoup d'autres avant lui, citons par exemple Yves-Jean Bentegeac ou Bernard Bonnet, le préfet des Pyrénées-Orientales Hugues Bousiges n'en croit pas ses yeux : devant la déliquescence économique, sociale et politique de son territoire de désignation, il va très largement au-delà de ses prérogatives réglementaires pour trouver des solutions. Une anecdote en dit plus long que tout discours, quand un homme politique atypique du Pays Catalan a récemment salué le Préfet Bousiges d'un "Bonjour, monsieur le président du Conseil Général !". Car le préfet, nommé et non élu, est un des plus actifs sur la scène économique et sociale départementale, où il est présent depuis 16 mois. Bien au-delà d'un risque d'Anschluss qui n'existe ni d'un côté ni de l'autre de la frontière, à Salses ou au Perthus, son attitude tient bien du comblement de vide politique, paradoxalement, dans une région apparemment hyper-politisée. Le diagnostic ? Toujours le même. Des atouts bien au-dessus de la moyenne et des résultats socio-économiques désastreux. Nombreux ont été ceux qui ont tenté, et chuté sur l'inertie, l'imprévisibilité et les contradictions du pays, avant de le quitter, écœurés.
La volonté d'agir des politiques existe, mais ne fonctionne pas
Lisons le diagnostic d'un jeune loup socialiste de 39 ans en 1993, Christian Bourquin, actuel président du Conseil général, alors à peine sorti de la formation dispensée par Georges Frêche, qui a su développer, au delà de toute espérance, « Montpellier la surdouée » : "Moi, j'appelle ça le syndrome du cul-de-sac. Le fin fond de la France. On a voulu tourner le dos à tout le monde. A l'Espagne, à Montpellier, à Toulouse. Aujourd'hui, on ne s'en sort plus en vendant du soleil, du vin doux et des primeurs. C'est un sursaut civique qu'il nous faut". 15 ans plus tard, le constat est cinglant pour les tenants de la théorie «régionale montpelliéraine», tombés sous les coups de la Septimanie et s'accrochant aujourd'hui à la théorie « catalane » de la partie adverse, sans y croire vraiment. L'autre partie, à droite, à partir de l'agglomération perpignanaise, avec son faux département bis mais son vrai territoire pertinent correspondant à la région historique du Roussillon, a intégré une géostratégie politique totalement catalane, volontairement ou pas, tant dans l'appréhension du territoire que dans ses prolongements. Elle se heurte déjà à certaines incompréhensions populaires et oblige les uns et les autres à un décalage incroyable entre le discours et l'action politique. Pourtant, tout le monde est d'accord : le Pays Catalan est isolé, du Nord et du Sud, et ceci est le plus grand frein à son développement.
La démocratie, ennemie du Pays Catalan
Au fond qu'est ce qui bloque le Pays Catalan dans un affrontement politique stérile et une inertie totale de la société civile ? Sans doute sa démographie et donc sa démocratie, tellement éclatée qu'on peine aujourd'hui à en dégager un intérêt général et collectif sur un territoire pourtant cohérent. Loin d'un affrontement idéologique de fond perdure un affrontement de clans. Le clan est encore le seul moyen d'agréger un électorat pour les politiciens locaux, uniquement sur les intérêts particuliers, faute d'intérêt collectif : un monde où n'existent que des minorités. Aujourd'hui, la société catalane du Nord est tellement lézardée de fractures multiples et de forces antagonistes que toute initiative majeure est certaine d’y rencontrer une forte opposition, en l'absence de points de convergence entre les différentes parties de sa population, ou d'une forte autorité. Politiquement, on pourrait dire que la démocratie est quasiment l'ennemie du Pays Catalan. C'est un fait, le département des Pyrénées-Orientales est une île et doit être traité comme tel. Si elle doit être, la renaissance du territoire et sa pacification devra passer avant tout par une unification de sa population autour d'un socle commun minimum et d'une volonté partagée d'être un. Une fois reconstruit un espace politique, une nouvelle génération pourra y faire de la politique, mais pas avant.
Le ROUSSILLON mériterait d'un grand coup balai politique. Quand des Préfets comme Messieurs BOUSIGNES, BONNET et tant d'autres disent ce département est ingouvernable ils ont raison. Aucun industriel, aucune entreprise n'ont envie de venir s'intaller dans les P.O. Depuis près de 40 ans c'est la même situation, allons- nous devenir comme certains pays Africains des sous développés. L'aéroport est mort au profit de GERONE, l'agriculture est mo... Lire tout le commentaire
Le problème des jeunes en politique est qu'ils sont déjà dans les tuyaux, pour avoir une place, ils doivent montrer leur zèle à être obéissant et soumis...apprendre à se taire, à obéir, à rendre de menus services...Le renouvellement politique se fait de l'intérieur et non pas par les urnes....Hélas ! Ils sont derrière sur les photos avec leur sourire de premier de la classe....leur métier dans la vie: heu....heu ....employé territorial ou agent territorial par la grace de leur sa... Lire tout le commentaire
une vrai analyse sur la politique du departement. a quand des nouveaux politiques "jeunes 25 a 50 max" dans le " pays catalans" une politique economique sociale et culturelle avec des valeurs.qui n a pas peur de dire dans la situation que nous trouvons dans tous les domaines.j espere qu'un jour des jeunes osseront faire des listes electorales dans tts les domaines ville regions departement ect...ils gagneront avec du sang neuf.........................
La loi, impossible à faire respecter tellement de pression de copinage, combien de gens soufrent parce que le code du travail, de l'éducation dans certains milieu catalaniste (qui se prétendent mais en fait nous détruisent) sont bafoués ??? Commençons par faire appliquer le loi pour dégager ces dinosaures...
C'et une bonne chose de s'appeller Pays Catalan car Catalogne Nord me semblerait bien trop présomptueux. La Catalogne est une autre planète. Nous relevons ici de la république bananière et nous en portons tous la responsabilité. Pas de coup d'état ici, seules des élections qui ont mené au pouvoir la même clique depuis des décennies. Nos élus sont légitimes un point c'est tout. De quoi nous plaignons nous ? Le journalisme d'investigation manque cruellement maintenant, nous sortirio... Lire tout le commentaire