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	<title>La Clau</title>
	<description>Blogs La Clau</description>
	<pubDate>Thu, 01 Jan 1970 01:00:00 +0100</pubDate>
	<language>ca</language>
	<item>
		<title><![CDATA[La minute de silence en catalan]]></title>
		<link>http://blogs.la-clau.net/robert-marty/bloc/la-minute-de-silence-en-catalan-261</link>
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		<pubDate>Tue, 05 Aug 2008 10:06:11 +0200</pubDate>
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		<description><![CDATA[<font size="3"><font size="2">En appui &agrave; mon article &quot;Quand la Catalogne choisit la R&eacute;unification &agrave; Grande Vitesse&quot;, voici ce texte &eacute;crit il y a quelques ann&eacute;es...</font></font>&nbsp;<o:p></o:p> <p class="MsoBodyText" style="line-height: 150%;">Nous sommes le samedi 2 octobre 2003. Avant le coup d'envoi d'un match de rugby au stade Aim&eacute; Giral &agrave; Perpignan, plus de dix milles spectatrices et spectateurs. La grande majorit&eacute; ne parle pas le catalan . Parmi eux une majorit&eacute; ne le comprennent pas. Et pourtant ils vont vivre collectivement, sans y prendre garde, un moment - une minute exactement - assez exceptionnel. Ils vont &ecirc;tre dans ce court laps de temps des locuteurs &ndash; un peu particuliers certes &ndash; d'une langue qu'ils ignorent !</p> <p class="MsoBodyText" style="line-height: 150%;">La circonstance est la suivante (auparavant il faut savoir que depuis quelques ann&eacute;es les adresses au public se font en fran&ccedil;ais et en catalan) : ce jour l&agrave;, on doit demander d'observer une minute de silence en hommage &agrave; ancien joueur de l'&eacute;quipe locale r&eacute;cemment d&eacute;c&eacute;d&eacute;. Mais suite &agrave; un cafouillage technique la version fran&ccedil;aise (faite depuis le terrain par micro HF) n'est pas diffus&eacute;e. Seule la demande en catalan, faite depuis la cabine, est diffus&eacute;e. Et pourtant, le stade se l&egrave;ve comme un seul homme, les joueurs, les arbitres se figent,. La minute s'&eacute;coule, grave, comme toujours &eacute;mouvante. La minute qui s'&eacute;coule est probablement la premi&egrave;re minute de silence en catalan observ&eacute;e en France. Une minute qui n'eut pas &eacute;t&eacute; diff&eacute;rente si elle s'&eacute;tait &eacute;coul&eacute;e en tout autre lieu de Catalunya.&nbsp;<o:p></o:p></p> <p class="MsoBodyText" style="line-height: 150%;">Voil&agrave; un &eacute;v&eacute;nement fortuit qui est un signe. Objectivement c'est un fait de catalanit&eacute;, au sens sociologique du terme. Reste &agrave; en d&eacute;terminer la port&eacute;e, c'est-&agrave;-dire &agrave; d&eacute;crire ce &agrave; quoi il renvoie, c'est-&agrave;-dire son objet, pour un interpr&egrave;te instruit de la situation locale. Car aux yeux d'un profane, il pourrait appara&icirc;tre tout &agrave; fait significatif<span style="">&nbsp; </span>! Il pourrait m&ecirc;me en conclure que tous les gens qui sont l&agrave;, ou presque, sont des catalans de pure souche, parfaitement ma&icirc;tres de leur langue. On sait bien qu'il n'en est rien. De plus, on ne peut pas dire que chacun a d&eacute;crypt&eacute; chacun des mots de chacune des phrases prononc&eacute;s par le speaker, mais le fait est l&agrave;, le public, un public composite, &agrave; l'image des habitants de ce territoire de Catalunya Nord, s'est collectivement comport&eacute; comme un public catalan dont il constitue un &eacute;chantillon hautement repr&eacute;sentatif au regard de toutes les m&eacute;thodes statistiques. Donc, d'une certaine mani&egrave;re, l'identit&eacute; catalane a &eacute;t&eacute; prouv&eacute;e par le fait et elle l'a &eacute;t&eacute; par une foule repr&eacute;sentative, multiculturelle, voire multi-ethnique, rassembl&eacute;e et constitu&eacute;e en peuple, au moins pour une minute, par la magie d'un sport, mais pas n'importe lequel&hellip;Car si le rugby s'est implant&eacute; au sud de la Loire c'est entre autres en raison de sa capacit&eacute; &agrave; incarner dans des faits des sentiments li&eacute;s &agrave; des entit&eacute;s particuli&egrave;res brim&eacute;es par un &eacute;tat tr&egrave;s jacobin (nations sans &eacute;tat, anciennes provinces voire villes &agrave; forte identit&eacute;) et &agrave; r&eacute;activer les symboles qui assurent la p&eacute;rennit&eacute; de leur repr&eacute;sentation aux yeux de tous.</p> <p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">&nbsp;<o:p></o:p></p> <p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">&nbsp;<o:p></o:p></p>]]></description>
	</item>

	<item>
		<title><![CDATA[Perpignan, Florence Jou : &quot;Je n’ai pas envie de faire quelque chose de déjanté pour faire déjanté !&quot;]]></title>
		<link>http://blogs.la-clau.net/nicolas-caudeville/bloc/perpignan-florence-jou-je-nai-pas-envie-de-faire-quelque-chose-de-dejante-pour-faire-dejan-260</link>
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		<pubDate>Tue, 05 Aug 2008 00:21:21 +0200</pubDate>
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		<description><![CDATA[Au travers de peintures, photos et textes, elle peuple nos pupilles de lumi&egrave;res, de contrastes, d&rsquo;impressions, de sensations, de saveurs que ses yeux ont su collecter et que ses mains ont su retranscrire. Plongeons dans cet univers rafra&icirc;chissant, comme le patio arbor&eacute; dans lequel elle a pos&eacute; ses valises. L&rsquo;espace d&rsquo;un instant, offrez-vous le luxe de quelques grammes de finesse dans ce monde de brute&hellip;<br /> <br /> <strong>La Clau : Avez-vous de nombreuses expositions &agrave; votre compteur ? </strong><br /> <br /> <strong>Florence Jou : </strong>&laquo; C&rsquo;est la premi&egrave;re fois que j&rsquo;ai un lieu &agrave; investir o&ugrave; je vais m&ecirc;ler trois disciplines autour du voyage : les lieux que j&rsquo;ai visit&eacute;s, les gens que j&rsquo;ai rencontr&eacute;s ou que je n&rsquo;ai pas rencontr&eacute;s. La peinture est abstraite , j&rsquo;ai travaill&eacute; avec de l&rsquo;huile, de l&rsquo;encre de chine et des collages. Les photos, ce sont des photos &agrave; l&rsquo;argentique que je d&eacute;veloppe, des atmosph&egrave;res de villes la nuit ou des vues maritimes, des feux d&rsquo;artifices aussi. Quand je dis atmosph&egrave;re, j&rsquo;entends que ces photos ne sont pas de la figuration distincte. Je travaille beaucoup dans les noirs et leurs contrastes, les ambiances nocturnes. Les textes vont de la po&eacute;sie &agrave; la nouvelle, avec un ton cynique et acidul&eacute;, un peu &agrave; la Pr&eacute;vert, assez cocasses, ce sont des sc&egrave;nes que j&rsquo;ai vues dans des bars, que j&rsquo;ai v&eacute;cues ou que j&rsquo;ai invent&eacute;es. &raquo;<br /> <br /> <strong>Pourquoi faire de l&rsquo;art lorsqu&rsquo;on pourrait travailler &agrave; l&rsquo;usine ?</strong><br /> <br /> J&rsquo;ai un m&eacute;tier, je suis professeur de fran&ccedil;ais. Je m&rsquo;occupe des 5&egrave;me, 4i&egrave;me , 3&egrave;me . Face &agrave; mes &eacute;l&egrave;ves, je commence &agrave; poser les cadres, pour qu&rsquo;apr&egrave;s les moments de rel&acirc;chement puissent &ecirc;tre mieux appr&eacute;ci&eacute;s. Pour l&rsquo;art, j&rsquo;ai commenc&eacute; par la photo. Un ami m&rsquo;a montr&eacute; comment d&eacute;velopper des photos noir et blanc . Apr&egrave;s du coup, il me manquait la couleur. J&rsquo;aurais pu faire de la photo couleur, mais cela ne m&rsquo;int&eacute;ressait pas. Je me suis mise &agrave; la peinture. J&rsquo;ai achet&eacute; une toile, j&rsquo;ai pris des cours. Puis j&rsquo;ai mis des coups de pinceaux. De toutes mani&egrave;res je ne con&ccedil;ois pas ma vie sans cr&eacute;er ! Ce n&rsquo;est pas pour laisser une trace, par rapport &agrave; l&rsquo;envol du temps, je ne peux pas dire. C&rsquo;est surtout &agrave; un moment donn&eacute;, tu es poreux, poreux au monde. Tu ressens des choses. Pleins de gens ressentent des choses, mais moi j&rsquo;ai besoin de les retranscrire et prendre un risque l&agrave;-dedans. Au &laquo; Sud &raquo;, je montre une &eacute;tape o&ugrave; il y aura de bonnes choses, des choses rat&eacute;es, le tout &eacute;tant de cr&eacute;er. Parce que si j&rsquo;aboutissais d&rsquo;entr&eacute;e ce n&rsquo;aurait pas temps d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t. C&rsquo;est un petit moment que je propose aux gens. &raquo;]]></description>
	</item>

	<item>
		<title><![CDATA[L'estiu 2008 i la solmania]]></title>
		<link>http://blogs.la-clau.net/ingrid-obiol/bloc/-1-257</link>
		<comments>http://blogs.la-clau.net/ingrid-obiol/bloc/-1-257</comments>
		<pubDate>Mon, 04 Aug 2008 15:19:39 +0200</pubDate>
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		<description><![CDATA[<span lang="ES" style=""><o:p></o:p></span>Aquest estiu poc importa que no vagis a cap festival estiuenc, ni tampoc que hagis passat ol&iacute;mpicament de les rebaixes made in Xina perqu&egrave; la teva tarja ha decidit censurar la teva capacitat de compra disfressada d&rsquo;un capitalisme frenat en hores cada cop m&eacute;s baixes... Estimats i estimades, ara mateix nom&eacute;s importa obeir la llei solmania: bronzeja&rsquo;t!<br /> Encara est&agrave;s a temps per a que el teu cos es defensi de l&rsquo;agressi&oacute; que provoquen els raigs de sol, d&rsquo;aquesta manera la teva melanina far&agrave; que la teva pell adquireixi la tonalitat xocolata amb llet tan desitjada com envejada i obligat&ograve;ria.<br /> Hi va haver un estiu que me&rsquo;l vaig passar estudiant sense poder trepitjar la platja. Sacrilegi!!! Al setembre, quan el m&oacute;n va tornar a la realitat va recriminar-me el meu miserable to p&agrave;l&bull;lid de classe treballadora de finals dels segle XIX.<br /> Com portar texans, anar en bicicleta o menjar pa negre i beure aigua municipal d&rsquo;una font p&uacute;blica, cosetes que anys enrere nom&eacute;s pertanyien als pobres, es reafirmen com a costums que pertanyen a tots els estaments: rics, mitjans i desgraciats. Tothom es bronzeja, ja pot ser espatarrat a la tovallola, des d&rsquo;un iot o des d&rsquo;una pastera o cayuco.<br /> Tots prenem el sol des que la Coco Chanel va posar de moda el bronzejat. D&rsquo;aix&ograve; fa gaireb&eacute; noranta anys i la llei solmania encara es vigent degut a que la tend&egrave;ncia ha assolit l&rsquo;estatus de costum establert. Hollywood va influir amb les pel&bull;l&iacute;cules en color de la sirena sincronitzada de l&rsquo;Esther Williams; entre d&rsquo;altres, on les actrius enlluernaven les pantalles mostrant un to de pell m&eacute;s mor&egrave; que mai. El grup musical &ldquo;The Beach Boys&rdquo; i l&rsquo;estil de vida surfer &ldquo;bronzeja&rsquo;t fins i tot per Nadal&rdquo; tamb&eacute; van posar el seu granet de sorra de platja californiana. Als anys seixanta i setanta, entre revolucions i contrarevolucions, l&rsquo;obligaci&oacute; de prendre el sol va arribar fins a extrems insospitats. Aleshores els olis per als culets de nadons i les begudes de cola &eacute;ren el millor secret de domini p&uacute;blic per bronzejar-se sense perdre ni un segon. Malauradament, van arribar els conservadors anys vuitanta i amb ells vam con&egrave;ixer els efectes de les radiacions ultravioletes. Tot un abans i un despr&eacute;s en els instituts de bellesa i laboratoris de productes, cremes, olis... El canvi? Es comen&ccedil;a a prioritzar la protecci&oacute; solar.<br /> La solmania &eacute;s un tradicional &ldquo;O Sole Mio&rdquo; cultural malgrat que dermat&ograve;legs de tot arreu i la mism&iacute;ssima Organitzaci&oacute; Mundial de la Salut, m&eacute;s coneguda com a OMS, no se cansin de declarar que el c&agrave;ncer de pell &eacute;s el m&eacute;s freq&uuml;ent entre els humans... M&eacute;s que el c&agrave;ncer de pulm&oacute; ?<br /> Malgrat tota la informaci&oacute; que hi ha, molt&iacute;ssima gent encara no &eacute;s del tot conscient dels perills de prendre el sol sense protecci&oacute;... I menys en temps de turisme d'alta temporada: sol i platja. Les modes canvien amb els anys, per&ograve; crec que alguns h&agrave;bits est&egrave;tics ja formen part del nostre codi gen&egrave;tic.]]></description>
	</item>

	<item>
		<title><![CDATA[Estivales à Perpignan : Bérénice, drôle de nom pour un zèbre !]]></title>
		<link>http://blogs.la-clau.net/nicolas-caudeville/bloc/estivales-a-perpignan-berenice-drole-de-nom-pour-un-zebre-254</link>
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		<pubDate>Mon, 28 Jul 2008 14:10:53 +0200</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le th&eacute;&acirc;tre est n&eacute; avec la d&eacute;mocratie, et vice-versa. C&rsquo;est pourquoi lorsqu&rsquo;on parle de th&eacute;&acirc;tre, doit-on contrairement &agrave; des th&egrave;mes comme l&rsquo;&eacute;conomie ou les finances, prendre ce sujet avec circonspection. On s&rsquo;y rend comme &agrave; un temple pour entendre ce qui ne peut &ecirc;tre dit dans l&rsquo;espace r&eacute;gl&eacute; des &eacute;changes sociaux. Aussi le com&eacute;dien et dienne, ont ce r&ocirc;le primordial de dire ce qui nous &eacute;touffe. Ainsi nous lib&egrave;re-t-il  par cette trach&eacute;otomie du verbe, sans quoi notre pens&eacute;e p&eacute;rirait d&rsquo;asth&eacute;nie. Les tyrans sentant le danger, on chercher &agrave; le perdre, &agrave; le contr&ocirc;ler ou &agrave; l&rsquo;&eacute;touffer de leurs tendresse. La preuve, quoi de plus moderne que Moli&egrave;re ? Les morts offrent rarement le d&eacute;sagr&eacute;ment de la contestation. Ainsi, nous faut-il courir le risque de voir du th&eacute;&acirc;tre qu&rsquo;&eacute;crivent nos contemporains, jou&eacute; par des acteurs que l&rsquo;on a pas vu &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision dans des s&eacute;ries polici&egrave;res ou des pub pour jambon. C&rsquo;est ce que j&rsquo;ai fait dimanche soir, en allant voir &laquo; Elle ou presque &raquo; de Thibaud Favreau par la compagnie Tralal&eacute;re. Dans le patio du couvent des minimes qui portait encore la chaleur de sa journ&eacute;e, entre une jeune fille en robe blanche qui va jouer sa vie &agrave; pile ou femme quand l&rsquo;homme lui l&rsquo;aurait jou&eacute; &agrave; la roulette russe. C&rsquo;est dure la vie. C&rsquo;est dure de se r&eacute;aliser face &agrave; un p&egrave;re et une soci&eacute;t&eacute; qui vous demande d&rsquo;&ecirc;tre diff&eacute;rente de ce que la nature, et pas les g&ecirc;nes, ont fait de vous : un Z&egrave;bre. Avec talent, B&eacute;r&eacute;nice Quinta affiche &agrave; l&rsquo;ext&eacute;rieur les rayures qu&rsquo;elle a &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur. Mais en roseau pensant, elle ploie mais ne romps pas. Face aux hommes, p&egrave;re (Thibaud Favreau), fianc&eacute;s(Yves Nicolas)&hellip;elle se r&eacute;invente en permanence pour mieux rester elle m&ecirc;me ou presque. Parce que l&rsquo;art consiste &agrave; tordre le m&eacute;tal sans arriv&eacute;e &agrave; la cassure :on appelle cela, vivre. Au de l&agrave; et en surimpression, cette pi&egrave;ce parle de notre monde. Celui-ci est &acirc;pre, ne laissant pas &laquo; de temps au temps &raquo;, pour rester dans la comp&eacute;tition, pour produire. Etre utile &agrave; la machine soci&eacute;t&eacute; qui comme le dieu Chronos, d&eacute;vore ses enfants, puisque chaque heure blesse et la derni&egrave;re tue. La femme celle qui donne la vie, r&ecirc;ve de donner un autre sens au temps, celui de construire une existence plut&ocirc;t que la remplir. Cette pi&egrave;ce semble faire &eacute;chos &agrave; la chanson de Michel Berger, &laquo; R&eacute;siste &raquo;, dont B&eacute;r&eacute;nice Quinta serait la France Gall. &laquo; R&eacute;siste, prouve que tu existes. Bats-toi contre ce monde &eacute;go&iuml;ste&hellip; &raquo;.]]></description>
	</item>

	<item>
		<title><![CDATA[Tourisme : la Catalogne Sud reprend son territoire]]></title>
		<link>http://blogs.la-clau.net/vicenc-dumas/bloc/tourisme-la-catalogne-sud-reprend-son-territoire-253</link>
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		<pubDate>Fri, 25 Jul 2008 21:00:00 +0200</pubDate>
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		<description><![CDATA[Un pays pauvre se caract&eacute;rise par un niveau de d&eacute;veloppement &eacute;conomique tr&egrave;s bas et l'inexistence d'une classe moyenne. Telle &eacute;tait l'Espagne globale de Franco en 1959, 20 ans apr&egrave;s une dictature d'une violence inou&iuml;e, avec autarcie quasi-compl&egrave;te et faible niveau de vie en l'absence d'&eacute;changes, donc de biens de consommation. Un pays fig&eacute;. Cette ann&eacute;e-l&agrave;, le gouvernement de Franco lan&ccedil;a le  &laquo; plan de stabilisation &raquo; ouvrant l'Espagne &agrave; la lib&eacute;ralisation et au march&eacute; europ&eacute;en, provoquant d&egrave;s 1960 une croissance &eacute;conomique fulgurante et l'&eacute;mergence d'une classe moyenne... ce qui allait contribuer au final &agrave; la fin du r&eacute;gime. La Catalogne, impatiente, avait d&eacute;j&agrave; profit&eacute; de la timide lib&eacute;ralisation de 1951 pour retrouver son lustre &eacute;conomique de 1936 en 3 ans seulement, pouss&eacute;e par une bourgeoisie entreprenante et surtout par une mentalit&eacute; de pays bas&eacute;e sur la r&eacute;ussite &eacute;conomique, symbole m&ecirc;me de sa persistance dans l'Histoire. La Costa Brava, pourtant d&eacute;sign&eacute;e sous cette appellation d&egrave;s 1908, allait na&icirc;tre l&agrave; sous la forme d'un mod&egrave;le touristique autant d&eacute;sir&eacute; par la dictature que par une soci&eacute;t&eacute; catalane d&eacute;sireuse de s'enrichir pour exister, &agrave; tout prix.<br /> <br /> <strong>Plus besoin de servir l'&eacute;tranger ?</strong><br /> <br /> Un climat et un environnement tr&egrave;s favorable ont fait de la Costa Brava un lieu id&eacute;al de vill&eacute;giature estivale pour la nouvelle classe moyenne europ&eacute;enne, les prix bas et la permissivit&eacute; r&eacute;glementaire ont fait le reste dans une activit&eacute; &eacute;conomique parmi les plus rentables et les plus simples. La plupart des villages c&ocirc;tiers ont &eacute;t&eacute; tapiss&eacute;s d'innombrables immeubles et constructions, sans aucune ma&icirc;trise fonci&egrave;re minimale, pour recevoir les millions de touristes, l'argent &eacute;tranger arrosant l'&eacute;conomie devenue exsangue de cette r&eacute;gion rurale. Le tourisme de masse, au prix de l'abandon d'une partie du territoire, f&ucirc;t le pilier du redressement &eacute;conomique de la Catalogne et de l'Espagne de l'apr&egrave;s-dictature, qui permit sa modernisation &eacute;conomique et sociale jusqu'&agrave; esp&eacute;rer de nos jours de d&eacute;passer l'Allemagne en terme de PIB par habitant. La Catalogne pr&eacute;sente en 2008 une &eacute;conomie dynamique et diversifi&eacute;e autour d'une industrie performante et La Selva, le Baix et l'Alt Empord&agrave;, &laquo; les comarques &raquo; sous appellation &laquo; Costa Brava &raquo;, pr&eacute;sentent un tissu de PME/PMI et d'entreprises de nouvelles technologies envi&eacute; en Europe, pr&egrave;s d&rsquo;une ville-phare, Girona, &agrave; la croissance incroyable. Le tourisme juteux, de masse, n'est plus primordial, et d'autres pays, pour l'heure pauvres, l'ont remplac&eacute;, comme la Croatie. Une importante classe moyenne, au niveau de vie sup&eacute;rieur &agrave; nombre d'Europ&eacute;ens, a &eacute;merg&eacute;, et le regain de confiance et d&rsquo;estimation de soi des habitants a cr&ucirc; jusqu'au niveau des autres pays riches : Fran&ccedil;ais ou Allemands ne sont plus &laquo; sup&eacute;rieurs &raquo;.<br /> <br /> <strong>La Catalogne Sud r&eacute;cup&egrave;re ses terres<br /> <br /> </strong>De nombreux indices le prouvent, le tourisme et surtout la ma&icirc;trise du foncier sur la Costa brava changent de nature. Les institutions reprennent la main l&agrave; o&ugrave; elles l'avaient laiss&eacute;e 40 ans plus t&ocirc;t. Le permis de construire est de retour, et de tr&egrave;s nombreux propri&eacute;taires &eacute;trangers sont fermement pri&eacute;s d'&eacute;vacuer la bande c&ocirc;ti&egrave;re ou de d&eacute;clarer comme r&eacute;sidence de tourisme leur appartement en location. La Costa Brava fait, depuis quelques ann&eacute;es, connaissance avec la loi et le r&egrave;glement. Le tourisme se fait plus &laquo; s&eacute;lect &raquo; et, progressivement, nouvelles constructions et r&eacute;novations changent de standing : le spa ou le golf &eacute;mergent, et la nouvelle bourgeoisie catalane, notamment barcelonaise, se r&eacute;approprie en douceur la plus belle c&ocirc;te de Catalogne. Pire ! Le tourisme culturel se d&eacute;veloppe autour de la prise en charge du patrimoine, propre au tourisme offert par les pays riches. Barcelone a remplac&eacute; la Costa Brava dans le succ&egrave;s du tourisme catalan, enfin digne. La Catalogne, et au-del&agrave; l'Espagne, sont rentr&eacute;es dans le club des pays europ&eacute;ens les plus d&eacute;velopp&eacute;s, et les ravages touristiques de jadis deviennent intol&eacute;rable, car le niveau de vie permet les pr&eacute;occupations environnementales. Dor&eacute;navant, d'autres paysages exceptionnels subiront les ravages des b&acirc;tisseurs et du tourisme de masse, plus loin en Europe ou dans le monde.]]></description>
	</item>

	<item>
		<title><![CDATA[J.L. Démelin, maire de Font-Romeu : changer d’altitude pour le tourisme]]></title>
		<link>http://blogs.la-clau.net/nicolas-caudeville/bloc/j.l-demelin-maire-de-font-romeu-changer-daltitude-pour-le-tourisme-252</link>
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		<pubDate>Fri, 25 Jul 2008 21:00:00 +0200</pubDate>
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		<description><![CDATA[Loin du tourisme de masse du littoral, la principale &laquo; ville &raquo; de la r&eacute;gion de la Cerdagne fran&ccedil;aise, Font-Romeu, jadis un simple ermitage, a &eacute;t&eacute; invent&eacute;e gr&acirc;ce au Train jaune en 1910 puis s&rsquo;est d&eacute;velopp&eacute;e par la construction de son Grand H&ocirc;tel et l'arriv&eacute;e du tourisme climatique pour clients ais&eacute;s. Son site olympique cr&eacute;&eacute; en altitude pour pr&eacute;parer les sportifs fran&ccedil;ais aux Jeux Olympiques d'&eacute;t&eacute; de 1968 &agrave; Mexico, faisant d&eacute;couvrir le ski au plus grand nombre, accueille toujours un Centre National d'Entra&icirc;nement en Altitude o&ugrave; viennent se pr&eacute;parer les plus grands athl&egrave;tes de toutes disciplines. Son domaine skiable, Pyr&eacute;n&eacute;es 2000, compte 40 pistes et 29 remont&eacute;es m&eacute;caniques, son lyc&eacute;e climatique et sportif accueille 300 &eacute;l&egrave;ves en p&ocirc;le espoir, dont plusieurs dizaines en section  athl&eacute;tisme, football, natation, hockey sur glace etc. Son maire, Jean-Louis Demelin, dont c&rsquo;est le premier mandat, a &eacute;t&eacute; correspondant du secteur pour le quotidien L&rsquo;Ind&eacute;pendant. Il nous donne son point de vue sur une gestion &eacute;quilibr&eacute;e d&rsquo;un tourisme de qualit&eacute;, c'est-&agrave;-dire, dans la r&eacute;alit&eacute; des fait destin&eacute; aux classes plut&ocirc;t ais&eacute;es. <br /> <br /> <strong>La Clau : La vocation touristique de Font-Romeu provient du fait que l&rsquo;&eacute;conomie, notamment agraire &eacute;tait exsangue ?</strong><br /> <br /> <strong>Jean-Louis D&eacute;melin, maire de Font-Romeu : </strong>Depuis le si&egrave;cle dernier, Font-Romeu conna&icirc;t une tradition touristique de qualit&eacute;, et a &eacute;t&eacute; reconnue comme telle d&egrave;s 1926. Son climat favorise un tourisme diff&eacute;rent. En hiver, bien s&ucirc;r, nous avons le ski, mais, l&rsquo;&eacute;t&eacute;, la station n&rsquo;est pas vide, puisqu&rsquo;en comptant globalement la Cerdagne et le Capcir, on passe de 15.000 &agrave; 60.000 habitants. C&rsquo;est aussi une ville &eacute;tudiante, qui accueille 300 personnes pour la formation sportive STAPS. Il y aussi du tourisme scientifique avec le four d&rsquo;Odeillo, qui fonctionne &agrave; l&rsquo;&eacute;nergie solaire renvoy&eacute;e par un champ de 63 miroirs install&eacute;s sur 8 terrasses qui en &eacute;clairent un plus grand, parabolique. Sa puissance thermique est de 1 MW, et, avec celui de Tachkent, en Ouzb&eacute;kistan, il est un des deux plus grands fours solaires du monde. De mani&egrave;re g&eacute;n&eacute;rale mon &eacute;quipe municipale et moi-m&ecirc;me sommes soucieux de tout mettre en oeuvre pour la r&eacute;ussite des vacances, dans un environnement pr&eacute;serv&eacute;. <br /> <br /> <strong>Le tourisme a donc bien &eacute;limin&eacute; les autres secteurs &eacute;conomiques ! La pression immobili&egrave;re vous touche de quelle mani&egrave;re ?</strong><br /> <br /> C&rsquo;est vrai, les promoteurs espagnols avaient &eacute;norm&eacute;ment investi sur ce territoire de Cerdagne, &agrave; tel point qu&rsquo;il &eacute;tait tr&egrave;s difficile voire impossible pour les habitants &agrave; l&rsquo;ann&eacute;e d&rsquo;acheter ou de louer &agrave; des prix convenables, exactement comme en Roussillon. Mais la bulle immobili&egrave;re a crev&eacute; au Sud, laissant place &agrave; une large chute des prix. Par ricochet, les prix en Cerdagne et ici &agrave; Font-Romeu se sont tass&eacute;s, et les habitants, les &eacute;tudiants et les saisonniers peuvent d&eacute;sormais se loger &agrave; prix correct. Mais, laissez-moi vous offrir un scoop : nous allons recevoir la r&eacute;alisation d&rsquo;un parc de 300 habitations de luxe, financ&eacute; par des promoteurs espagnols sur un design de l&rsquo;architecte -bien connu- Jean Nouvel ! <br /> <br /> <strong>Le tourisme a un impact sur l&rsquo;environnement et la soci&eacute;t&eacute;&hellip; Ici aussi ? </strong><br /> <br /> Ici, les gens se parlent, ils &eacute;changent, ils participent pas mal. Au niveau de l&rsquo;environnement, d&eacute;sormais nous ne construisons qu&rsquo;aux normes urbanistiques &laquo; Haute Qualit&eacute; Environnementale &raquo;, avec une moindre pollution, une moindre consommation de ressources pas ou peu renouvelables, une recyclabilit&eacute; accrue, une souplesse de conversion &agrave; d&rsquo;autres usages, des co&ucirc;ts d&rsquo;exploitation r&eacute;duits et de faibles impacts sanitaires pour diminuer au maximum notre empreinte biologique. Cela se traduit aussi par un nettoyage constant de notre espace. Et aussi, pour les installations du domaine skiable, par exemple, l&rsquo;utilisation d&rsquo;huile recyclable pour le graissage de la m&eacute;canique des remonte-pentes.]]></description>
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		<title><![CDATA[Il n’y aurait pas de tourisme dans les pays industrialisés ?]]></title>
		<link>http://blogs.la-clau.net/roger-daniel-suarez/bloc/il-ny-aurait-pas-de-tourisme-dans-les-pays-industrialises-250</link>
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		<pubDate>Fri, 25 Jul 2008 21:00:00 +0200</pubDate>
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		<description><![CDATA[<div>En 2007, pr&egrave;s de 900 millions de personnes sont parties en vacances, contre 25 millions en 1950. On parle d&eacute;sormais d&rsquo;un tourisme de masse m&ecirc;me si les in&eacute;galit&eacute;s sont profondes. Seulement 12% de la population mondiale est concern&eacute;e. De plus, l&rsquo;essentiel de la client&egrave;le du tourisme international est originaire de l&rsquo;Europe et de l&rsquo;Am&eacute;rique du Nord et repr&eacute;sentent plus des deux tiers des destinations. Dans ces espaces, r&eacute;aliser un voyage devient une sorte de rite incontournable de chaque individu. Dans les pays du Sud, seule les populations ais&eacute;es ont acc&egrave;s &agrave; ce type de loisirs. La France reste encore aujourd&rsquo;hui le pays le plus visit&eacute; au monde, la Catalogne est la zone la plus visit&eacute;e d'Espagne : la richesse et la vari&eacute;t&eacute; des patrimoines culturels, paysagers et climatiques y sont pour beaucoup. Mais le leadership mondial du tourisme devrait &ecirc;tre d&eacute;t&eacute;nu d&rsquo;ici 2020 par le g&eacute;ant chinois.<br /> </div> <div>&nbsp;</div> <div><strong>Une solution &agrave; la crise pour les pays industrialis&eacute;s</strong></div> <div>&nbsp;</div> <div>Dans les ann&eacute;es 60, l&rsquo;Etat fran&ccedil;ais prend conscience des profonds d&eacute;s&eacute;quilibres de son territoire, selon la formule &laquo;&nbsp;Paris et le d&eacute;sert fran&ccedil;ais&nbsp;&raquo;. Et une politique d&rsquo;am&eacute;nagement voit le jour &agrave; travers la DATAR (D&eacute;l&eacute;gation &agrave; l&rsquo;am&eacute;nagement du territoire). Celle-ci choisit pour notre r&eacute;gion l&rsquo;activit&eacute; touristique. Les atouts sont nombreux, au premier rang desquels figure le climat. De plus, cela permettrait de faire face &agrave; la crise viticole et mettre en valeur un littoral jusque l&agrave; tr&egrave;s peu attractif en raison de la pr&eacute;sence d'&eacute;tangs et de marais. Les seuls touristes qui venaient dans ce que l'on nommera &quot;Languedoc-Roussillon&quot; ne faisaient que transiter pour aller en Espagne. Pour cela furent cr&eacute;&eacute;es de toute pi&egrave;ce des stations baln&eacute;aires &agrave; l&rsquo;architecture originale, parfois trop, comme avec les pyramides de Jean Balladur &agrave; la Grande-Motte : des am&eacute;nagements qui aboutissent &agrave; un paysage st&eacute;r&eacute;otyp&eacute; du front de mer, avec immeubles, commerces, casinos, discoth&egrave;ques, plages priv&eacute;es etc. Le tourisme employ&eacute; en paliatif d'une crise agricole ou industrielle trouve exemple aussi par les stations int&eacute;gr&eacute;es qui ont fleuri dans les Alpes ou les Pyr&eacute;n&eacute;es pour faire face au d&eacute;clin de l&rsquo;&eacute;levage et &agrave; l&rsquo;exode rural. C&rsquo;est aussi le cas des terrils reconvertis en espaces verts, de loisirs ou de m&eacute;moire. Des mutations parfois tr&egrave;s surprenantes comme celui de N&oelig;ud-les-mines, dans le Pas-de-Calais, transform&eacute; en piste de ski synth&eacute;tique ! Si les pays industrialis&eacute;s n&rsquo;ont jamais mis&eacute; leur d&eacute;veloppement sur le tourisme, il n&rsquo;en est pas de m&ecirc;me pour les pays &eacute;mergents.</div> <div>&nbsp;</div> <div><strong>Un chemin vers le d&eacute;veloppement pour les pays pauvres</strong></div> <div>&nbsp;</div> <div>Les pays &eacute;mergents disposant d&rsquo;atouts climatiques, comme la Tha&iuml;lande, le Maroc ou la Tunisie, ou culturels, comme l'Egypte, ont mis&eacute; sur l&rsquo;activit&eacute; touristique comme producteur de richesses gr&acirc;ce &agrave; l&rsquo;apport de devises et cr&eacute;ateur d&rsquo;emplois &agrave; moindre co&ucirc;t. Ces pays voient ainsi aterrir les classes moyennes et ais&eacute;es des pays d&rsquo;Europe et d&rsquo;Am&eacute;rique du Nord, accueillies dans des infrastructures taill&eacute;es sur mesure. Elles y retrouvent tout le confort en eau et &eacute;lectricit&eacute; dans des pays o&ugrave; dominent encore la pauvret&eacute; et les bidonvilles&hellip; Les stations baln&eacute;aires comme Djerba en Tunisie apparaissent par cons&eacute;quent comme des oasis de d&eacute;veloppement et de richesse. Les pays riches transforment ces territoires en grands espaces de loisirs et de d&eacute;tente pour leurs propres ressortissants. Club M&eacute;diterran&eacute;e, h&ocirc;tels de haut standing ou plus modestes fleurissent alors. Pour les divertir, terrain de golf, de tennis, casinos, parcs d&rsquo;attraction sont cr&eacute;&eacute;s de toute pi&egrave;ce. La mondialisation par le tourisme fait des &eacute;mules dans les pays du Golfe. Duba&iuml; est assur&eacute;ment l&rsquo;un des lieux symboles de cela. Gr&acirc;ce &agrave; l&rsquo;argent des hydrocarbures et &agrave; l&rsquo;adoption d&rsquo;une strat&eacute;gie volontaire de d&eacute;veloppement avec la construction de gigantesques complexes r&eacute;sidentiels de luxe pour touristes et chefs d&rsquo;affaires. Son objectif est ambitieux. Duba&iuml; veut &ecirc;tre le centre du Monde du tourisme. Qu&rsquo;il soit solution &agrave; la crise ou moyen de se d&eacute;velopper, le tourisme est tributaire de nombreux facteurs. Le climat, la conjoncture internationale (attentats dans les pays du Maghreb) peuvent mettre &agrave; mal cette activit&eacute; et ainsi remettre en cause les espoirs que portent les am&eacute;nageurs en elle. </div>]]></description>
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	<item>
		<title><![CDATA[« Le 35 » à Perpignan : du temps des cerises aux temps des noyaux !]]></title>
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		<pubDate>Thu, 17 Jul 2008 17:35:30 +0200</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>Le nombre &laquo; 35 &raquo;, qui correspond &agrave; l&rsquo;adresse &laquo; 35, quai Vauban &raquo;, a &eacute;t&eacute; imagin&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;poque o&ugrave; l&rsquo;actuel maire de Perpignan, Jean-Paul Alduy, n&rsquo;&eacute;tait pas UMP, sous le nom officiel &laquo; Objectif jeunes &raquo;, associant tous les intervenants jeunesse de la ville comme les associations d&rsquo;&eacute;ducation populaires, la Mutuelle La Roussillonnaise et des institutions comme l&rsquo;antenne du minist&egrave;re jeunesse et sports, cr&eacute;&eacute;s un lieu point de rencontre de la jeunesse de la ville et du d&eacute;partement afin de pouvoir faire surgir leurs projets, participer &agrave; un journal et une radio associative, et acc&eacute;der &agrave; toute une s&eacute;rie de services utiles comme le planning familial, un psychologue et le bureau information jeunesse. Dans l&rsquo;enthousiasme de sa cr&eacute;ation, avec une mise en sc&egrave;ne o&ugrave; le pr&eacute;sident de l&rsquo;&eacute;poque, remet &agrave; un jeune, une grosse clef en carton recouverte de ce qui semble &ecirc;tre du papier alu, on pr&eacute;tend m&ecirc;me faire de ce lieu, &laquo; une agence de presse jeune&raquo;. Tous ces mots coulent si bien en bouche et dans les bilans annuels des partenaires, qu&rsquo;on ne voit que dans le cadre des r&eacute;unions et jamais dans la vie quotidienne du lieu pour observer la r&eacute;alit&eacute; du lieu. Bref, dix ans plus tard, occasion d&rsquo;un anniversaire totalement organis&eacute; par les membres du bureau et le coordinateur Jean-Louis Duhale, niant comme d&rsquo;habitude toutes propositions issues des jeunes, enfin des &laquo; b&eacute;n&eacute;voles &raquo; car c&rsquo;est comme cela qu&rsquo;on les appelle, on se rend compte de deux choses d&rsquo;une part la logique des gestionnaire du lieu c&rsquo;est en exag&eacute;rant &agrave; peine, &laquo; la jeunesse, c&rsquo;est vous qui la vivez ; et c&rsquo;est nous qui en vivons ! &raquo; ; et d&rsquo;autre part, un d&eacute;ficit de 24 000 euros dans les caisses de l&rsquo;association. R&eacute;volte des jeunes qui portent &agrave; la pr&eacute;sidence, l&rsquo;ancien pr&eacute;sident des jeunes socialistes, le d&eacute;nomm&eacute; Renaud Barbe. Grand discours de sa part, sur le futur &laquo; bond en avant du 35 &raquo; (c&rsquo;est un admirateur du pr&eacute;sident de r&eacute;gion Georges Fr&ecirc;che et de feu Mao Z&eacute;dong), et l&rsquo;assurance d&rsquo;un nouveau dynamisme dans la structure. Un an passe, et le 35 se tarit d&rsquo;activit&eacute;s et de jeunes, (mise &agrave; part pour la radio et le Bureau information Jeunesse). La seule obsession du pr&eacute;sident ayant &eacute;t&eacute; de faire licencier le coordonateur, accus&eacute; de saboter toute initiative. Il n&rsquo;est pas r&eacute;&eacute;lu, mais r&eacute;ussi d&eacute;guiser en repr&eacute;sentant de l&rsquo;association L&eacute;o Lagrange, &agrave; se faire nommer n&eacute;anmoins, secr&eacute;taire du bureau de l&rsquo;association. Avec Romain Silvasi (actuel pr&eacute;sident des jeunes socialistes dans le d&eacute;partement des Pyr&eacute;n&eacute;es-Orientales), ils vont encadrer la nouvelle pr&eacute;sidente Pascale Gineste. Entre temps, La mutuelle la Roussillonnaise qui pr&ecirc;tait gracieusement les lieux, entend le vendre pour un montant de 600 000 euros. La mairie promet son secours &agrave; l&rsquo;association en pr&eacute;emptant &agrave; auteur de 400 000euros. Le bureau ne s&rsquo;inqui&egrave;te pas de cette situation, Renaud Barbe affirmera : &laquo; S&rsquo;il nous l&rsquo;enl&egrave;ve, on fera un sit-in ! &raquo;.</p> <p><strong>Le citoyen doit se prendre en main, sans quoi l'institution le fait pour lui</strong><br /> &nbsp;<br /> Apr&egrave;s n&eacute;gociation, La Roussillonnaise accorde un sursis en louant le b&acirc;timent &agrave; la ville de Perpignan 49 000 euros &agrave; l&rsquo;ann&eacute;e. La mairie finan&ccedil;ant d&eacute;j&agrave; &agrave; hauteur de 100 000 euros (pour un budget totale de 300 000 euros, auquel participent l&rsquo;&eacute;tat, la Caf, le Conseil G&eacute;n&eacute;ral&hellip;), cela paye les salari&eacute;s, une radio, un journal, des projets&hellip; Au finish, un trou de 70.000 euros,&nbsp;malgr&eacute; le licenciement &eacute;conomique du coordonateur Jean-Louis Duhale, qui ne sera combl&eacute; que si des financeurs mettent la main &agrave; la poche, ou si l&rsquo;on joue sur la masse salariale, c&rsquo;est &agrave; dire en licenciant les animateurs. A ce moment du r&eacute;cit, on sent que la structure est &agrave; l&rsquo;agonie, quand bien m&ecirc;me son secr&eacute;taire Renaud Barbe continue d&rsquo;affirmer : <em>&laquo; Les rumeurs de crises n&rsquo;&eacute;taient l&agrave; que pour justifier le licenciement du coordonateur ! &raquo;.</em> Le 35 est un enjeu pour la ville parce que les jeunesses ont besoin d&rsquo;un point de rencontre au centre. Les outils qui sont &agrave; disposition ne fonctionnent certes pas au maximum de leur capacit&eacute;, mais repens&eacute;s, bien utilis&eacute;s et confi&eacute;s &agrave; des jeunes dont on assurera la formation, il permettra un nouvel &eacute;lan b&eacute;n&eacute;fique pour toute la cit&eacute;. Ce lieu, comme l&rsquo;&eacute;cole des Beaux-Arts, est strat&eacute;gique pour le d&eacute;veloppement coh&eacute;rent de l&rsquo;urbanit&eacute;, en tant que facteur int&eacute;grateur d&rsquo;une tranche sensible de la population. Au citoyen de s&rsquo;impliquer et de ne pas laisser &agrave; d&rsquo;autre des choix pour lesquels ils n&rsquo;ont pas la comp&eacute;tence. </p>]]></description>
	</item>

	<item>
		<title><![CDATA[Quand la Catalogne choisit la Réunification à Grande Vitesse]]></title>
		<link>http://blogs.la-clau.net/robert-marty/bloc/quand-la-catalogne-choisit-reunification-a-grande-vitesse-243</link>
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		<pubDate>Fri, 11 Jul 2008 21:00:00 +0200</pubDate>
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		<description><![CDATA[Les observateurs ultra-jacobins et autoproclam&eacute;s du communautarisme agissant sur <a href="javascript:void(0);/*1215002047037*/">www.communautarisme.net</a> ne s'y sont pas tromp&eacute;s. En juin 2004 ils concluaient &agrave; propos d'une possible prise de participation du Football Club Barcelone dans&nbsp;le capital de l'Usap, l'&eacute;quipe de rugby la plus c&eacute;l&egrave;bre de Perpignan : <em>&quot;Quand le sport sert de paravent &agrave; la prolif&eacute;ration de l'id&eacute;ologie r&eacute;gionaliste&quot;</em>... Son antenne locale, l'Association pour la D&eacute;fense des Pyr&eacute;n&eacute;es-Orientales dans la R&eacute;publique, crie &agrave; la catalanisation des esprits &agrave; tout bout de champ. Pour ma part, je me limiterai &agrave; un examen honn&ecirc;te et obstin&eacute; des apparences.<br /> <br /> <strong>Sentiments &agrave; la base, symboles au sommet</strong><br /> <br /> Le sentiment d'appartenir &agrave; une communaut&eacute; de destins li&eacute;s &agrave; ce territoire aujourd'hui nomm&eacute; Catalogne Nord est certainement ce qui est le moins contestable. Il n'est gu&egrave;re de manifestation de masse, notamment sportive, qui ne l'expose aux yeux, aux oreilles voire aux gosiers des plus sceptiques. Il est massivement partag&eacute; et assum&eacute;, bien ancr&eacute; dans tous les secteurs socioprofessionnels, au-del&agrave; des &acirc;ges et des origines g&eacute;ographiques. Il est massif, flou et apolitique. Il s'alimente d'&eacute;motions collectives. Il faut le vivre au moins une fois de fa&ccedil;on non m&eacute;diatis&eacute;e dans les tribunes des stades Aim&eacute; Giral ou de Gilbert Brutus, comme je le souligne sur mon site<a href="javascript:void(0);/*1215002222817*/"> www.usapiens.net</a>. Tous ces sentiments m&eacute;lang&eacute;s constituent un socle qui ne cesse de s'&eacute;largir et de s'affermir. Quant aux symboles, ils prolif&egrave;rent jusqu'&agrave; l'exc&egrave;s : drapeaux et banderoles sur les &eacute;difices, y compris publics, blasons et rubans sur les produits, logos, adjectif &quot;catalan&quot; postpos&eacute; &agrave; tout va. Les manifestations culturelles, qui les entretiennent depuis toujours, connaissent progression et succ&egrave;s, ancrant les r&eacute;f&eacute;rences symboliques dans des secteurs de plus en plus nombreux. Je ne mentionne pas ici les acquis de toujours (Universit&eacute;, associations de d&eacute;fense de la langue et de la culture, &eacute;coles, radios, sardanistes, &hellip;). Je ferai cependant un sort sp&eacute;cial &agrave; un &eacute;v&eacute;nement largement sous-estim&eacute;, le manifeste de Font-Romeu, sign&eacute; le 21 septembre 1998 par 20 maires de villes et villages de la r&eacute;gion montagneuse et transfrontali&egrave;re de la Cerdagne. Une v&eacute;ritable d&eacute;claration d'autonomie :<em> &quot;Par ces motifs, nous affirmons clairement notre volont&eacute; ferme et d&eacute;cid&eacute;e d'avancer comme l'unique peuple que nous sommes et r&eacute;clamons la reconnaissance sp&eacute;cifique de la Cerdanya comme une unit&eacute; historique culturelle et socio&eacute;conomique.&quot;</em><br /> <br /> <strong>Sur le territoire, l'accumulation des faits</strong><br /> <br /> Socle et sommet, sentiments et symboles, ne seraient que de folkloriques abstractions s'ils ne s'incarnaient dans des faits. Les premiers y trouvent les occasions de se manifester, les seconds gouvernent des pans de r&eacute;alit&eacute;. Sentiments et symboles se t&eacute;lescopent dans ces faits, entrent en synergie et engendrent une dynamique incontestable. Voici une &eacute;num&eacute;ration non-exhaustive de faits totalement av&eacute;r&eacute;s, pour la plupart cons&eacute;quences directes de la mise en oeuvre du principe europ&eacute;en de subsidiarit&eacute; : l'h&ocirc;pital transfrontalier de Puigcerd&agrave; (on ne s'en s'&eacute;tonnera pas !), et j'y ajouterai le ramassage du verre et des papiers en Cerdanya francaise par des v&eacute;hicules catalans du Sud. Bient&ocirc;t, un centre transfrontalier de formation d'apprentis sera h&eacute;berg&eacute; dans les anciens locaux du journal L'Ind&eacute;pendant, sur la commune de Rivesaltes. Et comment comptabiliser la multitude de rencontres interprofessionnelles, depuis les agents immobiliers jusqu'aux agriculteurs en passant par les avocats et les forums transfrontaliers ? Et tous les projets qui sont dans les tuyaux ? Sans compter que la Catalogne est dot&eacute;e d'une monnaie unique depuis l'an 2000 !&nbsp; L'image qui rend compte de ces ph&eacute;nom&egrave;nes multiples est celle du surjet de la couturi&egrave;re r&eacute;unissant deux pi&egrave;ces de tissu. Et sous peu, un fil m&eacute;tallique incassable, le TGV, risque de promouvoir une RGV : R&eacute;unification &agrave; Grande Vitesse ! A terme on peut entrevoir le coup de gomme qui effacera quelques pointill&eacute;s sur la carte d'Europe ?]]></description>
	</item>

	<item>
		<title><![CDATA[La Jonquera, ou le renforcement visible de la frontière]]></title>
		<link>http://blogs.la-clau.net/joan-betriu/bloc/la-jonquera-ou-le-renforcement-visible-de-la-frontiere-246</link>
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		<pubDate>Fri, 11 Jul 2008 21:00:00 +0200</pubDate>
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		<description><![CDATA[Je ne savais pas si j&rsquo;&eacute;tais dans une version locale de &laquo; Bienvenue chez les Ch&rsquo;tis &raquo; &ndash;mais ce serait de ma part faire montre de pr&eacute;tention ou de condescendance envers ceux-l&agrave; qui sont des types sympas!&ndash; ou plut&ocirc;t dans une version plus r&eacute;cente des &laquo; Charlots font l&rsquo;Espagne &raquo;, mais tous les clich&eacute;s y &eacute;taient. Des magasins sur des kilom&egrave;tres, des petits gars qui viennent de France et l&rsquo;Europe enti&egrave;re pour acheter dans le macro hypermarch&eacute; des bouteilles d&rsquo;alcool, de l&rsquo;huile d&rsquo;olive, des cigarettes, de l&rsquo;essence, etc. Peut-&ecirc;tre &eacute;tait-ce plut&ocirc;t &laquo; Bienvenidos a Tijuana &raquo;, la ville franche o&ugrave; tout devient possible, ou, quoi qu&rsquo;il advienne, on a l&rsquo;impression de faire quelque chose de g&eacute;nial, en tout cas des affaires, un Las Vegas de la petite consommation. La Jonquera &ndash;et le Perthus&ndash;, une ville &agrave; part dans la g&eacute;ographie catalane, un lieu qui ne d&eacute;crit ni le Nord ni le Sud de la Catalogne, celle du Nord s&rsquo;arr&ecirc;te au Boulou, celle du Sud commence &agrave; Figueres, un coin qui n&rsquo;est peut-&ecirc;tre m&ecirc;me pas dans notre Europe moderne ou mentale&hellip; <br /> <br /> <strong>La derni&egrave;re fronti&egrave;re</strong><br /> <br /> L&agrave;-bas, dans cette enclave hors du temps et de l&rsquo;espace, tout est mieux, tout est accessible, tout est meilleur march&eacute;. En tout &eacute;tat de cause, c&rsquo;est que croient ceux qui font de heures d&rsquo;embouteillages pour parvenir au d&eacute;troit, aux limites du monde l&eacute;gal, r&eacute;el et normal. Que l&rsquo;on aille au &laquo; Perthus espagnol &raquo; ou &agrave; la Jonquera m&ecirc;me, on est ailleurs, une Andorre &agrave; port&eacute;e de la main, en plus trash peut-&ecirc;tre, car ici pas de luxe, pas de vraies grosses et bonnes affaires comme dans le monde plus soft du fond des Pyr&eacute;n&eacute;es : ici, pas forc&eacute;ment de voitures clinquantes, des magasins de luxe ou d&rsquo;h&ocirc;tels 5 &eacute;toiles partout. Ici, c&rsquo;est l&rsquo;Ouest du Pecos, pour quelques kilom&egrave;tres. Ici, c&rsquo;est Lidl et Aldi encore moins chers &ndash;mais certainement de meilleure qualit&eacute;&ndash;, ici ce sont les restaurants de masse tendance &laquo; Buffet libre &raquo; o&ugrave; l&rsquo;&eacute;norme co&ucirc;te quelques euros. Ici, on trouve dans le m&ecirc;me magasin, petit ou grand, des olives, de la viande, du fromage, du pastis, des sombreros mexicains, des maillots du PSG, de Manchester et du Real Madrid mais aussi des tapis, des habits, du parfum, des plantes, des toreros en peluche, etc. et apr&egrave;s le restaurant, le bowling, le bordel et la station-service, dans le hangar d&rsquo;&agrave;-c&ocirc;t&eacute;, du carrelage, des v&ecirc;tements de sport de marque, des fruits et l&eacute;gumes ; ici on c&ocirc;toie l&rsquo;aventure entre camionneurs et putains, entre policiers et nos voisins du village. Ici, on est surtout persuad&eacute; que c&rsquo;est mieux qu&rsquo;&agrave; la maison, que de toute mani&egrave;re, on a m&ecirc;me bluff&eacute; celui qui nous a vendu son produit alors qu&rsquo;il a gagn&eacute; les paris depuis longtemps. Ici, finalement, c&rsquo;est encore l&rsquo;Espagne de toujours, une &icirc;le dans la r&eacute;gion environnante. C&rsquo;est l&rsquo;Espagne que les Fran&ccedil;ais ont en t&ecirc;te : en fait, c&rsquo;est vrai qu&rsquo;ils s&rsquo;y font encore d&eacute;trousser.<br /> <br /> <strong>La jonqu&eacute;risation des esprits</strong><br /> <br /> Mais il faut voir qu&rsquo;ils ont tous raison : ceux qui viennent du Nord et ceux qui viennent du Sud. Tout le monde y trouve son meilleur compte et c&rsquo;est bien l&agrave; que r&eacute;sident en grande partie le vrai et le juste, surtout s&rsquo;ils en ressortent tous contents. Alors pourquoi cracherais-je sur le bonheur d&rsquo;autrui qui ne me d&eacute;range m&ecirc;me pas ? D&rsquo;autant qu&rsquo;&agrave; y bien r&eacute;fl&eacute;chir, ils ont tous raison et ensuite, ils d&eacute;crivent tous un malaise qui se vit ailleurs. Si l&rsquo;on fait des dizaines voire des centaines de kilom&egrave;tres pour venir l&agrave;, si l&rsquo;on vient en vacances &agrave; Canet, &agrave; Port-Vendres ou &agrave; Arles et que l&rsquo;on fait avec ferveur le chemin sinueux des lacets des Cluses pour parvenir au Nirvana perthusien, c&rsquo;est que finalement ce doit &ecirc;tre mieux et que ce n&rsquo;est en rien un chemin de croix. Plus au nord, la vie est devenue trop ch&egrave;re, ici, les euros se comptent encore dans la t&ecirc;te comme des pesetas. Et vous pouvez le v&eacute;rifier, pour beaucoup de choses, c&rsquo;est vrai !&hellip; Alors ne jetons pas la pierre, ni aux vendeurs ni aux consommateurs, tous y trouvent leur bonheur. Une sorte d&rsquo;exutoire naturel n&eacute; d&rsquo;une fronti&egrave;re qui l&rsquo;est bien peu pour des milliers de gens qui r&ecirc;vent de sortir de la grisaille hebdomadaire et qui voient encore qu&rsquo;il existe un endroit merveilleux &agrave; port&eacute;e des porte-monnaies.]]></description>
	</item>

	<item>
		<title><![CDATA[Le « transfrontalier » n'est pas la disparition des frontières]]></title>
		<link>http://blogs.la-clau.net/vicenc-dumas/bloc/le-transfrontalier-nest-pas-la-disparition-des-frontieres-248</link>
		<comments>http://blogs.la-clau.net/vicenc-dumas/bloc/le-transfrontalier-nest-pas-la-disparition-des-frontieres-248</comments>
		<pubDate>Fri, 11 Jul 2008 21:00:00 +0200</pubDate>
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		<description><![CDATA[Les fronti&egrave;res en Europe ne respectent pas toujours la g&eacute;ographie physique. Form&eacute;es au gr&eacute; de la politique et de l'histoire, elles ont conduit parfois &agrave; des aberrations que m&ecirc;me de nos jours la disparition annonc&eacute;e dans l'Union Europ&eacute;enne tarde &agrave; effacer. Ainsi est la Cerdagne, plateau pyr&eacute;n&eacute;en uniforme et isol&eacute;, travers&eacute; par la fronti&egrave;re franco-espagnole depuis plus de 3 si&egrave;cles. Au del&agrave; du d&eacute;veloppement &eacute;conomique s&eacute;par&eacute;, les services de bases des deux Cerdagne ont toujours &eacute;t&eacute; doubles et d&eacute;velopp&eacute;s selon la logique territoriale de chacun. Ainsi, combien de malades ou de femmes enceintes de Bourg-Madame en Cerdagne fran&ccedil;aise ont d&ucirc; logiquement parcourir 100 km vers l'h&ocirc;pital de Perpignan alors qu'ils se trouvaient &agrave; moins de 2 km de l'h&ocirc;pital de Puigcerd&agrave;, en Cerdagne espagnole. Encore r&eacute;cemment, en 2006, une parturiente cerdane a &eacute;t&eacute; oblig&eacute;e de faire le long trajet en ambulance par d&eacute;faut de possibilit&eacute; administrative de prise en charge de l'autre c&ocirc;t&eacute; du poste fronti&egrave;re. Face &agrave; ce probl&egrave;me et dans une Europe d&eacute;j&agrave; int&eacute;gr&eacute;e, il aura fallu attendre 2001 pour que soit sign&eacute; enfin le 1er acte de coop&eacute;ration hospitali&egrave;re pour la prise en charge des malades de nationalit&eacute; fran&ccedil;aise &agrave; l'h&ocirc;pital de Puigcerd&agrave; &agrave; travers les services de secours d'urgence. A suivi enfin en 2003 le projet de la construction d'un h&ocirc;pital transfrontalier unique pour les 30.000 cerdans, Fran&ccedil;ais et Espagnols r&eacute;unis, mais aussi pour les nombreux touristes &eacute;tonn&eacute;s, voire ulc&eacute;r&eacute;s, par cette situation. <br /> <br /> <strong>Deux syst&egrave;mes de sant&eacute;, deux pratiques m&eacute;dicales</strong> <br /> <br /> En 2008, le projet progresse lentement, malgr&eacute; une loi et des cr&eacute;dits europ&eacute;ens, la faute &agrave; une complexit&eacute; administrative et pratique insoup&ccedil;onn&eacute;e. Les deux syst&egrave;mes de sant&eacute; seraient &agrave; ce point dissemblables ? Alors que le syst&egrave;me fran&ccedil;ais de s&eacute;curit&eacute; sociale, tr&egrave;s centralis&eacute;, offre un acc&egrave;s aux soins relativement libre vers les diff&eacute;rents acteurs de sant&eacute;, mais &agrave; des taux de remboursement compl&eacute;t&eacute;s par des assurances priv&eacute;es, le syst&egrave;me catalan, puisqu'en Espagne la Sant&eacute; est comp&eacute;tence des communaut&eacute;s autonomes, offre un syst&egrave;me o&ugrave; l'acc&egrave;s aux soins publics est totalement gratuit, dans un parcours de soins tr&egrave;s encadr&eacute;s, o&ugrave; seules les assurances priv&eacute;es permettent un parcours de soin plus libre. En d&eacute;coulent forc&eacute;ment des pratiques et des habitudes m&eacute;dicales radicalement diff&eacute;rentes : un seul exemple, un Fran&ccedil;ais pourra prendre un deuxi&egrave;me avis sp&eacute;cialis&eacute; hors du l&eacute;ger parcours de soin, un Catalan du Sud ne pourra le faire que dans des cas et des affections tr&egrave;s pr&eacute;cises, sans avoir recours &agrave; une assurance priv&eacute;e. Les syst&egrave;mes de sant&eacute; impriment souvent fortement les pures pratiques m&eacute;dicales, en plus des &eacute;coles de m&eacute;decine, si bien qu'une simple grippe ou une colite ne trouvent pas le m&ecirc;me traitement selon que l'on soit &agrave; Bourg-Madame ou &agrave; Puigcerd&agrave;. L'appr&eacute;hension de la sant&eacute; par les patients en est diff&eacute;rente. <br /> <br /> <strong>L'h&ocirc;pital transfrontalier n'efface pas la fronti&egrave;re, il la constitue</strong> <br /> <br /> En cons&eacute;quence de cette fronti&egrave;re sanitaire, absurde dans le cas de la Cerdagne, alors qu'il existe d&eacute;j&agrave; un h&ocirc;pital complet &agrave; Puigcerd&agrave;, la cr&eacute;ation de l'H&ocirc;pital transfrontalier de Cerdagne n'aura qu'une ambition : les soins aigus de courte dur&eacute;e, c'est &agrave; dire en r&eacute;alit&eacute; les soins d'urgence, mais en aucun cas la prise en charge sanitaire globale des patients Cerdans. Une habitante d'Oss&eacute;ja continuera bel et bien &agrave; consulter son gyn&eacute;cologue &agrave; Perpignan, &agrave; pr&egrave;s de 100 km de chez elle. La r&eacute;alit&eacute; est que ce genre de projets n'a pas pour but d'effacer les fronti&egrave;res internes &agrave; l'Europe mais de r&eacute;soudre des probl&eacute;matiques transfrontali&egrave;res qui auraient d&ucirc; &ecirc;tre r&eacute;gl&eacute;es depuis bien longtemps. Bien que port&eacute; par l'Euror&eacute;gion Pyr&eacute;n&eacute;es-M&eacute;diterran&eacute;e, ce sont bien le minist&egrave;re de la Sant&eacute; fran&ccedil;ais et la Generalitat de Catalogne qui signent et avalisent le projet, initialement cr&eacute;&eacute; en fondation priv&eacute;e de droit catalan, en l'absence de statut juridique europ&eacute;en. Sur ce mod&egrave;le concret, l&rsquo;av&egrave;nement d&rsquo;une Europe accomplie, par l&rsquo;effacement des fronti&egrave;res int&eacute;rieures, ne pourra se r&eacute;aliser que dans le cadre d'une v&eacute;ritable convergence des syst&egrave;mes nationaux.]]></description>
	</item>

	<item>
		<title><![CDATA[Les pigeons durables]]></title>
		<link>http://blogs.la-clau.net/robert-marty/bloc/les-pigeons-durables-249</link>
		<comments>http://blogs.la-clau.net/robert-marty/bloc/les-pigeons-durables-249</comments>
		<pubDate>Thu, 10 Jul 2008 09:00:19 +0200</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p><strong>Compagnons indispensables du d&eacute;veloppement durable, les pigeons durables croient tout ce qu'on leur dit sur le r&eacute;chauffement climatique, le capitalisme &eacute;thique, les &eacute;conomies d'&eacute;nergie, le recyclage, etc&hellip; Sont-ils accessibles &agrave; un examen critique du concept ?</strong><br /> <br /> </p> <p>Apparemment droite et gauche, productivistes et &eacute;cologistes communient dans le concept. Il n'y avait qu'&agrave; voir leurs visages extatiques et entendre leurs louanges dithyrambiques &agrave; la sortie du Grenelle de l'environnement. Il est bien connu que les promesses rendent les enfants (et les pigeons) joyeux&hellip;Cependant, depuis quelque temps, des esprits parfaitement inform&eacute;s et rigoureux* s'expriment, ou plut&ocirc;t on commence &agrave; les entendre, et la belle construction (en forme de pigeonnier ?) commence &agrave; r&eacute;v&eacute;ler ses dessous&hellip;Il n'est pas possible ici d'aborder le probl&egrave;me dans sa complexit&eacute;, mais il est possible de remettre en cause quelques certitudes parmi les plus pr&eacute;gnantes sur lesquelles repose cette nouvelle religion plan&eacute;taire. Car le discours du d&eacute;veloppement durable se tient dans un dispositif &eacute;conomique dominant a priori antinomique avec ses promesses les plus fortes, &agrave; savoir viser un mode de d&eacute;veloppement &agrave; long terme associ&eacute; &agrave; un projet &eacute;mancipateur progressiste, &eacute;galitaire et humaniste. <br /> <br /> <strong>Durabilit&eacute; forte et culpabilit&eacute;.</strong> <br /> <br /> Les partisans de la durabilit&eacute; forte sont d&eacute;termin&eacute;s &agrave; sauver la plan&egrave;te quitte &agrave; malmener l'humanit&eacute; au motif que celle-ci est condamn&eacute;e &agrave; dispara&icirc;tre si elle ne pr&eacute;serve pas son milieu de vie. Les ONG environnementales, les &eacute;cologistes purs et durs promeuvent un nouvel int&eacute;grisme de type religieux qui joue &agrave; fond sur les culpabilisations (Qu'as-tu fait consommateur irresponsable ?) et sur les grandes peurs ( Crains les foudres c&eacute;lestes que tu as d&eacute;cha&icirc;n&eacute;es, les ouragans et les tsunamis, la d&eacute;sertification et la mont&eacute;e des oc&eacute;ans !). Le retour vers le paradis perdu des premiers hommes est leur credo. En fait leur action g&egrave;le une situation dans laquelle les pays riches continuent &agrave; jouir de leur bonheur social tandis que les pauvres sont invit&eacute;s &agrave; choisir un mode de d&eacute;veloppement sous contrainte, le pillage de leurs ressources naturelles &eacute;tant reconduit sous des formes soi-disant &quot;&eacute;thiques&quot;&hellip;Ils s'engagent quelquefois plus en faveur d'une esp&egrave;ce menac&eacute;e sur un territoire qu'au bien &ecirc;tre des populations en d&eacute;sh&eacute;rence qui vivent sur ces m&ecirc;mes territoires&hellip;Finalement pour eux la nature doit dor&eacute;navant &ecirc;tre l'objet d'un culte aux fins de r&eacute;demption d'une humanit&eacute; coupable. <br /> <br /> <strong>Durabilit&eacute; faible et responsabilit&eacute;<br /> </strong><br /> Pour les partisans de la durabilit&eacute; faible l'&eacute;tat actuel du monde est le produit d'une interaction entre la nature et l'homme consid&eacute;r&eacute; comme un acteur impliqu&eacute; &agrave; la fois dans les fins et les moyens de cette co-&eacute;volution. L'homme a transform&eacute; la nature &agrave; son profit mais il y &eacute;tait fond&eacute; au m&ecirc;me titre que toute autre esp&egrave;ce. S'il a fait preuve d'une certaine irresponsabilit&eacute; en sacrifiant certains espaces naturels ou en malmenant des &eacute;quilibres fondamentaux il a le devoir et le pouvoir de revenir &agrave; un &eacute;quilibre dynamique viable et p&eacute;rennis&eacute; dans le temps. L'&egrave;re de la responsabilit&eacute; &eacute;cologique est devant nous. Les tenants de la durabilit&eacute; faible pensent que les d&eacute;g&acirc;ts commis &agrave; ce jour ne sont pas irr&eacute;versibles et que le progr&egrave;s technique pourra r&eacute;tablir &agrave; long terme une situation vivable. <br /> <br /> <strong>Les habits verts du capitalisme</strong><br /> <br /> Dans les deux cas, m&eacute;langeant les deux types d'argumentation, le capitalisme s'habille en vert. Apr&egrave;s nous avoir vendu de quoi d&eacute;grader durablement la plan&egrave;te voici qu'il nous vend de quoi la sauver durablement. Je re&ccedil;ois ce jour une newletter de la Caisse d'Epargne intitul&eacute; &quot;Investissez pour la plan&egrave;te&quot; comportant une offre de &quot;Cr&eacute;dit D&eacute;veloppement Durable&quot;. On va m'accompagner pour &quot;r&eacute;aliser mes projets respecteux de la plan&egrave;te&quot;. Mais si mon projet c'&eacute;tait de simplement de conformer mon comportement de citoyen &agrave; la d&eacute;finition du d&eacute;veloppement durable propos&eacute;e en 1987 par la Commission mondiale sur l&rsquo;environnement et le d&eacute;veloppement dans le Rapport Brundtland :<em> &quot;un d&eacute;veloppement qui r&eacute;pond aux besoins des g&eacute;n&eacute;rations du pr&eacute;sent sans compromettre la capacit&eacute; des g&eacute;n&eacute;rations futures &agrave; r&eacute;pondre aux leurs. Deux concepts sont inh&eacute;rents &agrave; cette notion : le concept de &quot; besoins &quot;</em>,<em> <strong>et plus particuli&egrave;rement des besoins essentiels des plus d&eacute;munis, &agrave; qui il convient d&rsquo;accorder la plus grande priorit&eacute;,</strong> et l&rsquo;id&eacute;e des limitations que l&rsquo;&eacute;tat de nos techniques et de notre organisation sociale impose sur la capacit&eacute; de l&rsquo;environnement &agrave; r&eacute;pondre aux besoins actuels et &agrave; venir.&quot;&nbsp;</em> <br /> Aujourd'hui, on se demande o&ugrave; sont pass&eacute;s &quot;les plus d&eacute;munis&quot;... Mais peut-&ecirc;tre les pigeons durables vont-ils me l'expliquer, eux qui, depuis cette date, ne cessent de roucouler devant et derri&egrave;re les grands pr&ecirc;tres des Grenelle et autres colloques, symposiums, s&eacute;minaires, salons, conf&eacute;rences&hellip;etc&hellip;En revanche le marketing vert se d&eacute;cha&icirc;ne. Les plus grands pollueurs s'auto-administrent publiquement des clyst&egrave;res &eacute;cologiques et les d&eacute;voreurs d'&eacute;nergies fossiles se vaccinent aux &eacute;nergies renouvelables. Dans cette comp&eacute;tition plan&eacute;taire, quels seront les acteurs plus durables ? Il est &agrave; craindre que ce soient les plus d&eacute;munis&hellip;ad vitam eternam&hellip; </p> <p>*Lire &quot;A qui profite le d&eacute;veloppement durable ?&quot; par Sylvie Brunel. </p>]]></description>
	</item>

	<item>
		<title><![CDATA[Henri Bes, un chanteur  « au goût du jour », à Perpignan]]></title>
		<link>http://blogs.la-clau.net/nicolas-caudeville/bloc/henri-bes-un-chanteur-au-gout-du-jour-242</link>
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		<pubDate>Tue, 01 Jul 2008 14:03:16 +0200</pubDate>
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		<description><![CDATA[&laquo; La nouvelle star &raquo; et &laquo; La star academy &raquo;, nous laissent accroire que les nouveaux talents ne peuvent que sortir d&rsquo;un t&eacute;l&eacute;viseur, apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; &eacute;lus au prix de millions d&rsquo;appels &agrave; 0.34 centimes d&rsquo;euros. On pourrait croiser Brel dans un cabaret, s&rsquo;il ne nous avait pas &eacute;t&eacute; r&eacute;v&eacute;l&eacute; par Florent Pagny, le reconna&icirc;trions-nous ? Fort de cette angoisse, je me suis mis &agrave; arpenter les rues de Perpignan, lanterne &agrave; la main, r&eacute;pondant &agrave; qui m&rsquo;interpellais : &laquo; Je cherche un artiste ! &raquo; Franchissant les portes d&rsquo;une librairie, je commence &agrave; discuter avec un vendeur. Je lui fais le descriptif de ce que je cherchais. Il me r&eacute;pond alors : &laquo; Mais, je suis cet homme l&agrave; ! &raquo; Me tendant un CD, il m&rsquo;explique que tel Batman, il se doit d&rsquo;avoir une double identit&eacute;, libraire le jour et vengeur des arts la nuit : auteur, compositeur, interpr&egrave;te. Henri Bes, car il s&rsquo;agit bien de lui, se nourrit de l&agrave; o&ugrave; il vit, en l&rsquo;occurrence la  &laquo; Fidel&iacute;ssima &raquo; ville de Perpiny&agrave;, sa m&eacute;lancolie, sa lenteur, ses moments de joie, ses femmes&hellip; Le d&eacute;fi qu&rsquo;il s&rsquo;est lanc&eacute; dans un univers livr&eacute; en son entier au cynisme, &agrave; l&rsquo;argent roi, l&rsquo;isolationnisme forcen&eacute; (que d&rsquo;aucun nomme individualisme) de demeur&eacute; &laquo; super na&iuml;f &raquo;. C&rsquo;est &agrave; dire de continuer &agrave; croire que &laquo; les filles dorment les yeux ouverts &raquo; et que, &laquo; les gar&ccedil;ons ne pleurent jamais &raquo;. Il ne baisse pas sa garde et ne se laisse pas terrasser par l&rsquo;implacable lucidit&eacute; qui constate que chaque jour o&ugrave; nous laissons faire est &laquo; un beau jour de d&eacute;faite &raquo; que ne nous pardonnerait pas Jacques Tati. Mais, il ne faut pas d&eacute;choir, quand bien m&ecirc;me &laquo; le go&ucirc;t du jour &raquo; serait &laquo; &eacute;c&oelig;urant &raquo; parce que &laquo; les vieux ne devraient pas vieillir de leur vivant &raquo;. Que n&rsquo;aurait-il pas fait pour de &laquo; belles valentines &raquo; comme &laquo; Marathon man &raquo;, il a senti ses jambes (les siennes et celles de ces vers) choir &laquo; comme celles de Larry Flint &raquo;.<br /> <br /> Les chansons d&rsquo;Henry Bes sont un constat lucide du quotidien d&rsquo;un trentenaire, qui se rend compte que les promesses de son enfance, de sa jeunesse ne seront pas tenues. Et que pour ce gar&ccedil;on, il n&rsquo;y a que deux choses auxquelles on puisse se raccrocher : les mots et les filles, tout aussi illusoires l&rsquo;un que l&rsquo;autre&hellip; Henry Bes a gagn&eacute; le prix 2008 des cadres catalans de Paris. Retrouvez ses chansons sur <strong><a href="http://www.myspace.com/henrybes">www.myspace.com/henrybes</a></strong><br /> <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14pt;"><a href="http://www.myspace.com/henrybes"></a> <o:p></o:p></span></p>]]></description>
	</item>

	<item>
		<title><![CDATA[Gauchisme : un vieux cercueil pour les idées neuves.]]></title>
		<link>http://blogs.la-clau.net/robert-marty/bloc/gauchisme-un-vieux-cercueil-pour-les-idees-neuves-241</link>
		<comments>http://blogs.la-clau.net/robert-marty/bloc/gauchisme-un-vieux-cercueil-pour-les-idees-neuves-241</comments>
		<pubDate>Mon, 30 Jun 2008 10:14:07 +0200</pubDate>
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		<description><![CDATA[<div><strong>&nbsp;Dans l'espace politique on entend beaucoup parler de gauchisme. La signification d'un terme devant &ecirc;tre recherch&eacute;e dans ses usages*, j'en examine rapidement les emplois les plus r&eacute;cents, qui l'utilise et les circonstances dans lesquelles il appara&icirc;t.</strong> <br /> <br /> <strong>Un peu d'histoire</strong> <br /> <br /> La signification du terme a subi d'importantes d&eacute;rives depuis que L&eacute;nine l'a immortalis&eacute; en le qualifiant, dans un texte rest&eacute; c&eacute;l&egrave;bre, de &quot;maladie infantile du communisme&quot;. A l'origine il semblait r&eacute;serv&eacute; aux d&eacute;bats entre gauche &quot;rationnelle et r&eacute;aliste&quot; et une gauche extr&ecirc;me irrationnelle et aventureuse, press&eacute;e de r&eacute;volutionner la soci&eacute;t&eacute; et d'en finir avec le capitalisme. Puis, et singuli&egrave;rement depuis mai 68, gauchisme est devenu synonyme de contestation. On a qualifi&eacute; indiff&eacute;remment de gauchistes des militants r&eacute;volutionnaires appartenant &agrave; des familles politiques pourtant tr&egrave;s pr&eacute;cis&eacute;ment typ&eacute;es (trotzkystes de toutes ob&eacute;diences, mao&iuml;stes, conseillistes, autonomes, anarchistes, etc&hellip;). Aujourd'hui, on classe sous cette &eacute;tiquette tous les mouvements qui remettent en cause les soci&eacute;t&eacute;s actuelles, leur organisation comme leur fonctionnement, les relations entre les sexes comme les modes de production et la protection de l&rsquo;environnement. Curieusement on le retrouve aujourd'hui dans la bouche des politiciens de droite alors que c'&eacute;tait jusqu'ici une invective r&eacute;serv&eacute;e aux marxistes. Selon le Premier ministre, la gauche fait &quot;r&eacute;gner dans le pays &agrave; l'occasion des municipales&quot;, un &quot;climat de quasi-guerre civile&quot;, &quot;en particulier avec ces attaques ad hominem&quot;, ce qui &eacute;quivaut &agrave; une accusation de gauchisme. Mais le &quot;gauchisme&quot; est devenu aussi l'affaire de la gauche &quot;de gouvernement&quot;. Signe d'une certaine inqui&eacute;tude, les socialistes ont cr&eacute;&eacute; un groupe sp&eacute;cial, compos&eacute; notamment d'anciens trotskistes pass&eacute;s au PS, charg&eacute; de suivre la cr&eacute;ation du &quot;NPA,&quot; le nouveau parti &quot;anticapitaliste&quot; cr&eacute;&eacute; par la LCR. <br /> <br /> <strong>Gauchisme, radicalisme et politiquement correct.</strong> <br /> <br /> J'observe que&nbsp;les deux premiers termes, s'ils ne se recouvrent pas exactement, tendent fortement l'un vers l'autre. Plus pr&eacute;cis&eacute;ment c'est l'extension du gauchisme qui tend &agrave; englober tout ce qui rel&egrave;verait plut&ocirc;t du radicalisme, cette attitude qui refuse tout compromis en allant jusqu'au bout de la logique de ses convictions, lorsque ces convictions remettent en cause l'ordre &eacute;tabli. J'exclus bien entendu le radicalisme de droite (qui se pr&eacute;sente aujourd'hui comme la droite &quot;d&eacute;complex&eacute;e&quot;) et j'exclus aussi, bien &eacute;videmment, le &quot;radicalisme&quot; ornemental des divers partis &quot;radicaux&quot;. Le contexte de la globalisation et les n&eacute;cessit&eacute;s h&eacute;g&eacute;moniques des id&eacute;ologies n&eacute;o-lib&eacute;rales qu'il entra&icirc;ne sont les moteurs de ces &eacute;volutions s&eacute;mantiques. <br /> <br /> Sans compliquer exag&eacute;r&eacute;ment le propos en passant &agrave; un jeu &quot;&agrave; trois&quot;, il faut aussi &eacute;voquer le &quot;politiquement correct&quot;, cet ensemble de discours et de pratiques con&ccedil;ues pour ne d&eacute;plaire &agrave; personne et pour escamoter toute difficult&eacute; par le recours &agrave; l&rsquo;euph&eacute;misme mais dont le principal effet est de rejeter dans le radicalisme, voire le gauchisme les discours et pratiques qui sont &quot;en dehors&quot;. C'est la forme achev&eacute;e de la manipulation des esprits car il d&eacute;poss&egrave;de de leur identit&eacute; sociale celles et ceux dont le capital culturel ne permet pas d'en objectiver les ressorts. La possibilit&eacute; pour un esprit de concevoir toute subversion politique, c'est-&agrave;-dire la rupture du contrat tacite d'adh&eacute;sion &agrave; l'ordre &eacute;tabli dont il a h&eacute;rit&eacute; dans son berceau, s'en trouve irr&eacute;m&eacute;diablement exclue. La pens&eacute;e h&eacute;r&eacute;tique, celle qui pourrait exploiter la possibilit&eacute; de changer effectivement le monde social en changeant les repr&eacute;sentations de ce monde dans les esprits fa&ccedil;onn&eacute;s &agrave; le consid&eacute;rer comme &quot;naturel&quot;, est renvoy&eacute;e &agrave; la billeves&eacute;e, l'utopie sympathique mais irr&eacute;aliste et de ce fait dangereuse, voire &agrave; l'id&eacute;alit&eacute; pure sans possibilit&eacute; d'incarnation. Etre politiquement correct aujourd'hui, c'est appeler gauchisme tout radicalisme. <br /> <br /> <strong>Pour conclure provisoirement&hellip;</strong> <br /> <br /> Finalement ce que vise aujourd'hui le terme &quot;gauchisme&quot; employ&eacute; comme il l'est, c'est l'annihilation de l'esprit critique, c'est la folklorisation de toutes les pr&eacute;-visions alternatives du monde (celles qui disent &quot;qu'un autre monde est possible&quot;), c'est rendre impossible la subversion cognitive qui mobilise la pens&eacute;e scientifique au service du bien commun. <br /> <br /> Pour tout dire, j'ai construit mon propos afin d'illustrer sur le seul terme &quot;gauchisme&quot; que les vieux mots peuvent toujours servir, y compris pour enterrer les aspirations des peuples. <br /> <br /> <em>*une profession de foi pragmatique&hellip;</em> <br /> </div>]]></description>
	</item>

	<item>
		<title><![CDATA[Faut-il boycotter les JO de Pékin 2008 ?]]></title>
		<link>http://blogs.la-clau.net/roger-daniel-suarez/bloc/faut-il-boycotter-les-jo-de-pekin-2008-240</link>
		<comments>http://blogs.la-clau.net/roger-daniel-suarez/bloc/faut-il-boycotter-les-jo-de-pekin-2008-240</comments>
		<pubDate>Fri, 27 Jun 2008 22:36:00 +0200</pubDate>
		<guid>http://blogs.la-clau.net/roger-daniel-suarez/bloc/faut-il-boycotter-les-jo-de-pekin-2008-240</guid>
		<description><![CDATA[<p>A plus d'un mois de la c&eacute;r&eacute;monie d'ouverture, les Jeux Olympiques de P&eacute;kin ne font plus la une de l'actualit&eacute;. Apr&egrave;s une tourn&eacute;e mondiale de la flamme olympique plus que chaotique, quelles attitudes les d&eacute;mocraties occidentales vont-elles adopter ? Si le boycott par les athl&egrave;tes n'aura pas lieu, d'autres formes de protestations face au r&eacute;gime chinois pourraient appara&icirc;tre.</p> <p><strong>Le sport au service de l'Etat</strong></p> <p>La tenue de JO ou d'autres manifestations sportives mondiales dans un pays autoritaire voire m&ecirc;me totalitaire n'est pas nouvelle. Ce fut le cas en 1934&nbsp;pour la Coupe du monde de football&nbsp; en Italie. Celle-ci fut l'occasion pour Mussolini de faire de cette comp&eacute;tition un formidable outil de propagande. L'objectif &eacute;tant de montrer au monde entier l'id&eacute;al sportif fasciste. La Squadra Azzura devient alors une incarnation de la sup&eacute;riorit&eacute; de cette Italie. Les matchs se d&eacute;roulent dans un contexte fanatis&eacute; et politis&eacute;. La finale en reste le paroxysme. Y assiste le Duce dans une loge rev&ecirc;tue de pourpre. Les chants scandent Italia et Duce, la symbiose entre sport et Etat est totale. La victoire des Azzuri est en fait celle de l'Italie fasciste. Deux ans plus tard, les JO se d&eacute;roulent &agrave; Berlin. Le parti nazi profite de l'occasion pour affirmer la puissance de son id&eacute;ologie &agrave; la face du monde&nbsp;et d&eacute;montrer la&nbsp;sup&eacute;riorit&eacute; de la race aryenne. Un id&eacute;al mis &agrave; mal par les victoires de l'athl&eacute;te noir am&eacute;ricain Jesse Owens qui remporta quatre m&eacute;dailles ( 4 fois 100M, 100M, 200M et en saut en longueur ). N&eacute;anmoins, l'Allemagne nazie termine en t&ecirc;te du classement des m&eacute;dailles. Dans ces deux r&eacute;gimes totalitaires le sport fut bien au service de leur id&eacute;ologie. D'autres manifestations sportives, plus proches de nous, se d&eacute;roul&egrave;rent dans des pays dictatoriaux. La Coupe du monde de football 1978 se d&eacute;roula en Argentine, pays domin&eacute; par une junte militaire et elle vit la victoire du pays organisateur. Enfin, les JO de Moscou de 1980 permirent de mettre en avant la supr&eacute;matie de l'URSS dans un contexte troubl&eacute;. C'est pourquoi les partisans du boycott craignent que la Chine en sorte encore plus grandie sur le plan du prestige et non sur celui de la d&eacute;mocratie. En effet, le gouvernement chinois a fait des JO de P&eacute;kin une op&eacute;ration de propagande diplomatique et une mobilisation nationaliste. Les pr&eacute;paratifs des sportifs chinois peuvent aboutir &agrave; une avalanche de m&eacute;dailles. Le peuple, priv&eacute; de libert&eacute;s, trouverait dans ces jeux un signe fort de supr&eacute;matie du mod&egrave;le chinois sur le monde entier et pourrait aussi se divertir. On assisterait alors &agrave; un retour dans le pass&eacute; de la Rome imp&eacute;riale : &quot; Panem et circenses ( du pain et des jeux ).</p> <p><strong>Le boycott, hier et aujourd'hui </strong></p> <p>Le boycott des JO n'est pas nouveau. D&egrave;s 1896, &agrave; savoir les premiers JO de l'&egrave;re moderne, la Turquie refusa de participer aux jeux d'Ath&egrave;nes en raison des nombreux diff&eacute;rends avec la Gr&egrave;ce. Au fil du temps, d'autres jeux ont subi des boycotts. Ceux de 1956 afin de contester contre la r&eacute;pression sovi&eacute;tique en Hongrie, beaucoup de pays africains ne particip&egrave;rent pas aux &eacute;ditions de 1968, 1972 et 1976 pour protester contre l'existence de l'apartheid dans le sud du continent. Le plus important boycott fut celui des JO de Moscou en 1980. Les Etats-Unis et une soixantaine d'autres pays refusent d'y participer &agrave; cause de l'invasion de l'Afghanistan par l'URSS en 1979. Quatre ans plus , le bloc de l'est ( URSS et d&eacute;mocraties populaires ) en fit de m&ecirc;me en ne participant pas aux JO de Los Angeles. Ainsi, en 2008, certains s'interrogent sur le fait de boycotter les JO de P&eacute;kin. Reporters sans fronti&egrave;res tente de convaincre le plus de pays afin que les chefs d'Etat ne se rendent pas &agrave; la c&eacute;r&eacute;monie d'ouverture. Les raisons de cela sont multiples : les&nbsp;nombreuses entorses aux droits de l'Homme, la r&eacute;pression au Tibet, le soutien au r&eacute;gime dictatorial de Khartoum ... Certains chefs d'Etat ont d&eacute;j&agrave; pris position en refusant d'assister &agrave; la c&eacute;r&eacute;monie d'ouverture. Angela Merkel ( chanceli&egrave;re allemande ), la famille royale japonaise s'y sont d&eacute;j&agrave; engag&eacute;es.</p> <p><strong>Participer pour d&eacute;noncer ?</strong></p> <p>D'autres voix se font entendre afin qu'il n'y ait pas de boycott, mais au contraire une participation afin de d&eacute;noncer le r&eacute;gime chinois. L'utilisation des JO afin de faire passer des revendications politiques n'est pas nouvelle. Tout le monde se souvient des JO de Mexico 1968 au cours desquels deux coureurs am&eacute;ricains ont manifest&eacute; contre la s&eacute;gr&eacute;gation raciale dans leur pays, les Etats-Unis. Lors de la remise des m&eacute;dailles pour le 200m,Tommie Smith et John Carlos&nbsp; commettent un acte qui leur&nbsp;a valu&nbsp;la disqualification. Baissant la t&ecirc;te et levant le poing en m&ecirc;me temps que le drapeau am&eacute;ricain &eacute;tait hiss&eacute;, ils expriment leur&nbsp;sympathie envers le mouvement black power.&nbsp;Les JO de&nbsp;Munich en 1972 &nbsp;ont &eacute;t&eacute; dramatiques. Huit palestiniens du groupe extr&eacute;miste <em>&laquo; septembre noir &raquo; </em>ont pris en otage les neuf participants de la d&eacute;l&eacute;gation isra&eacute;lienne (deux lutteurs,&nbsp;deux halt&eacute;rophiles,&nbsp;un athl&egrave;te, deux arbitres et&nbsp;quatre entra&icirc;neurs), apr&egrave;s avoir abattu deux d&rsquo;entre eux, la veille dans le pavillon 31 du village olympique. Les Palestiniens demandaient la lib&eacute;ration de 234 prisonniers arabes d&eacute;tenus dans les prisons d'Isra&euml;l. Les neuf otages ont trouv&eacute; la mort, et cinq des terroristes&nbsp;tu&eacute;s ainsi qu'un policier. Les Jeux sont alors suspendus, pour la premi&egrave;re fois de leur histoire, en hommage aux victimes. Une c&eacute;r&eacute;monie fut&nbsp;organis&eacute;e dans le stade olympique en leur m&eacute;moire. Pour ne pas c&eacute;der devant le d&eacute;fi terroriste, le Comit&eacute; International Olympique ordonne la poursuite des comp&eacute;titions apr&egrave;s une pause de 34 heures. Ainsi, les JO de P&eacute;kin peuvent &ecirc;tre l'occasion de d&eacute;noncer le r&eacute;gime chinois. Cependant, les perturbations men&eacute;es par Reporters sans fronti&egrave;res lors de la c&eacute;r&eacute;monie de la flamme olympique le 24 mars 2008 n'ont pas &eacute;t&eacute; retransmises en Chine. En effet, les images &eacute;tant montr&eacute;es en l&eacute;ger diff&eacute;r&eacute;, cela a permis aux autorit&eacute;s chinoises de couper l'intervention de trois membres de l'association qui ont r&eacute;ussi de d&eacute;ployer une banderole sur laquelle on pouvait lire cette inscription &quot; Boycottez le pays qui pi&eacute;tine les droits de l'Homme &quot;. Il en a &eacute;t&eacute; de m&ecirc;me lors du parcours de la flamme olympique dans le monde entier, notamment &agrave; Paris, mais l&agrave; aussi la censure chinoise a jou&eacute; son r&ocirc;le. D'autres manifestations auront lieu au cours des JO cependant leur port&eacute;e risque d'&ecirc;tre limit&eacute;e tant les autorit&eacute;s chinoises seront vigilantes afin d'emp&ecirc;cher tout signe qui pourrait perturber les jeux ou mettre &agrave; mal l'image du r&eacute;gime. </p>]]></description>
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