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Exemple de longévité, Danièle Pagès a été élue dès 1983 dans la majorité municipale de Perpignan, lors du 5ème mandat de Paul Alduy, puis on l’a retrouvée en 2001 avec Jean-Paul Alduy, maire depuis 1993, reconduit en juin 2009 avec 53,54%. Peu médiatique, l’actuelle première adjointe, déléguée à la Culture avoue « j’aime la réserve » mais n’en reste pas moins une femme de réseau, présidente du RPR catalan de 1997 à 2002, UMP depuis. Bien moins révolutionnaire que son maire, plus à droite aussi, celle qui est aussi conseillère régionale dans l’hémicycle montpelliérain, sous la coupe Georges Frêche, a la superbe de ceux qui critiquent peu. Optimiste à souhait, elle est intriguée par notre demande d’interview.
La Clau : La dernière campagne municipale paraît avoir été très violente pour vous…
Danièle Pagès : Paradoxalement, ce n’est pas mon impression. L’année a été rude, très difficile supporter pour nous, mais dès que nous avons, autour de Jean-Paul Alduy, dessiné les axes de notre campagne et choisi le ton à donner, je n’ai pas ressenti de violence. Au fur et à mesure de notre porte-à-porte, dans le cadre de notre campagne de proximité, positive, sans attaques, sans tracts diffamatoires de notre part, j’ai eu la nette impression que les Perpignanais avaient besoin d’apaisement. J’ai connu des campagnes beaucoup plus violentes que celle de 2009. Nous avons d’ailleurs été particulièrement bien reçus, avec, je dirai, 90% d’accueil favorable, 5% d’indifférents et 5% de violents.
En 2014, à la fin du mandat actuel, vous aurez, mine de rien, 31 ans de recul… Avec le gigantesque Théâtre de l’Archipel, la gare TGV, le renforcement de l’Agglomération Perpignan-Méditerranée, le tramway à l’horizon 2025, le changement d’échelle est-il tenable ?
« Mine de rien » comme vous dites… Jean-Paul Alduy est arrivé avec sa vision de quelqu’un qui avait peu vécu dans notre département, et il a très vite adapté Perpignan aux défis de l’avenir. Et la rénovation urbaine, que l’on a tendance à oublier aujourd’hui, est extrêmement positive. On peut critiquer le côté minéral des nouvelles places, mais le centre-ville rajeunit : il suffit de se promener dans les rues de Perpignan, certains soirs, pour voir l’animation, jusqu‘à une heure très tardive. Les gens bougent beaucoup plus, ils vont au restaurant. Je vous garantis que, vu de la Région Languedoc-Roussillon (ndlr : vu de Montpellier), Perpignan existe beaucoup plus aujourd’hui, avec son agglomération, alors qu’elle avait du mal à faire sa place il y a encore 15 ans.
La pyramide des âges reste très déséquilibrée par ici, avec de nombreux anciens... Dans ces conditions, Perpignan peut-elle croire en son avenir ? A-t-elle le « carburant » humain suffisant ?
Je suis assez optimiste. Il y a un tropisme des régions du Sud de la France, et, après une attirance pour les régions de Nice et de Marseille, le déplacement vers l’Est nous invite à planter le décor de cet avenir. En ce sens l’implantation de la FNAC (ndlr: en 2004) est très significative. J’étais aux côtés de Jean-Paul Alduy lorsqu’il a bataillé pour faire comprendre aux dirigeants de la FNAC qu’il y avait un marché. Il a plaidé cette cause avec une foi profonde dans l’avenir de notre ville et de notre département. Et notre FNAC réalise un chiffre d’affaires comparable à celle de Toulouse ! Maintenant, nous plantons le décor avec le Théâtre de l’Archipel, qui a attiré 60 concepteurs du monde, candidats à sa réalisation, et la gare TGV, dont on ne mesure pas l’impact, sans compter les deux années difficiles à passer, à cause des retards côté espagnol. Nous travaillons pour ce que sera le territoire dans les 20 ans qui viennent. Et même si nous avons encore une image de ville de retraités, ceux-ci demandent de plus en plus de services, il y aura des créations d’emplois.
Avez-vous déjà douté du Théâtre de l’Archipel ?
Jamais. Dès 1983, j’étais dans le groupe d’élus qui étaient dans la responsabilité de la Culture. Soyons lucides, nous avons une ville de 120.000 habitants, une Agglo de 250.000 habitants, et notre offre culturelle est extraordinaire comparées aux autres départements de la région. Comme les gens sont devenus exigeants, il a fallu s’adapter. Je n’ai jamais eu un seul doute et j’ai la conviction que ce théâtre, on oubliera qu’il a été un projet contesté. Il fera partie des monuments indispensables à Perpignan. L’architecture de Jean Nouvel nous donnera pleine satisfaction.
Georges Frêche a 71 ans, Jean-Paul Alduy a 67 ans, et le nouveau maire de Saint-Cyprien, Thierry del Poso, 45 ans, paraît adolescent dans le contexte du territoire. Le changement d’échelle de Perpignan est-il possible sans changement générationnel ?
Le changement se fera obligatoirement, mais la France a un regard très négatif sur les acteurs politiques, ce qui explique que beaucoup de jeunes hésitent à franchir le pas. Les jeunes auxquels j’ai fait de la place, au RPR, n’on pas toujours pu continuer. J’ai toujours souhaité avoir des jeunes. Au conseil municipal de Perpignan, nous sommes quelques-uns à arriver dans les dernières années d’une vie politique, et le renouvellement finira de booster Perpignan. On ne peut pas continuer jusqu’à des âges très avancés, mais l’âge n’a pas une signification réelle. Certains sont figés dans une retraite, avec une vie au ralenti, mais ce n’est pas le cas de personnalités dont vous parlez.
Petit fils d'un élu de droite des premiers mandats Alduy père j'aurais aimé qu'on me dise qu'on allait booster Perpignan, madame Pagès et ses amis continuent toujours dans la même direction celle de leur leader Nicolas S. Et comble d'hypocrisie, attirer des gens d'ailleurs alors qu'ils n'ont rien fait pour garder leurs jeunes depuis plus de 50 ans , je suis moi-même parti depuis près de 30 ans de Perpignan.
Je suis en parti d'accord avec Mme Pagès... Perpignan est une ville beaucoup plus vivante que d'autres dans la région! Perpignan Méditerranée est la deuxième agglomération du Languedoc-Roussillon. Je pense que le déséquilibre entre les âges dans le département n'est pas une mauvaise chose même si pour attirer plus de jeunes dans le département il faudrait peut être que l'éventail de formations, en Catalogne nord, s'élargisse un peu plus! Et enfin, le théâtre de l'Archipel... Il ... Lire tout le commentaire
vous y croyez....ne soyons ridicules que voulez vous booster ??? l'aeroport en perdition ????les ecoles au centre de perpignan...??? la refection du "" P "" devant les rois de majorque ??..la construction de nombreux "" P "" en epi au centre ville et aux esplanades ... ??? les patrouilles de police municipale au centre ville entre 12 et 14h etentre 18 et20 h . vous y croyez ????
je suis entièrement d accord avec madame pagès je lui fait entièrement confiance c est une personne droite et dit se qu elle pense bravo bravo et elle aussi voie loin les gens ne comprennent rien malheureusement.
Je suis pour le renouvelement. Bien qu'il y ait des capables et des incapaples dans les deux camps. Ce qui n'est pas supportables, c'est cette rivalité qui va au détriment de la Catalogne et des Catalans. Ils n'ont plus l'âge de la maternelle pourtant?