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	<title>Blog  </title>
	<pubDate>Thu, 01 Jan 1970 01:00:00 +0100</pubDate>
	<language>ca</language>
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		<title><![CDATA[France politique : le mot de cinq lettres…]]></title>
		<link>http://blogs.la-clau.net/oliver-massot/bloc/france-politique-le-mot-de-cinq-lettres-305</link>
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		<pubDate>Tue, 02 Dec 2008 12:47:27 +0100</pubDate>
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		<description><![CDATA[Malgr&eacute; ces temps difficiles pour nous, pauvres citoyens du bas, les politiques (hommes et femmes) n&rsquo;ont jamais autant fait preuve d&rsquo;aussi peu de vergogne. Les socialistes jouent, honteusement, la carte de la d&eacute;chirure interne sur les personnes sans avoir travaill&eacute; sur un projet d&rsquo;envergure nationale : &agrave; croire que leurs petites popotes leur suffisent ; ils pr&eacute;f&egrave;rent les feux de la rampe jouant de l&rsquo;image avec les m&eacute;dias. C&rsquo;est Sainte S&eacute;gol&egrave;ne, toute de blanc v&ecirc;tue, partant en croisade sur tous les plateaux sur toutes les antennes pour &laquo; r&eacute;nover le PS &raquo; et amenant avec elle ses ap&ocirc;tres pr&ecirc;chant la bonne parole tout en mena&ccedil;ant de tra&icirc;ner devant les tribunaux les h&eacute;r&eacute;tiques face &agrave; la Retorse Martine, r&eacute;serv&eacute;e et mesurant ses interventions publiques, faisant mine de travailler &agrave; la (bonne) tenue du parti ; c&rsquo;&eacute;tait jouer les militants contre les cadres pi&egrave;ce d&eacute;j&agrave; vue &agrave; droite et conduisant &agrave; la scission. Une telle mobilisation de moyen pour le poste de Grand Manitou de la chefferie, laisse &agrave; penser que la place doit &ecirc;tre assez agr&eacute;able. Le plus &laquo; dr&ocirc;le &raquo; dans tout &ccedil;a, c&rsquo;est qu&rsquo;un ministre d&rsquo;ouverture (&agrave; la faveur de la discrimination positive &agrave; la mode visant &agrave; mettre en avant les &laquo; minorit&eacute;s visibles &raquo; en l&rsquo;occurrence un Homme Socialiste), Monsieur Jean-Marie Bockel, secr&eacute;taire d&rsquo;Etat charg&eacute; de la d&eacute;fense, se propose de fonder un nouveau parti politique d&rsquo;opposition, de proposition, voire de critique et&hellip; de gauche appel&eacute; &laquo; Gauche Moderne &raquo;. Si les socialistes avaient invent&eacute; la &laquo; gauche plurielle &raquo;, les sarkozystes fabriquent la droite schizophr&egrave;ne : &agrave; ce niveau ce n&rsquo;est plus le mariage de la carpe et du lapin, c&rsquo;est produire un parti qui s&rsquo;autonomise de ses origines, de ses racines et assez forte pour disloquer les partis existants (socialistes et UDF) et pour les int&eacute;grer via de nouvelles d&eacute;nominations (Gauche Moderne, Nouveau Centre), un peu &agrave; l&rsquo;image de ces pays qui justifient l&rsquo;existence d&rsquo;un parti unique et voient d&rsquo;un mauvais &oelig;il toute id&eacute;e d&rsquo;alternance puisque toutes les expressions sont contenus dans ce seul parti, pourquoi aller chercher ailleurs ? <br /> <br /> <strong>La politique fran&ccedil;aise est pass&eacute;e du rigide au frivole <br /> </strong><br /> O tempora, o mores ! Il n&rsquo;y a pas tout &agrave; fait quinze ans, Monsieur Bernard Tapie, &agrave; l&rsquo;occasion d&rsquo;un d&eacute;bat qui l&rsquo;opposait &agrave; Monsieur Jean-Marie le Pen, d&eacute;clarait solennellement &agrave; Monsieur Paul Amar (l&rsquo;arbitre du d&eacute;bat qui, pr&eacute;voyant un combat muscl&eacute; entre les deux orateurs, leur avait malicieusement distribu&eacute; des gants de boxe) <em>&laquo; C&rsquo;est s&eacute;rieux la politique &raquo;.</em> Aujourd&rsquo;hui, les politiques, non content de se donner en spectacle de la plus vulgaire des mani&egrave;res, font un spectacle : de la grand Messe proclamant le triomphe de Sarkozy Champion de l&rsquo;UMP au one woman show de S&eacute;gol&egrave;ne au Z&eacute;nith parisien. En moins de temps qu&rsquo;il n&rsquo;en faut pour le dire, la France est pass&eacute;e d&rsquo;un monde politique scl&eacute;ros&eacute; par l&rsquo;esprit de s&eacute;rieux, s&ucirc;rement trop compass&eacute;, &agrave; un univers politique compl&egrave;tement frivole. A l&rsquo;art de la plaisanterie politique faisant r&eacute;f&eacute;rence &agrave; une certaine culture classique (ah les traits d&rsquo;esprit volontaires qui faisaient dire d&rsquo;un tel : <em>&laquo; Il s&rsquo;est r&ecirc;v&eacute; C&eacute;sar, il est mort Pomp&eacute;e</em> [en l&rsquo;occurrence pomp&eacute; suffisait] <em>&raquo;</em>, ou encore de tel autre, alors Garde des Sceaux <em>&laquo; Saint-Louis rendait la Justice sous un ch&ecirc;ne, lui la rend comme un gland &raquo;</em> et m&ecirc;me ce subtil humour involontaire av&eacute;r&eacute; au sujet de <em>&laquo; l&rsquo;h&eacute;r&eacute;dit&eacute; de l&rsquo;infertilit&eacute; masculine &raquo;</em> ou non <em>&laquo; je suis pour l&rsquo;&eacute;galit&eacute; des sexes et prendrait des mesures personnellement &raquo;</em> voire <em>&laquo; nous n&rsquo;avons jamais chang&eacute;, nous ne changeons pas, nous ne changerons jamais, nous sommes le parti du changement &raquo;</em>), fait place l&rsquo;exposition de la vie priv&eacute;e du politicien v&eacute;ritable ic&ocirc;ne de ce d&eacute;but de mill&eacute;naire (qui, pourtant, aurait d&ucirc; &ecirc;tre spirituel selon Malraux aid&eacute; de Mitterrand l&eacute;guant &agrave; la France les forces de l&rsquo;esprit). Le m&eacute;lange des genres vient de ce que si le personnel politique a toujours fr&eacute;quent&eacute; &laquo; le monde &raquo;, il demeurait ext&eacute;rieur &agrave; ces ph&eacute;nom&egrave;nes de mode, alors qu&rsquo;&agrave; pr&eacute;sent il l&rsquo;int&egrave;gre et peu &agrave; peu glisse en son sein ; de tout temps, du fait du soi-disant besoin de s&eacute;duire qu&rsquo;&eacute;prouverait l&rsquo;Homme politique, des histoires ont &eacute;t&eacute; v&eacute;hicul&eacute;es entre tel personnage d&rsquo;Etat et telle &laquo; star &raquo; (chaque Kennedy a eu sa Marilyn vraie ou suppos&eacute;e), la nouveaut&eacute; actuelle est que ce qui &eacute;tait jusque l&agrave; une passade devient officiel et s&rsquo;affiche : les ministres vivent avec des journalistes, un pr&eacute;sident se marie avec un mannequin, une perp&eacute;tuelle candidate fait la une des journaux &laquo; people &raquo; avec un humoriste. <br /> <br /> <strong>Discours politiques pour analphab&egrave;tes <br /> </strong><br /> D&egrave;s lors, il appara&icirc;t que le politique use des ressources du pathos pour &laquo; para&icirc;tre humain &raquo;, &agrave; d&eacute;faut de vivre comme tout le monde, il veut montrer une vie &laquo; normale &raquo; ; mais cela accentue le d&eacute;calage entre le monde politique et les gens de la rue. A force de ne pas (ou plus) vouloir faire peur aux gens, le discours politique s&rsquo;est peu &agrave; peu appauvri : ce sont d&rsquo;abord les donn&eacute;es qui ont &eacute;t&eacute; supprim&eacute;es (trop techniques), puis les fondements th&eacute;oriques ont &eacute;t&eacute; coup&eacute;s (trop intellectuels) ; l&rsquo;&laquo; Homme du passif &raquo; et l&rsquo;&laquo; Homme du pass&eacute; &raquo; se sont accord&eacute;s en consid&eacute;rant le citoyen comme la fameuse m&eacute;nag&egrave;re de moins de cinquante ans : les suffrages valent, d&eacute;sormais, des parts de march&eacute; &ndash; la politique est, ainsi, devenue un bien de consommation comme un autre et les partis draguent le chaland sans plus promettre des lendemains qui chantent, mais avec des cotisations &agrave; prix r&eacute;duit ; de l&rsquo;id&eacute;ologie &agrave; la publicit&eacute; seule la propagande est demeur&eacute;e la m&ecirc;me. Et la concurrence a amen&eacute; ceci de merveilleux : un rapprochement sans doute jamais observ&eacute; des discours politiques &ndash; un baron socialiste peut se dire lib&eacute;ral aussi bien qu&rsquo;un membre du gouvernement s&rsquo;affirmer social-d&eacute;mocrate. La question qui se pose est de se demander si dans un monde aussi peu diff&eacute;renci&eacute; il existe une &laquo; troisi&egrave;me voie &raquo; pourtant envisageable encore dans le paysage politique fortement polaris&eacute;, m&ecirc;me si ce n&rsquo;&eacute;tait qu&rsquo;en fa&ccedil;ade, &agrave; la fin du mill&eacute;naire dernier. Que vaut cette recherche d&rsquo;un consensus mou &agrave; part prouver que l&rsquo;enjeu est d&rsquo;obtenir le pouvoir pour avoir le pouvoir, comme l&rsquo;a si bien montr&eacute; le dernier Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique. Et ce qui est vrai au plan national se v&eacute;rifie, &eacute;galement, au niveau local, o&ugrave; les &eacute;tiquettes et les appartenances fluctuent au rythme des faveurs du moment. Quelle est la signification de cette hypoth&eacute;tique &laquo; troisi&egrave;me voie &raquo; qui nous vient d&rsquo;un pass&eacute; chaotique dans lequel un g&eacute;n&eacute;ral avait d&eacute;clar&eacute; que la France n&rsquo;&eacute;tait ni de droite, ni de gauche, mais que la France &eacute;tait la France. <br /> <br /> <strong>Le march&eacute; des possibles, r&eacute;duit &agrave; deux options</strong> <br /> <br /> Et puis apr&egrave;s tout pourquoi pas : glissons-nous dans le spectacle et contemplons-le. L&rsquo;inaction politique (locale ou nationale) et contrebalanc&eacute;e par un activisme m&eacute;diatique que ne renieraient pas les Dadas ou les Situs (la th&eacute;orie en moins, bien entendu). Choisir de ne pas choisir dans un monde hyper polaris&eacute; o&ugrave; tout &eacute;tait politique, c&rsquo;&eacute;tait un acte politique en ceci qu&rsquo;il montrait qu&rsquo;il devait y avoir une rupture entre la politique, l&rsquo;Homme politique, et le reste de la vie, du monde ; c&rsquo;&eacute;tait l&rsquo;heure du non-alignement, du ni-ni, etc. Ce qui se passe actuellement est bien plus cruel : c&rsquo;est l&rsquo;imposition d&rsquo;un non-choix, d&rsquo;un <em>ou bien&hellip; ou bien&hellip;</em> de fa&ccedil;ade, masquant la port&eacute;e politique du choix puisque tout ce qui est offert est l&rsquo;option entre deux &laquo; possibles &raquo;. Au moment m&ecirc;me o&ugrave; la fin de l&rsquo;Histoire est racont&eacute;e &agrave; son de trompes, o&ugrave; les visions, les horizons sont rejet&eacute;s comme archa&iuml;ques, obsol&egrave;tes, tyranniques, nous nous trouvons d&eacute;poss&eacute;d&eacute;s de notre capacit&eacute; de choisir l&rsquo;impossible, l&rsquo;incalculable, l&rsquo;irrationnel, le refus du fait accompli, la non acceptation de l&rsquo;&eacute;quivalence. Le choix, ce choix-l&agrave;, le choix de l&rsquo;impossible, reviendrait &agrave; accepter le clivage, non pas la rupture mais la diff&eacute;rence voire la diff&eacute;rance, conduirait &agrave; int&eacute;grer des valeurs ; ce qui am&egrave;ne &agrave; condamner la loi du march&eacute; o&ugrave; tout vaut tout (la condition d&rsquo;&eacute;quivalence indispensable au &laquo; lib&eacute;ralisme &raquo;). En somme, dans un monde indiff&eacute;renci&eacute;, nous sommes contraint au choix, mais un choix v&eacute;ritable qui ne saurait &ecirc;tre r&eacute;duit &agrave; des querelles de personnes (quand bien m&ecirc;me elles se sentiraient un destin national et plus si affinit&eacute;s) ou, pire, d&rsquo;appareil (tel parti s&rsquo;acoquinant avec tel autre pour en battre un troisi&egrave;me sans avoir rien &agrave; proposer de v&eacute;ritablement alternatif). <br /> <br /> <strong>Que faire apr&egrave;s la d&eacute;construction actuelle ?</strong> <br /> <br /> Mais l&rsquo;Histoire ne s&rsquo;arr&ecirc;te pas l&agrave;. Aux &eacute;lites qui disent, et se disent, volontiers contre l&rsquo;&eacute;litisme afin de faire &laquo; peuple &raquo;, qui, sans vouloir para&icirc;tre populistes, flattent tout ce qui peut &ecirc;tre &agrave; la mode qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de pens&eacute;es, de personnes, d&rsquo;&eacute;v&eacute;nements historiques, pour montrer qu&rsquo;ils sont proches des &laquo; gens de la rue &raquo; alors qu&rsquo;en r&eacute;alit&eacute; ils en sont &agrave; des ann&eacute;es lumi&egrave;res (le panel est large, cela va de se faire invit&eacute; par des Fran&ccedil;ais lambda sous l&rsquo;&oelig;il bienveillant des cam&eacute;ras au tr&eacute;moussement saccad&eacute; sur une musique de &laquo; jeunes &raquo; en passant par pousser la chansonnette, faire le coup poing, et bien d&rsquo;autres choses encore), il convient de r&eacute;pondre cette sentence d&eacute;finitive attribu&eacute;e &agrave; Thucydide : &laquo; Il faut choisir : se reposer ou &ecirc;tre libre &raquo;. La libert&eacute; r&eacute;clame un travail permanent (rien n&rsquo;est jamais acquis, n&rsquo;en d&eacute;plaise &agrave; certains), de m&ecirc;me que la responsabilit&eacute;, ma responsabilit&eacute; vient de mon choix, de mon choix v&eacute;ritable, de mon choix d&eacute;mesur&eacute; et immesurable, mon choix de l&rsquo;impossible. C&rsquo;est ce premier acte, cet acte fondateur, qui engage tous les autres &agrave; la suite. C&rsquo;est l&agrave; le tragique de l&rsquo;&ecirc;tre humain : choisir de devenir ce qu&rsquo;il est co&ucirc;te que co&ucirc;te, ni plus ni moins ; c&rsquo;est l&agrave; aussi toute sa dignit&eacute;. C&rsquo;est ainsi que l&rsquo;Histoire continue, appelle une suite qui serait, peut-&ecirc;tre, celle d&rsquo;une politique r&eacute;ellement nietzsch&eacute;enne. Cela ne veut pas dire qu&rsquo;il faille accepter l&rsquo;&eacute;ternel retour de l&rsquo;identique (nous savons que si l&rsquo;histoire semble se r&eacute;p&eacute;ter c&rsquo;est sous la forme d&rsquo;une trag&eacute;die la premi&egrave;re fois et d&rsquo;une farce la seconde) ; il est aussi inepte de se prendre pour Henri IV de nos jours que de se consid&eacute;rer comme le repr&eacute;sentant du tiers &eacute;tat &ndash; ce ne sont que des vues de l&rsquo;esprit rien ne correspondant plus &agrave; rien : o&ugrave; sont les guerres de religion de nos jours ? O&ugrave; sont les ordres d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; strictement (peut-&ecirc;tre immuablement) hi&eacute;rarchis&eacute;e aujourd&rsquo;hui ? Il ne s&rsquo;agit l&agrave; que de raccourcis qui se donnent pour but de l&eacute;gitimer historiquement une personne qui se pense d&rsquo;exception, hors du temps, et donc au-dessus de ses contemporains. Ce dont il est question, en revanche, c&rsquo;est d&rsquo;une nouvelle fondation de valeurs : que fait-on apr&egrave;s avoir ass&eacute;ch&eacute; la mer, apr&egrave;s la r&eacute;alisation de la d&eacute;construction qui s&rsquo;op&egrave;re, et bien on remplit <em>&agrave; nouveau</em> la mer, la construction de la pens&eacute;e se r&eacute;alise <em>&agrave; nouveau</em> sur d&rsquo;autres fondements. En somme, ce n&rsquo;est pas l&rsquo;identique qu&rsquo;il faut chercher, esp&eacute;rer, produire, mais profiter de l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement du retour afin de ne pas refaire les m&ecirc;mes erreurs, entrer dans les m&ecirc;mes sch&eacute;mas, mais inversement utiliser ce retour comme opportunit&eacute; d&rsquo;un choix, d&rsquo;un choix v&eacute;ritable afin, fort des enseignements du pass&eacute;, de faire du nouveau. D&egrave;s lors, le retour de, le recours &agrave; la &laquo; troisi&egrave;me voie &raquo; ne peut que produire un &eacute;clat de rire tant elle est la copie d&rsquo;un pass&eacute; qui n&rsquo;existe plus, qui n&rsquo;a plus &agrave; exister et qui ne peut plus exister.]]></description>
	</item>

	<item>
		<title><![CDATA[La new catalanité : transnationale et cosmopolite]]></title>
		<link>http://blogs.la-clau.net/robert-marty/bloc/la-new-catalanite-transnationale-et-cosmopolite-304</link>
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		<pubDate>Tue, 02 Dec 2008 09:44:31 +0100</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[ ]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[<strong>Avertissement </strong>: Mon titre n'annonce pas un d&eacute;sir ni m&ecirc;me un souhait mais un canevas conceptuel visant &agrave; appr&eacute;hender une dynamique dans la &quot;question catalane&quot; sans anticipation id&eacute;ologique. En fait c'est ce que le pragmatisme appelle une &quot;abduction&quot;, une op&eacute;ration qui consiste &agrave; formuler une hypoth&egrave;se fond&eacute;e en raison &agrave; partir de faits &eacute;tablis. Je d&eacute;cris l'&eacute;mergence d'une &quot;nouvelle catalanit&eacute;&quot;; je ne la prescris d'aucune mani&egrave;re et si je l'appelle &quot;new-catalanit&eacute;&quot;, c'est pour faire un clin d'&oelig;il int&eacute;ress&eacute; &agrave; la presse europ&eacute;enne qui appelle &quot;new camp&quot; le &quot;camp nou&quot;, le stade du Bar&ccedil;a. Par sa g&eacute;n&eacute;ralit&eacute;, ce texte recadre tous ceux que j'ai produits ant&eacute;rieurement sur cette question, notamment sur mon blog.<br /> <br /> <strong>Disparition des cadres de r&eacute;f&eacute;rence nationaux</strong><br /> <br /> A l'heure de la mondialisation, un fait incontournable, surtout depuis la crise, toute question concernant quelque territoire que ce soit, qui ne serait pas reconsid&eacute;r&eacute;e, serait un cadavre &eacute;pist&eacute;mologique. Aujourd'hui, aucun cadre national n'est plus pertinent dans aucun domaine : <br /> -        l'&eacute;conomie ? Les d&eacute;cisions vitales d'investissement ou de retrait (appel&eacute;es &quot;exit option&quot; ou d&eacute;localisations ) sont prises par des multinationales qui sont seulement responsables devant leurs actionnaires. Elles conditionnent par voie de cons&eacute;quence l'&eacute;volution sociale &agrave; l'int&eacute;rieur de chaque pays.<br /> -        la politique ? La plupart des lois vot&eacute;es par les assembl&eacute;es des pays de la CEE sont la mise en pratique de directives europ&eacute;ennes ou concernent des adaptations &agrave; des changements transnationaux : r&eacute;chauffement climatique, risque nucl&eacute;aire, terrorisme international;<br /> -        la culture ? Les programmes TV massivement regard&eacute;s proviennent des studios US et impr&egrave;gnent les esprits de l'american way of life ; elle  est pratiqu&eacute;e au quotidien dans des milliers de Macdos, avec une attention particuli&egrave;re pour les jeunes enfants soumis &agrave; un v&eacute;ritable apprentissage. Les produits ethniques inondent les magasins des zones urbaines excentr&eacute;es. Les us et coutumes US et maintenant asiatiques hybrident les modes de vie traditionnels : world-music, world-cuisine, etc&hellip; s'imposent en tous lieux.<br /> -        L'imaginaire social ? Il n'a jamais &eacute;t&eacute; autant partag&eacute; sur la plan&egrave;te ; les stars plan&eacute;taires sont pr&eacute;sentes dans tous les esprits dont elles orientent les id&eacute;aux personnels et les d&eacute;sirs profonds. Un corpus &eacute;tendu de symboles partag&eacute;s est devenu le syst&egrave;me de r&eacute;f&eacute;rence de fait dans lequel se projettent les r&ecirc;ves des trajectoires individuelles.<br /> Finalement chaque individu vit sur un grand nombre de territoires symboliques ench&acirc;ss&eacute;s dont il assemble plus ou moins activement les cultures au fil des jours &agrave; partir de la sienne propre laquelle subsiste cependant comme une sorte de noyau originel d'identification auquel on peut toujours se raccrocher. L'image de l'oignon permet d'illustrer cet &eacute;tat, un oignon saisi dans sa croissance continue, subissant les effets de la m&eacute;t&eacute;o, ajoutant contin&ucirc;ment une nouvelle couche autour des pr&eacute;c&eacute;dentes mais se nourrissant toujours des substrats d'un sol immuable.<br /> <br /> <strong>La new-catalanit&eacute; est transnationale </strong><br /> <br /> Regardons la Catalunya. Elle est &agrave; la fois jointe et disjointe. Coup&eacute;e en deux par une fronti&egrave;re entre deux &eacute;tats depuis 350 ans. Nord et Sud ont h&eacute;rit&eacute; respectivement de caract&egrave;res essentiels des Etats Fran&ccedil;ais et Espagnol. Cet h&eacute;ritage reste ancore aujourd'hui g&eacute;n&eacute;rateur de diff&eacute;rences fondamentales. Cependant Catalunya persiste dans les esprits et se r&eacute;alise dans des institutions, des programmes, des rencontres, des comm&eacute;morations et de plus en plus des luttes et des r&eacute;alisations communes. Mais Catalunya Nord et Sud sont aussi des territoires de la communaut&eacute; europ&eacute;enne et cette appartenance commune vient non seulement nier des diff&eacute;rences mais a produit des effets qui auparavant auraient n&eacute;cessit&eacute; des actions qualifi&eacute;es de r&eacute;volutionnaires, la plus significative &eacute;tant la cr&eacute;ation d'une monnaie commune. De plus, combien de lois r&eacute;sultant de la transcription des m&ecirc;mes directives europ&eacute;ennes reconstituent-elles une homog&eacute;n&eacute;it&eacute; territoriale mise en pi&egrave;ces par l'appartenance &agrave; deux syst&egrave;mes &eacute;tatiques distincts ? Et combien de r&eacute;alisations, sur le mod&egrave;le de l'h&ocirc;pital transfrontalier de Puigcerda, vont-elles reconstituer rationnellement et pratiquement ( c'est-&agrave;-dire en instaurant des pratiques communes) de la continuit&eacute; territoriale concr&egrave;te ? Plus r&eacute;cemment, Catalunya Nord et Sud en tant que territoires riverains de la M&eacute;diterran&eacute;e se retrouvent dans un projet de coop&eacute;ration sp&eacute;cifique d'Eurom&eacute;diterran&eacute;e dont le centre est install&eacute; &agrave; Barcelona&hellip;<br /> Mais ce n'est pas tout ! Comme tous les territoires de la plan&egrave;te, Catalunya est plong&eacute;e dans le grand bain homog&eacute;n&eacute;isant de la &quot;culture-monde&quot; : partout les m&ecirc;mes enseignes des m&ecirc;mes grandes firmes multinationales, les m&ecirc;mes r&eacute;f&eacute;rences socioculturelles int&eacute;rioris&eacute;es au fil des s&eacute;ries TV am&eacute;ricaines, les m&ecirc;mes probl&egrave;mes existentiels reli&eacute;s aux m&ecirc;mes causes : crises internationales, ch&ocirc;mage, grandes peurs &eacute;cologiques et terrorisme, m&ecirc;mes questions li&eacute;es &agrave; la perte des m&ecirc;mes rep&egrave;res, etc&hellip;Il est loin le temps des vendangeurs &quot;espagnols&quot; arrivant &agrave; Perpignan avec leur valise en carton&hellip;<br /> Eu &eacute;gard &agrave; cette nouvelle donne qui a boulevers&eacute; les sch&egrave;mes de pens&eacute;e collectifs qu'en est-il de cette catalanit&eacute; c&eacute;l&eacute;br&eacute;e par Lluis LLach &quot;de bon mati al portal&quot; aupr&egrave;s de &quot;l'avi Siset&quot; ? Cette catalanit&eacute; pas tellement partag&eacute;e d'ailleurs entre un Sud qui a toujours eu la masse critique pour r&eacute;sister &agrave; son pouvoir central et un Nord trahi tr&egrave;s t&ocirc;t par une bourgeoisie vou&eacute;e aux avantages de la rente offerte par le sien. Pers&eacute;v&eacute;rer dans la r&eacute;habilitation patrimoniale &agrave; tous niveaux en imposant de surcro&icirc;t le primat de la langue selon la formule &quot;la langue est la nationalit&eacute;&quot; pour gagner le droit d'&ecirc;tre acteur dans les transformations sociales m&eacute;rite un r&eacute;examen en dehors de tout tabou. Pour cela il faut commencer par admettre que la catalanit&eacute; c'est aujourd'hui d&eacute;ploy&eacute;e dans un univers &eacute;tendu &agrave; la plan&egrave;te enti&egrave;re, qu'elle s'en est trouv&eacute;e transform&eacute;e par la force des choses et essayer d'en cerner les nouveaux contours. La premi&egrave;re concession, paradoxale en apparence, consiste &agrave; admettre le caract&egrave;re transnational des nationalit&eacute;s d'aujourd'hui.<br /> <br /> <strong>La new-catalanit&eacute; est cosmopolite </strong><br /> <br /> Le premier effet de la transnationalit&eacute; g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;e, c'est la cosmopolitisation des cultures par hybridation. Parmi elles, celles qui imposent leurs standards sont bien entendu les plus fortes sur le plan &eacute;conomique, notamment dans les industries culturelles et en cons&eacute;quence elles sont les plus pr&eacute;gnantes. Cependant ce serait une erreur sym&eacute;trique de celle de la recherche nostalgique d'un paradis national perdu que de croire &agrave; une la culture-monde h&eacute;g&eacute;monique s'imposant dans les esprits en faisant table rase de l'existant. En fait elle y est toujours plus ou moins recycl&eacute;e. Les cultures les moins enracin&eacute;es peuvent presque dispara&icirc;tre, les plus solides se r&eacute;inventent au-jour le jour dig&eacute;rant contin&ucirc;ment tous ces apports ext&eacute;rieurs ; certaines peuvent s'en nourrir pour se d&eacute;velopper en se modernisant. C'est ce qui s'est produit me semble-t-il pour la culture catalane de Catalunya Sud avec une acc&eacute;l&eacute;ration consid&eacute;rable au moment des Jeux Olympiques lorsque Barcelona a pris la dimension d'une ville-monde. Certes Barcelona &eacute;tait depuis longtemps, en tant que port, une ville cosmopolite et a su pr&eacute;server sa catalanit&eacute; aux pires moments. Aujourd'hui elle est prise dans un r&eacute;seau mondialis&eacute; d'institutions de toute nature. Les business scholl &agrave; dimension internationale y fleurissent (L'ESC de Toulouse par exemple s'y est d&eacute;localis&eacute;e depuis 12 ans) ; l'anglais s'y impose pour qui veut faire des affaires et travailler &agrave; l'ext&eacute;rieur et le catalan pour qui veut trouver une place sur le march&eacute; int&eacute;rieur. Les hispanophones, bien que tr&egrave;s nombreux, sont contraints de s'adapter et sont en voie de bilinguisation. Quant aux francophones il sont contraints de s'adapter ou de rester en marge&hellip;Il en r&eacute;sulte que la catalanit&eacute; doit aujourd'hui se penser dans cet espace linguistique et culturel hybrid&eacute; et hybridant dans lequel on parle plusieurs langues dans la m&ecirc;me journ&eacute;e avec des strat&eacute;gies discursives distinctes en fonction des cultures. De ce fait les habitants de Catalunya sont amen&eacute;s &agrave; exprimer dans leurs pratiques une vision &eacute;largie multipolaire au plan &eacute;conomique et transnationale au plan culturel. Alors le renforcement de la langue catalane peut &ecirc;tre pens&eacute; non comme une d&eacute;fense mais comme une r&eacute;&eacute;valuation n&eacute;cessaire d' un noyau offensif qui projette constamment la catalanit&eacute; dans l'hypermodernit&eacute;. La &quot;lei del catalan&quot; en imposant l'apprentissage de la langue catalane ne s'oppose en aucune mani&egrave;re &agrave; l'ouverture &agrave; d'autres cultures port&eacute;es par les n&eacute;o-catalans pr&eacute;sentes sur le territoire. , elle n'a pas non plus &agrave; les r&eacute;duire &agrave; merci mais simplement &agrave; les incorporer dans son mouvement vers l'avant, en restant au poste de commandement. Sa puissance et sa force d'attraction sont les garants de la r&eacute;ussite d'une ouverture &agrave; la cosmopolitique.<br /> <br /> <strong>Des racines et aussi des ailes</strong><br /> <br /> La d&eacute;finition de l&rsquo;identit&eacute; catalane que le dirigeant nationaliste Jordi Pujol a formul&eacute;e dans les ann&eacute;es soixante &quot;Est catalan celui qui habite et travaille en Catalogne&quot; a eu un grand succ&egrave;s mais sa puissance int&eacute;gratrice et homog&eacute;n&eacute;isante bute encore et toujours sur le probl&egrave;me de l'a priori linguistique. Loin de moi l'id&eacute;e de nier son importance et sa n&eacute;cessit&eacute; dans l'histoire r&eacute;cente. Cependant sa mise en pratique, surtout en Catalogne Nord manque singuli&egrave;rement aujouurd'hui des am&eacute;nagements qui permettraient aux catalans non-catalonophones d'acc&eacute;der au droit &agrave; la parole sur leur devenir de catalans reconnus et cela en utilisant les seules langues dans lesquelles ils peuvent s'exprimer valablement. Ce serait non seulement une justice qui leur serait rendue mais aussi un pas concret serait fait vers cette culture-monde constitutive de la new-catalanit&eacute; &eacute;mergente. Finalement poser le primat de la langue pour acc&eacute;der &agrave; une catalanit&eacute; de plein exercice c'est objectivement une fermeture. En regard de la d&eacute;finition de Jordi Pujol elle cr&eacute;e objectivement une catalanit&eacute; de second ordre, une sous-catalanit&eacute; pourrait-on dire et faute d'accepter la cosmopolisation du monde de fa&ccedil;on critique en l'assumant et en la ma&icirc;trisant on risque de devoir la subir sous contrainte. En fait il y a deux chapitres : l'un qui chante en catalan et qui occupant le devant de la sc&egrave;ne se pose en berger de la communaut&eacute; et en interlocuteur oblig&eacute; en langue catalane pour toute entit&eacute; ext&eacute;rieure et l'autre inaudible, culpabilis&eacute; de ne pas faire les efforts n&eacute;cessaires. N'y a-t-il pas l&agrave; une frilosit&eacute; qui d&eacute;ment l'esprit de conqu&ecirc;te et l'assurance g&eacute;n&eacute;ralement reconnue aux catalans dans l'Histoire, une fa&ccedil;on de refuser un partage non linguistique de l'extraterritorialit&eacute; ?<br /> <br /> En Catalunya Nord la crispation sur les racines n'a-t-elle pas pour plus clair r&eacute;sultat de rogner les ailes et par l&agrave; de maintenir en d&eacute;sh&eacute;rence une communaut&eacute; de destins qui pourrait se retrouver dans cette new catalanit&eacute; qui &eacute;merge si fortement au Sud ? L'heure n'est-elle pas venue de d&eacute;passer, sp&eacute;cialement en Catalunya Nord, un nationalisme linguistique strict pour aller vers un cosmopolitisme sociolinguistique et culturel ?<br /> <br /> <link rel="File-List" href="file:///C:/DOCUME%7E1/robert/LOCALS%7E1/Temp/msoclip1/01/clip_filelist.xml" /><!––––if gte mso ––––><!––––lement not supported - Type: 9 Name: #documen––––>]]></description>
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	<item>
		<title><![CDATA[Catalunya Nord : l'odi de la democràcia]]></title>
		<link>http://blogs.la-clau.net/vicenc-dumas/bloc/pays-catalan-la-haine-de-la-democratie-302</link>
		<comments>http://blogs.la-clau.net/vicenc-dumas/bloc/pays-catalan-la-haine-de-la-democratie-302</comments>
		<pubDate>Fri, 28 Nov 2008 21:00:00 +0100</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[ ]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Com molts altres abans d'ell, citem per exemple Yves-Jean Bentegeac o Bernard Bonnet, el prefecte nord-catal&agrave; Hugues Bousiges se&rsquo;n fa creus: davant la deliq&uuml;esc&egrave;ncia econ&ograve;mica, social i pol&iacute;tica del seu territori de designaci&oacute;, va molt m&eacute;s m&eacute;s enll&agrave; de les seues prerrogatives reglament&agrave;ries per tal de trobar solucions. Una an&egrave;cdota en diu m&eacute;s que un llarg discurs, quan un home pol&iacute;tic at&iacute;pic de Catalunya del Nord ha saludat no fa gaire el prefecte Bousiges amb un <em>&laquo;Bon dia, senyor president del Consell General! &raquo;</em>. Cal dir que el prefecte, designat i no pas elegit, &eacute;s un dels m&eacute;s actius en l'escena econ&ograve;mica i social departamental. For&ccedil;a m&eacute;s enll&agrave; d'un risc d'Anschluss que no existeix ni d'un costat ni de l'altre de la frontera, a Salses o al Pert&uacute;s, la seua actitud participa doncs de l&rsquo;ompliment de buit pol&iacute;tic, paradoxalment, en una regi&oacute; aparentment hiperpolititzada. El diagn&ograve;stic? Sempre el mateix. Un potencial for&ccedil;a superior a la mitjana i uns resultats socioecon&ograve;mics desastrosos. Nombrosos han estat aquells que han assajat, i han caigut per causa de la in&egrave;rcia, la imprevisibilitat i les contradiccions del pa&iacute;s, abans de deixar-ho, totalement desanimats.<br /> <strong><br /> La voluntat d'actuar dels pol&iacute;tics existeix, per&ograve; no funciona</strong><br /> <br /> Llegim el diagn&ograve;stic d'un jove cadell socialista de 39 anys el 1993, Christian Bourquin, actual president del Consell Genral, llavors amb prou feines  eixit de la formaci&oacute; oferta per Georges Fr&ecirc;che, que ha sabut desenvolupar, m&eacute;s enll&agrave; de tota esperan&ccedil;a, &laquo;Montpeller la superdotada&raquo; : <em>&laquo;Jo, d&rsquo;aix&ograve; en dic la s&iacute;ndrome del cul-de-sac. El cul de Fran&ccedil;a. Hem volgut donar l'esquena a tothom. A Espanya, a Montpeller, a Tolosa. Avui, un hom ja no se'n surt venent sol, vi dol&ccedil; i fruites i llegums primerencs. Ens cal una reacci&oacute; c&iacute;vic&raquo;</em>. 15 anys m&eacute;s tard, el constat &eacute;s punyent pels partidaris de la teoria &laquo;regional montpellerenca&raquo;, tombats per la Septim&agrave;nia i que s&rsquo;aferren avui a la teoria &laquo;catalana&raquo; de la part adversa, sense creure-hi de veres. L'altra part, a la dreta, a partir de l'aglomeraci&oacute; perpinyanenca, amb el seu fals departament bis per&ograve; el seu vertader territori pertinent que correspon a la regi&oacute; hist&ograve;rica del Rossell&oacute;, ha integrat una geoestrat&egrave;gia pol&iacute;tica totalment catalana, volunt&agrave;riament o no, tant en l'aprehensi&oacute; del territori com en els seus perllongaments i repercussions. Ja topa amb certes incomprensions populars i obliga uns i altres a una difer&egrave;ncia incre&iuml;ble entre el discurs i l'acci&oacute; pol&iacute;tica. Tanmateix, tothom &eacute;s d'acord : Catalunya del Nord &eacute;s a&iuml;llada, del Nord i del Sud, i aix&ograve; &eacute;s el fre m&eacute;s gran al seu desenvolupament.<br /> <br /> <strong>La democr&agrave;cia, enemiga de Catalunya del Nord</strong><br /> <br /> En el fons qu&egrave; bloca Catalunya del Nord en un afrontament pol&iacute;tic est&egrave;ril i una in&egrave;rcia total de la societat civil ? Sens dubte la seua demografia i per tant la seua democr&agrave;cia, tan esclatada que es treu mal avui a treure&rsquo;n un inter&egrave;s general i col&middot;lectiu en un territori coherent tanmateix. Lluny d'un afrontament ideol&ograve;gic de fons perdura un afrontament de clans. El clan &eacute;s encara el sol mitj&agrave; d'agregar un electorat pels pol&iacute;tics locals, &uacute;nicament amb interessos particulars, a manca d'inter&egrave;s col&middot;lectiu : un m&oacute;n on no existeixen m&eacute;s que minories. Avui, la societat catalana del Nord &eacute;s tant esquerdada de fractures m&uacute;ltiples i de forces antagonistes que qualsevol iniciativa major segur que hi troba una forta oposici&oacute;, en abs&egrave;ncia de punts de converg&egrave;ncia entre les diferents parts de la seua poblaci&oacute;, o d'una forta autoritat. Pol&iacute;ticament, es podria dir que la democr&agrave;cia quasi &eacute;s l'enemiga de Catalunya del Nord. &Eacute;s un fet, el departament de les &laquo; Pyr&eacute;n&eacute;es-Orientales &raquo; &eacute;s una illa i s&rsquo;ha de tractar com a tal. Si ha de fer-se, el renaixement del territori i la seua pacificaci&oacute; caldr&agrave; que es facin abans de tot amb una unificaci&oacute; de la seua poblaci&oacute; entorn d'un s&ograve;col com&uacute; m&iacute;nim i d'una voluntat compartida de ser un. Un cop s&rsquo;hagi reconstru&iuml;t un espai pol&iacute;tic, una nova generaci&oacute; hi podr&agrave; fer  pol&iacute;tica, per&ograve; no pas abans.]]></description>
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		<title><![CDATA[El model francès es pot esmenar?]]></title>
		<link>http://blogs.la-clau.net/oliver-massot/bloc/le-modele-francais-est-il-amendable-298</link>
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		<pubDate>Fri, 28 Nov 2008 21:00:00 +0100</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[ ]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Com que l'estudi de l'Altre ens permet de definir-nos, la vict&ograve;ria d'un candidat negre a l'elecci&oacute; presidencial americana ja no formula pas la q&uuml;esti&oacute; de l'alternan&ccedil;a entre Republicans i Dem&ograve;crates, ans de la difer&egrave;ncia entre un Blanc i un Negre. En efecte, la capdavanteria, a Europa i a Fran&ccedil;a en particular, del color m&eacute;s que de la sensibilitat del candidat, retorna inconscientment a una lectura racial gent, paradoxal ja que m&eacute;s sovint efectuada per antiracistes. Un element fonamental es perfila : els Estats Units s&oacute;n una antiga col&ograve;nia que s&rsquo;ha guanyat la independ&egrave;ncia per la for&ccedil;a en nom de la llibertat, mentre que Fran&ccedil;a &eacute;s una antiga pot&egrave;ncia colonial. Les perspectives hist&ograve;riques, socials, pol&iacute;tiques canvien. <br /> <strong><br /> Fran&ccedil;a/EUA: un enfocament &egrave;tnic diferent</strong><br /> <br /> El racisme actual ja no &eacute;s, si m&eacute;s no a Fran&ccedil;a, el racialisme dels segles passats : reposa menys sobre la desigualtat de les races que sobre la incommensurable difer&egrave;ncia entre cultures que s'oposen, tanmateix roman als EUA una franja que defensa el determinisme gen&egrave;tic que repr&egrave;n i aprofundeix les teories racials dels segles passats. La ra&ccedil;a existeix com a tal, sigui com a donat div&iacute;, sigui com una construcci&oacute; social. Sobre aquestes bases diferents, Fran&ccedil;a i els Estats Units han practicat una pol&iacute;tica segregacionista : als EUA, la segregaci&oacute; es pot mirar com la continu&iuml;tat de l'esclavitud i la perpetuaci&oacute; de la Guerra Civil en temps de pau, a Fran&ccedil;a va prendre la forma d'un estatut especial per als Francesos Musulmans d'Alg&egrave;ria (FMA). Aquest doble enfocament ensenya dos menes de pensament : l&rsquo;un m&eacute;s liberal, l'altre m&eacute;s igualitari. Aleshores que als EUA les esmenes 14 i 15 donen el dret de vot a tots els ciutadans americans (que poden exercitar o no, d'on l'activisme del moviment per als drets c&iacute;vics), la legislaci&oacute; francesa preveia que el FMA, que renunciava al seu estatut personal, era igual a tot altre davant la llei com a ciutad&agrave; franc&egrave;s (per&ograve; tots els FMA no eren pas lliures de esdevenir ciutadans : depenia de llur semblan&ccedil;a amb l'arquetipus &laquo;Franc&egrave;s de soca-rel&raquo;). Grosserament podem veure l&rsquo;endegament de dos models : un liberal fundat en la integraci&oacute;, un igualitari fundat en l'assimilaci&oacute;. La distinci&oacute; rau tamb&eacute; en la Hist&ograve;ria d'aquests pa&iuml;sos i de les hist&ograve;ries que conten de si mateixos ; d'un costat una xauxa on tot &eacute;s possible al qui se'n d&oacute;na els mitjans (que integra el sistema i el fa servir per al seu profit), de l'altre un pa&iacute;s molt estructurat on cada u &eacute;s al seu lloc, igual que els seus semblants (i assimilat pel seu ordre, el seu rang, la seua classe). Per&ograve; no cal continuar pas massa lluny la rigidesa d'aquesta repartici&oacute; dels enfocaments puix que conduiria a ossificar la separaci&oacute;, artificial, entre individu i col&middot;lectivitat, individualisme i comunitarisme. Els sorprenents EUA, amb molt de gust campions de l'individualisme, s&oacute;n tamb&eacute; el pa&iacute;s on les comunitats s&oacute;n les m&eacute;s fortes, sobretot via els lobis i la &laquo;class-action&raquo;, el model franc&egrave;s roman profundament individualista : la ciutadania esborra totes les altres pertin&egrave;ncies del subjecte, mentre existeixen relleus via els partits pol&iacute;tics, sindicats i altres associacions. Aquesta distinci&oacute; s'explica per la hist&ograve;ria, la filosofia, l'antropologia : s&oacute;n l'oposici&oacute; entre comunitats iguals en les quals cada subjecte &eacute;s lliure (model americ&agrave;) i una comunitat lliure on cada u &eacute;s l'igual de l'altre (modela franc&egrave;s). <br /> <br /> De les quotes molestes a Fran&ccedil;a, evidents als EUA<br /> <br /> Als Estats Units es legitima la pol&iacute;tica de les quotes que justifiquen la correcci&oacute; pol&iacute;tica com a reacci&oacute; del grup WASP (dient-se &laquo;minoria&raquo; de cara al conjunt de les altres comunitats &laquo; visibles &raquo; i reclamant peraquesta ra&oacute; la igualtat de tractament ). Aix&ograve; fa que, aquesta moda no t&eacute; cap sentit a Fran&ccedil;a, perqu&egrave; les comunitats no tenen consideraci&oacute; com a tals. El punt &eacute;s que l'alteritat al si d'una comunitat donada (la naci&oacute;) ha abordat de manera contrari. D'un costat tindr&iacute;em una naci&oacute; en formaci&oacute; permanent, que integra els grups m&eacute;s heterogenis i on la ciutadania &eacute;s m&iacute;sticoreligiosa, com ho manifesta el jurament de fidelitat, de l&rsquo;altre un naci&oacute; donada com formada i que assimila individualment que reconeix qui pot fer part d'ella (la ciutadania consagra el reconeixement d'aquesta identitat). Aix&ograve; ho retrobem, d'altra banda, en el mode de designaci&oacute; de les persones : elecci&oacute; d'un president negre als EUA, nomenament de prefectes i de ministres negres i &agrave;rabs a Fran&ccedil;a. La qual cosa q&uuml;estiona la reformaci&oacute; problem&agrave;tica dels aparells pol&iacute;tics francesos. No hi pot haver importaci&oacute; del paradigma americ&agrave; a Fran&ccedil;a tal qual : no correspon pas a la hist&ograve;ria filos&ograve;fica i sociocultural de l'hex&agrave;gon. En canvi, la q&uuml;esti&oacute; que es posa &eacute;s la de la idea mateixa de representaci&oacute;, de representativitat en una democr&agrave;cia : que no &eacute;s aquesta la seu de la fabricaci&oacute; de cossos intermediaris artificials entre qualsevol ciutad&agrave; i l'Estat?]]></description>
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	<item>
		<title><![CDATA[Obama, un nou producte de l’imperialisme americà?]]></title>
		<link>http://blogs.la-clau.net/ingrid-obiol/bloc/obama-un-nouveau-produit-de-limperialisme-americain-303</link>
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		<pubDate>Fri, 28 Nov 2008 21:00:00 +0100</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[ ]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[El passat 4 de novembre va ser el moment de decidir i de crear quelcom de diferent al pa&iacute;s on les pistoles s&oacute;n considerades com un electrodom&egrave;stic m&eacute;s. Despr&eacute;s de vuit anys de por i de terror presidits pel cowboy George W. Bush, el nou president electe, Barak Obama, escollit per la majoria del poble ianqui sembla ser com una mena d&acute;&eacute;sser intel&middot;ligent arribat del futur. Ser&agrave; una mena de Terminator en versi&oacute; &laquo; salvem els mobles abans no s&acute;ensorri la credibilitat del d&ograve;lar americ&agrave; &raquo;? El que m&eacute;s crida l&acute;atenci&oacute; ha estat i continua sent l&acute;entusiasme estatal com internacional, i fins i tot interplanetari, que constantment genera el futur president. M&agrave;xim representant de la cultura de l&acute;esfor&ccedil;, en un pa&iacute;s on tot &eacute;s possible, el president Obama representa el model d&acute;un home que s&acute;ha superat a s&iacute; mateix. El dia despr&eacute;s d&acute;haver guanyat les eleccions m&eacute;s morals del m&oacute;n va acompanyar les seues filles a escola! Clar, deu ser per aix&ograve; que ell &eacute;s el mirall en el que milions de persones es veuen reflectides, per aix&ograve; s&rsquo;estableix una alta reponsabilitat hist&ograve;rica. <br /> <br /> <strong>Obama &eacute;s Kennedy afegit a Luther King <br /> </strong><br /> Els descendents del paleol&iacute;tic oncle Sam fa anys que se senten culpables per la felicitat que els aporta formar l&acute;&uacute;nica superpot&egrave;ncia del m&oacute;n mundial. Encara avui dia, en plena crisi financera, senten que mig m&oacute;n els enveja perqu&egrave; viuen pac&iacute;ficament en el pa&iacute;s de les llibertats democr&agrave;tiques. Tot i que ara saben que cada realitat ignorada, tard o d&acute;hora, prepara la seua venjan&ccedil;a, segons l&rsquo;exemple donat pels m&uacute;ltiples atemptats de l&acute;11 de setembre. I si tan &eacute;s cert, com aix&iacute; ho afirmen centenars d&acute;intel&middot;lectuals, que el president Obama reuneix una miqueta de l&acute;her&egrave;ncia d&acute;en John F.Kennedy <em>&ldquo;No demanis qu&egrave; pot fer el teu pa&iacute;s per tu, sin&oacute; qu&egrave; pots fer tu per al teu pa&iacute;s&rdquo;</em> m&eacute;s la d&acute;en Luther King <em>&ldquo;I have a dream...&rdquo;</em>, prou que sabr&agrave; que el seu principal enemic no s&acute;amaga ni a l&acute;Iran ni a l&acute;Afganistan, sin&oacute; que viu molt a prop de la Casa Blanca. Per&ograve;, quines seran les intencions de l&acute;Administraci&oacute; Obama? Haurem d&acute;esperar el proper 20 de gener. Mentrestant, tot plegat ser&agrave; com una mena de versi&oacute; &laquo; dej&agrave; vu &raquo;: ignorar l&acute;&Agrave;frica, asfixiar l&acute;Am&egrave;rica Llatina, combatre el terrorisme isl&agrave;mic, vigilar el comunisme, riure&acute;s d&rsquo;Europa sense que es noti... I fer veure que treballen per capturar el &ldquo;dimoni&rdquo; Bin Laden. Abans de res, per&ograve;, la tradici&oacute; nord-americana t&eacute; com a prioritat les reunions ve&iuml;nals, aix&iacute; l&acute;estrena en l&acute;escena internacional del president Obama passar&agrave; primer per Ottawa, on encaixar&agrave; la m&agrave; del primer ministre canadenc, en Stephen Harper, i a continuaci&oacute; far&agrave; el mateix amb el seu hom&ograve;leg mexic&agrave;, Felipe Calder&oacute;n. <br /> <br /> <strong>Un president negre al Brussel&middot;les</strong> <br /> <br /> Els europeus podem fer tantes coses que finalment en fem les justes i s&rsquo;ha acabat el br&ograve;quil... I la pregunta que ens hem de fer &eacute;s: qu&egrave; far&agrave; la Uni&oacute; Europea els propers quatre anys? Mentre esperem possibles reaccions, respostes, decisions... La recessi&oacute; ja ha fet acte de pres&egrave;ncia en el conjunt de la zona euro. La crisi, segons pronostiquen els analistes, ser&agrave; m&eacute;s llarga i dura del que s&acute;havia pensat en un primer moment. Si el poble americ&agrave; espera que Obama vagi m&eacute;s enll&agrave; en gaireb&eacute; tot... Fins a on estem disposats a que arribin els nostres representants pol&iacute;tics? Europa no &eacute;s precisament un continent d&acute;oportunitats, no t&eacute; somnis ni &eacute;s optimista. Vella i trista, i patrimoni de la Unesco, aix&iacute; volem que sigui Europa? Sembla ser que el president de torn de la U.E. Nicolas Sarkozy vulgui donar exemples inspirats en Obama, res... el nomenament del primer prefecte negre a Fran&ccedil;a. Quan tindrem un president de torn que sigui negre a Brussel·les? Per cert, tothom s&rsquo;ha oblidat d&rsquo;en Colin Powell i de la senyoreta Rice?]]></description>
	</item>

	<item>
		<title><![CDATA[Ce qui est populaire est-il condamnable ?]]></title>
		<link>http://blogs.la-clau.net/oliver-massot/bloc/ce-qui-est-populaire-est-il-condamnable-296</link>
		<comments>http://blogs.la-clau.net/oliver-massot/bloc/ce-qui-est-populaire-est-il-condamnable-296</comments>
		<pubDate>Fri, 21 Nov 2008 22:40:32 +0100</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[ ]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le 21 octobre 2008, le duo d'humoristes &quot;Les Chevaliers du Fiel&quot; s'est produit &agrave; Perpignan, juste avant l'ouverture, le lendemain &agrave; Paris, de la 35&egrave;me Foire Internationale d&rsquo;Art Contemporain (FIAC). Le rapprochement de ces deux informations, de ces deux dates fait fr&eacute;mir tant il marque la diff&eacute;rence que peut rev&ecirc;tir le terme &laquo; culture &raquo; entre Paris et la Province. Il y aurait deux cultures : une bonne, &eacute;litiste, et une mauvaise, populaire. Le point piquant est que ceux qui font le plus &laquo; Province &raquo; (dans son acception p&eacute;jorative) sont davantage ceux qui, par snobisme, veulent faire croire qu&rsquo;ils font partie de ces quelques esth&egrave;tes &laquo; hype &raquo; tri&eacute;s sur le volet ; ceux qui ne jurent que par telle ou telle gazette r&eacute;put&eacute;e &laquo; intello &raquo;, que par tel artiste si incompr&eacute;hensible qu&rsquo;il en devient g&eacute;nial, et qui se font un devoir de r&eacute;p&eacute;ter, comme une le&ccedil;on bien apprise, ce qu&rsquo;il faut penser de tel spectacle, de telle &oelig;uvre, etc. S&rsquo;ils &eacute;taient un peu plus inform&eacute;s, ils se rendraient compte qu&rsquo;agissant de la sorte, ils se comportent en v&eacute;ritables philistins (un tant soit peu cultiv&eacute;s) ; qu&rsquo;ils ne consid&egrave;rent la culture que comme un f&eacute;tiche, un grigri, leur donnant une apparence polie (mais non polic&eacute;e) leur permettant de briller en soci&eacute;t&eacute;, du moins dans celle qu&rsquo;ils fr&eacute;quentent, o&ugrave; ils se reproduisent. Nous retrouvons, en somme, une attitude tr&egrave;s bourgeoise chez des gens qui se disent volontiers &agrave; gauche, un peu comme si le bo-bo d&rsquo;aujourd&rsquo;hui et bient&ocirc;t d'hier, le fameux &laquo; bourgeois-boh&egrave;me &raquo;, n&rsquo;&eacute;tait rien d&rsquo;autre que le parvenu d&rsquo;hier.<br /> <br /> <strong>Le &quot;populaire&quot; est n&eacute;cessaire</strong><br /> <br /> Les thurif&eacute;raires de la &laquo; contre-culture &raquo;, ces ap&ocirc;tres de l&rsquo;&laquo; avant-garde &raquo;, ceux qui se font un devoir d&rsquo;aimer ce que le vil peuple n&rsquo;appr&eacute;cie pas, justement parce qu&rsquo;il n&rsquo;aime pas, prennent la pose et donnent volontiers la le&ccedil;on : s&rsquo;instituant d&rsquo;eux-m&ecirc;mes experts, ils se permettent de juger ce qui est bien, beau et bon, et ne regardent qu&rsquo;avec condescendance ce qui est populaire tant ils le trouvent vulgaire, tout en oubliant que les auteurs antiques, dont une partie de l&rsquo;&oelig;uvre nous est parvenue, &eacute;taient tr&egrave;s populaires en leur temps. Le point qui m&eacute;rite d&rsquo;&ecirc;tre soulev&eacute; est de se demander ce qui est populaire. S&rsquo;il ne s&rsquo;agit que de pornographie dans un sens large et p&eacute;joratif, qu&rsquo;il ne doit pas avoir syst&eacute;matiquement, s&rsquo;il ne s&rsquo;agit que de distraire le peuple pour lui faire accepter son sort, alors ce qui est populaire est condamnable. En revanche, si ce qui est populaire et le rire, un rire de soi, provoqu&eacute; par la caricature de nos travers, ainsi que le firent les Chevaliers du Fiel par un humour parfois gras, alors ce qui est populaire est n&eacute;cessaire car il est le premier pas pour un travail de soi sur soi : cet &eacute;clat de rire est, alors, d&eacute;vastateur car il nous remet en cause par une autod&eacute;rision involontaire. C&rsquo;est l&agrave; toute la puissance du rire. Il n&rsquo;y a pas de bonne ou de mauvaise culture, puisque tout d&eacute;pend de ce que chaque spectateur fait avec ce qui lui est offert. Il peut &ecirc;tre passif et se laisse hypnotiser par le spectacle du monde, tel le papillon de nuit attir&eacute; par la lumi&egrave;re, et ne jurera que par ce qui semble ne pas pouvoir atteindre et sera l&rsquo;esclave des pr&eacute;jug&eacute;s : parisianisme, intellectualisme, etc. Il pourra &eacute;galement &ecirc;tre actif et devenir critique &agrave; l&rsquo;encontre de ce qui s&rsquo;offre &agrave; lui et &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de lui-m&ecirc;me. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;il sera &agrave; l&rsquo;avant-garde.]]></description>
	</item>

	<item>
		<title><![CDATA[Immortelle tribune CGT du stade Aimé Giral de Perpignan]]></title>
		<link>http://blogs.la-clau.net/robert-marty/bloc/-1-301</link>
		<comments>http://blogs.la-clau.net/robert-marty/bloc/-1-301</comments>
		<pubDate>Fri, 21 Nov 2008 17:37:48 +0100</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[ ]]></dc:creator>
		<guid>http://blogs.la-clau.net/robert-marty/bloc/-1-301</guid>
		<description><![CDATA[La fameuse tribune CGT n'a jamais quitt&eacute; les esprits usapistes. D'ailleurs, bien que physiquement d&eacute;truite et remplac&eacute;e, elle est, pourrait-on dire, maintenue, au pesage, par des irr&eacute;ductibles qui, pour certains, auraient les moyens de s'asseoir mais ne con&ccedil;oivent pas de vivre un match sans bouger, discuter en groupe et m&ecirc;me se d&eacute;placer pour suivre les d&eacute;placements du jeu. Chacun sait qu'elle tenait son nom de son caract&egrave;re constamment contestataire et revendicatif, notamment &agrave; l'&eacute;gard des arbitres, quelquefois des dirigeant et des entra&icirc;neurs du club, et plus rarement de certains joueurs. En fait sa composition sociale, porte-monnaie oblige, a toujours comport&eacute; un nombre important de salari&eacute;s modestes engag&eacute;s par ailleurs dans le mouvement social qui importaient autour du terrain de rugby des pratiques acquises sur le terrain social.<br /> <br /> C'est certainement en s'appuyant sur cette histoire qu'&agrave; l'approche des &eacute;lections prudhommales des militants CGT ont distribu&eacute; leurs tracts ce samedi 15 novembre sur le chemin du stade. Ce tract intitul&eacute; : &quot;La tribune CGT s'adresse aux salari&eacute;s supporters de l'Usap&quot; d&eacute;clare d'embl&eacute;e  :&quot;Passionn&eacute;s de rugby, fid&egrave;les supporters de l'Usap, nous admirons par dessus tout les valeurs de combativit&eacute;, de solidarit&eacute;, de g&eacute;n&eacute;rosit&eacute; et de d&eacute;termination incarn&eacute;es par notre sport favori et plus particuli&egrave;rement par notre &eacute;quipe catalane&quot;. Et conclut sans surprise : &quot;Ces valeurs sont &eacute;galement celles de la CGT&quot;.<br /> <br /> Ce n'est pas la premi&egrave;re fois que des &eacute;v&egrave;nements de la soci&eacute;t&eacute; civile trouvent leur &eacute;cho aux portes du stade Aim&eacute; Giral. On se souvient par exemple du mouvement contre la volont&eacute; insens&eacute;e de Georges Fr&egrave;che de rebaptiser la r&eacute;gion en &quot;Septimanie&quot;et de la pr&eacute;sence du &quot;burro masqu&eacute;&quot;. Cette fois c'est le mouvement syndical qui s'y invite.<br /> <br /> Cette initiative de la CGT, et principalement  pour les raisons all&eacute;gu&eacute;es, vient en appui de ma th&egrave;se selon laquelle les deux rugby et l'Usap en particulier s'imposent de plus en plus comme des lieux privil&eacute;gi&eacute;s de pratique sociale. On v&eacute;rifie une fois de plus que c'est autour de nos deux clubs que s'expriment aujourd'hui les esp&eacute;rances collectives les plus fondamentales de la Catalunya Nord.]]></description>
	</item>

	<item>
		<title><![CDATA[Le stade Aimé Giral, Université Populaire de la catalanité]]></title>
		<link>http://blogs.la-clau.net/robert-marty/bloc/le-stade-aime-giral-luniversite-populaire-de-la-catalanite-297</link>
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		<pubDate>Mon, 17 Nov 2008 10:14:54 +0100</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[ ]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Mieux qu'avec la <strong><u><a href="http://blogs.la-clau.net/robert-marty/bloc/la-minute-de-silence-en-catalan-261">minute de silence en catalan</a></u></strong>, le Stade Aim&eacute; Giral de Perpignan, copieusement garni pour le match Usap-Biarritz, samedi 15 novembre en soir&eacute;e,&nbsp; ench&acirc;ss&eacute; dans la journ&eacute;e de la catalanit&eacute;, a rendu une nouvelle indication aux incr&eacute;dules et &agrave; ceux qui pensent &ecirc;tre les d&eacute;positaires exclusifs du devenir de la Catalunya Nord. Ceux qui s'obstinent &agrave; voir dans les ph&eacute;nom&egrave;nes qui accompagnent l'Usap de banals mouvements chauvins sans grande signification ont re&ccedil;u une le&ccedil;on donn&eacute;e spontan&eacute;ment par 14.000 personnes autrement repr&eacute;sentatives du territoire. Je dois avouer que j'en ai moi-m&ecirc;me &eacute;t&eacute; surpris, car je ne m'attendais vraiment pas &agrave; une telle &eacute;mergence.<br /> <br /> En effet, apr&egrave;s une prestation admirable de professionnalisme de la cobla La Mil&middot;len&agrave;ria (Els Segadors puis Paquito el chocolatero) suivie d'un show-happening endiabl&eacute; chant&eacute; et couru autour du stade par un Cali &eacute;tonnant d'&eacute;nergie, d'implication et de gentillesse, voil&agrave; qu'&agrave; l'approche de l'entr&eacute;e des joueurs il chante L'Estaca accompagn&eacute; par la cobla. C'&eacute;tait une premi&egrave;re dans ces conditions (on avait d&eacute;j&agrave; eu Jean-Michel Zanon, mais seulement &quot;a capella&quot; dans cet exercice). L'annonce du speaker est assez solennelle et, &ocirc; surprise, d'un m&ecirc;me mouvement, tout le monde se l&egrave;ve comme pour entendre un hymne ! L'Estaca est dans l'instant promue hymne officieux, voire officiel de Catalunya Nord !<br /> <br /> Ce fait &eacute;tant enregistr&eacute; il faut en faire l'analyse. Manifestement son caract&egrave;re spontan&eacute; le rend incontournable et tr&egrave;s fortement significatif du r&ocirc;le que joue l'Usap pour l'expression et la compr&eacute;hension de l'&eacute;tat r&eacute;el de la question catalane sur la partie Nord du territoire. Je l'ai signal&eacute; &agrave; maintes reprises : autour de ce stade s'expriment des ph&eacute;nom&egrave;nes &quot;naissants&quot;, originaires, qui constituent la seule base concevable d'une action juste et positive en faveur d'une reconqu&ecirc;te de l'identit&eacute; catalane au sens le plus large. Son importance a &eacute;t&eacute; longtemps ignor&eacute;e ou ni&eacute;e, voire m&eacute;pris&eacute;e par bien des caciques des institutions locales. Ce n'est apparemment plus tout &agrave; fait le cas aujourd'hui. J'en veux pour preuve que sur nos si&egrave;ges, joint au rectangle sang ou or du  tifo qui a suivi, nous avons trouv&eacute; un flyer de l'association For&ccedil;a Catalana (<a href="http://www.forcacatalana.cat">www.forcacatalana.cat</a> ) ce qui est &eacute;videmment le r&eacute;sultat d'une collaboration entre cette association r&eacute;cente (dont les contours sont encore impr&eacute;cis me semble-t-il) et le club. Et je noterai surtout une importante nouveaut&eacute; : l'appel &agrave; l'adh&eacute;sion comporte une invitation en forme de bienvenue &agrave; ceux qui ne parlent pas le catalan (voir aussi <a href="http://blogs.la-clau.net/robert-marty/blog/les-idees-catalanes-se-disent-elles-en-catalan-272">&quot;<strong>Les id&eacute;es catalanes se disent-elles en catalan ?</strong></a>&quot; et <a href="http://blogs.la-clau.net/robert-marty/blog/luniversite-catalane-dete-a-quoi-sert-elle-265">&quot;<strong>L'Universit&eacute; Catalane d'Et&eacute; : &agrave; quoi sert-elle ?&quot;</strong></a>).<br /> <br /> S'il est une question qui ne se pose plus, c'est  bien &quot;A quoi sert l'Usap ?&quot;, en addition &agrave; sa fonction principale de rendre leur fiert&eacute; aux Catalans !]]></description>
	</item>

	<item>
		<title><![CDATA[Immobiliari: «Els espanyols no compraran a Perpinyà, malgrat el TGV»]]></title>
		<link>http://blogs.la-clau.net/esteve-valls/bloc/immobilier-les-espagnols-nacheteront-pas-a-perpignan-malgre-le-tgv-293</link>
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		<pubDate>Fri, 14 Nov 2008 21:00:00 +0100</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[ ]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Instal&middot;lat el 1976, Etienne Roca reconeix que <em>&laquo;mai no he sentit una crisi tan forta. Fins i tot el 1982, amb tipus d'inter&egrave;s a 17%, es feien vendes&raquo;</em>. La baixada engegada i l&agrave; que vindr&agrave;, de <em>&laquo;20 a 30%, i fins i tot m&eacute;s&raquo;</em> succeeix als preus<em> &laquo; horriblement elevats&raquo;</em> des de 2000, consecutius, segons ell, al <em>&laquo; tema de l'euro&raquo;.</em> Al seu aparador, al passeig Clemenceau a Perpiny&agrave;, les entrades baixen des de setembre : <em>&laquo;La gent ja no torna a la meua ag&egrave;ncia per a torres de 500.000 euros. &Eacute;s acabat&raquo;.</em> Ara, el que funciona, s&oacute;n el modest o el luxe, per&ograve; l'intermediari &eacute;s en pana. <br /> <strong><br /> La Clau: Despr&eacute;s de l'esc&agrave;ndol de l'al&ccedil;a dels preus des del 2000, on en sem?</strong> <br /> <br /> <strong>Etienne Roca</strong>: Tothom ha participat en l'explosi&oacute; general ! Poseu-vos al lloc de terratinents que prefereixen vendre els seus terrenys a 50 o 80 euros que a 10 o 20 euros... Per&ograve; ara, no vendran m&eacute;s. Haveu vist totes aquestes cases grosses amb les 3 o 4 cares, venudes a 500.000 euros ? Sobretot, hi ha molta gent endeutada, entre 2001 i 2008, amb b&eacute;ns que han perdut valor : a Perpiny&agrave; i enjondre, hi ha ara estudis notarials que ja no estudien pas m&eacute;s les plusv&agrave;lues ans les depreciacions.<br /> <br /> <strong>Aquesta mena de &laquo;cotitzacions del mercat d&rsquo;ocasi&oacute;&raquo; immobiliari &eacute;s novetat ?</strong> <br /> <br /> S&iacute;, ja que, encara el 1990, un promotor podia comprar terrenys a construir per 20 francs el metre quadrat, despr&eacute;s s'ha passat a 40 francs, despr&eacute;s l'euro ha intervingut, i, encara a comen&ccedil;ament del 2008, un terratinent no cedia res a menys de 50 euros, per&ograve; tot all&ograve; &eacute;s terminat. El que es ven ara s&oacute;n les molt petites parcel&middot;les, de 200 a 300 metres quadrats, com que els consumidors poden pagar 60.000 euros amb un cr&egrave;dit petit de 120.000 euros : per un total de 180.000 euros, els bancs segueixen. Per&ograve; si es compren terrenys a 150.000 o 200.000 euros per fer una sola casa, obtenir un cr&egrave;dit &eacute;s il&middot;lusori.<br /> <br /> <strong>&Eacute;s un gran canvi per a la joventut, formatada al somni de la casa !</strong> <br /> <br /> Absolutament. Com voleu que una parella jove que guanya en total 2500 euros, amb dos nins i dos autos, compri un terreny de 200.000 euros per a fer-hi una vil&middot;la del mateix preu ? Qui disposa avui de 400.000 euros ? &Eacute;s cert que es tornar&agrave; enrere. Els apartaments es vendran, com sempre, per&ograve; cal parar de somiar en casuals. Al meu&nbsp;parer ens orientarem cap als apartaments: es troba ara uns F3 amb garatge per a 160.000 euros.<br /> <br /> <strong>Quin &eacute;s el futur del territori, connectat al Sud amb el TGV el 2012 ?</strong> <br /> <br /> Respecte del Llenguadoc tenim un gran atot puix que ens queda dels b&eacute;ns seents, per&ograve; ha de ser venut raonablement. No desitji pas que s'ompli el territori de cases, no cal fer pas m&eacute;s qualsevol cosa, per&ograve; el rerepa&iacute;s s&rsquo;hauria de preservar per tal com la tend&egrave;ncia actual &eacute;s la construcci&oacute; restringida tocant al terreny, amb apartaments i estatges. Pel que fa als efectes de l'estaci&oacute; TGV de Perpiny&agrave;, senti a dir <em>&laquo;Els Espanyols podran venir aqu&iacute;! &raquo;.</em> De fet, sem nosaltres que irem a Barcelona, que &eacute;s una gran ciutat amb atots comercials. Qu&egrave; hi ha a Perpiny&agrave; ? El TGV ens connectar&agrave; a Barcelona i Par&iacute;s, per&ograve; el contrari &eacute;s una hip&ograve;tesi. Els Catalans del Sud ja tenen una costa amb racons molt bonics, equivalents de Canet, Sant Cebri&agrave;, Cotlliure... vertaderament no veig els espanyols&nbsp;comprar ac&iacute;, malgrat el TGV. &Eacute;s molt m&eacute;s cert que nombrosos jubilats baixaran del Nord de Fran&ccedil;a i continuaran de comprar ac&iacute;. I la clientela anglesa est&agrave; m&eacute;s al carrer que nosaltres amb la crisi, mentre els irlandesos cuen de morros. Els&nbsp;espanyols&nbsp;pari&oacute;.<br /> <br /> <strong>Per&ograve; persisteix l'alt est&agrave;ndig, amb cases d'1,2 o 1.5 M d'euros...</strong> <br /> <br /> De bon tros ! El gran luxe es ven b&eacute;, amb una clientela molt restreta, per exemple a Sant Cebri&agrave;. Per&ograve; sobre una simple urbanitzaci&oacute;, a Ceret, enguany, he conegut algunes dificultats... De fet, els preus intermediaris no atreuen m&eacute;s, i la vella tend&egrave;ncia a Catalunya del Nord a guanyar diners sense no fer res, venent, s&rsquo;ha acabat..]]></description>
	</item>

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		<title><![CDATA[Habitatge : ser propietari és cosa del passat ?]]></title>
		<link>http://blogs.la-clau.net/roger-daniel-suarez/bloc/logement-etre-proprietaire-est-il-depasse-292</link>
		<comments>http://blogs.la-clau.net/roger-daniel-suarez/bloc/logement-etre-proprietaire-est-il-depasse-292</comments>
		<pubDate>Fri, 14 Nov 2008 21:00:00 +0100</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[ ]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[A Europa, una de les separacions principals en mat&egrave;ria d'allotjament es fa entre els pa&iuml;sos del Nord industrialitzats, on els habitants poc sovint s&oacute;n propietaris, com a Alemanya amb 42 %, i els del Sud, la tradici&oacute; rural dels quals ha afavorit hist&ograve;ricament la propietat, Espanya en det&eacute; 85%. Fran&ccedil;a, per la seva posici&oacute; de cru&iuml;lla, ocupa una posici&oacute; intermedi&agrave;ria amb 55% de persones que posseeixen una casa, per una mitjana europea a 62%. Sem encara lluny de la Fran&ccedil;a de propietaris desitjada pel candidat Nicolas Sarkozy. Aquestes difer&egrave;ncies europees es poden explicar per les pol&iacute;tiques governamentals : a Espanya, mesures fiscals avantatjoses han afavorit l'accessi&oacute; a la propietat, amb despeses notarials a 7%. Les excepcions en aquesta fet diferencial s&oacute;n els 78% de Belgues i els 71% de Brit&agrave;nics igualment propietaris, els primers que aprofiten interessos molt baixos i els segons que tenen, per naturalesa, una cultura de la propietat molt forta. <br /> <br /> <strong>Propietaris fins el 2000, llogaters despr&eacute;s</strong><br /> <br /> M&eacute;s de 70% dels francesos somien d&rsquo;esdevenir &laquo;propietaris&raquo;, com a sin&ograve;nim de seguretat i d'ascensi&oacute; social, per&ograve; les dificultats han precedit la crisi. Segons el Centre d'investigaci&oacute; i 'observaci&oacute; de les condicions de vida de Fran&ccedil;a (Credoc), les desigualtats d'acc&eacute;s a la propietat s'han aprofundit en 25 anys entre tres categories de rendes. En els anys 80, la proporci&oacute; de francesos propietaris de llur habitatge era similar qualsevol que fos el nivell de la renda : 51% de les classes benestants, 47% de les classes pobres i 45% de les classes mitjanes. Per&ograve; des mitjan anys 1990, amb una acceleraci&oacute; cap al 2000, les classes mitjanes i la gent de rendes baixes treuen encara m&eacute;s mal a fer-se propietaris, mentre que les rendes altes veuen llur proporci&oacute; de propietaris envolar-se, de 65% cap al 1990 a 70% avui. En el mateix per&iacute;ode, la proporci&oacute; de llars de rendes baixes propiet&agrave;ries &eacute;s passada de 51 a  33% i la de les classes mitjanes de 54 a 46% : l'allotjament il&bull;lustra una evoluci&oacute; de les classes mitjanes cap avall. Paradoxa, els promotors francesos posseeixen nombrosos allotjaments nous en venda : 110.000 s&oacute;n buits i esperen adquiridors. Total, ofertes promocionals sorprenents arriben per tal de seduir el client, que rep una cuina equipada o un cotxe per un euro m&eacute;s. <br /> <br /> <strong>Bancs fredelucs i Cases a 15 euros</strong><br /> <br /> La crisi financera actual pot desembocar a una fallida de l&rsquo;habitatge amb una baixada dels preus del mercat compresa entre 10 a 30% d'aqu&iacute; un any. Una caiguda que aprofitar&agrave; a qui ? Les rendes altes encara un cop, ja que si el context esdev&eacute; favorable a la compra d'un allotjament, els bancs s&oacute;n molt m&eacute;s fredolics en la concessi&oacute; de cr&egrave;dits que imposen condicions molt estrictes. Cal d'ara endavant una aportaci&oacute; inicial de 10 a 20% del preu inicial, mentre que abans el finan&ccedil;ament podia at&egrave;nyer 110%, o sia la totalitat del pr&eacute;stec i les despeses de notari. Vol dir que avui dos dossiers de cada tres es refusen. Els bancs tenen ara menys diners i temen que el prestatari ja no pugui pagar. La crisi de l'allotjament no &eacute;s nova i ha comportat nombroses mesures de part dels governs successius a Fran&ccedil;a : pr&eacute;stec a taxa zero, IVA a 5,5%... La darrera en data l&rsquo;ha proposada l'actual ministra de l'allotjament, Christine Boutin, la &laquo;Casa a 15 euros&raquo;, mesura interessant des d'un punt de vista medi&agrave;tic per&ograve; quid del seu finan&ccedil;ament. Com &eacute;s possible una tal proposici&oacute;? Simplement, gr&agrave;cies a les subvencions dels municipis, a una baixada de l&rsquo;IVA i un endeutament de 40 anys! D'aqu&iacute; 2009, 20.000 cases a 15 euros haurien de veure llum, sigui una gota d'aigua en un desert. Despr&eacute;s del frac&agrave;s de les cases a 100.000 euros de Jean-Louis Borloo, ministre de l'allotjament de juny del 2005 a maig del 2007, aquest nou dispositiu ser&agrave; un simple giny medi&agrave;tic si els finan&ccedil;aments p&uacute;blics no segueixen ?]]></description>
	</item>

	<item>
		<title><![CDATA[Betó al Rosselló, per l’ocupació laboral, contra el medi ambient]]></title>
		<link>http://blogs.la-clau.net/herv-bonafos/bloc/du-beton-en-roussillon-pour-lemploi-contre-lenvironnement-294</link>
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		<pubDate>Fri, 14 Nov 2008 21:00:00 +0100</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[ ]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Hi havia vinyes, horts, erms, poblets que s&rsquo;estenien amb alguns barris nous. Els habitants adoraven llur pa&iacute;s petit, els seus tresors i totes les seues facetes impregnades de bellesa salvatge, amb el Canig&oacute; a l'Oest, que refor&ccedil;ava la calma i l'eternitat. Per&ograve; el 2025, hom partir&agrave; de la seua ciutat-suburbi situat a 20 quil&ograve;metres de Perpiny&agrave;, i rodar&agrave; cap al centre ciutat, despr&eacute;s de la gernaci&oacute; permanent al voltant de les desenes de giratoris i a la sortida de &laquo;la via r&agrave;pida&raquo; esdevinguda lenta, embussada ben abans i despr&eacute;s de les velles hores punta. D&rsquo;Illa a Perpiny&agrave;, en continu, els lampadaris urbans atraparan la mirada, davant una barrera de &laquo;vilatges&raquo; enganxats. Alguns arbres, vestigis del passat agr&iacute;cola, rompran el paisatge i amagaran malament el megaparc de jubilats &laquo;S&eacute;niors paradise&raquo;. En tornar, hom passejar&agrave; pel nou centre comercial, el m&eacute;s gran i modern de tot el Rossell&oacute;, les atraccions de tota mena del qual atrauran els adolescents el cap de setmana. Ser&agrave; massa ! Joves ? Seran tan rars ! I els carrers de les nombroses urbanitzacions desesperadament buits ! Sols avis i &agrave;vies hi passejaran els gossos cap a horribles cagacans. I si el 2025, Catalunya del Nord tindr&agrave; 550.000 habitants, 400 000 del quals engir de Perpiny&agrave;. L'oncle Jaume es recordar&agrave; : <em>&laquo;Cap al 1980, les coses van comen&ccedil;ar de canviar, van construir damunt les vinyes! El moviment es va eixamplar el 2000 i els elegits hi van trobar el compte : ja no calia pas m&eacute;s trencar-se el cap per crear feines. Es podia fer altrament ? &raquo;</em>.<br /> <strong><br /> 2025, una fatalitat o una tria d'avui?</strong> <br /> <br /> El 2009, els responsables pol&iacute;tics del Rossell&oacute; poden llestar la fesomia del pa&iacute;s del 2025, puix que, mentre que l'INSEE preveu la gran empenta demogr&agrave;fica, un sindicat mixt intermunicipal establert a la plana del Rossell&oacute; elabora un &laquo;Esquema de Coher&egrave;ncia Territorial&raquo; que imposar&agrave; a tots els municipis concernits. Aquest SCOT (en franc&egrave;s), nou instrument molt efica&ccedil; de manera potencial, decidir&agrave; les grans tries del futur, fora del virtual estat&iacute;stic, optant per urbanitzar, o limitar-se gaireb&eacute; l'oferta a lloguer fet a mida per als joves. Tal llesta dels municipis necessitaria un gran coratge pol&iacute;tic ja que q&uuml;estionaria l'economia de la renda, jugularia un sector de la construcci&oacute; desmesurada i faria  imperioses les activitats de producci&oacute; i de creaci&oacute; de riqueses. La voluntat de domini del predial seria llavors total. Hi hauria poca d'oferta i molta de demanda, m&eacute;s llogaters que propietaris. Aquest sacrifici seria el preu a pagar per a un medi ambient i una imatge preservada. Per&ograve; l'aud&agrave;cia no hi &eacute;s i el consens tou de la continu&iuml;tat s&rsquo;imposar&agrave; com una evid&egrave;ncia, ja que el bet&oacute; serveix a fer desenvolupament econ&ograve;mic : cal podrir el paisatge per salvar les feines.<br /> <br /> <strong>Continuar el &quot;tot formig&oacute;&quot;, amb sostenibilitat</strong><br /> <br /> Una tal soluci&oacute; permetria a Catalunya del Nord d&rsquo;absoldre's de la seua missi&oacute; nacional de recepci&oacute; de &laquo; Nous Catalans &raquo;, gent vella del Nord de Fran&ccedil;a majorment, i, per la resta, essencialment joves sense diplomes i sense treball. El territori experimentar&agrave; paral&middot;lelament l'hemorr&agrave;gia dels seus universitaris m&eacute;s diplomats, a falta de poders de decisi&oacute; econ&ograve;mica i pol&iacute;tica seriosos a Perpiny&agrave;. Per&ograve; el SCOT podr&agrave; establir un model de desenvolupament menys golafre en espai i m&eacute;s respectu&oacute;s de l&rsquo;encontorn. L'aposta &eacute;s major, ja que el SCOT pot esdevenir un instrument efica&ccedil; de domini de l'espai, per sobre dels egoismes de campanars. Imposaria aix&iacute; la part d'allotjaments col&middot;lectius necess&agrave;ria a cada municipi, afavorint les construccions verticals, limitant la mida de les parcel&middot;les, preservant una agricultura futura i repensant els despla&ccedil;aments pels transports en com&uacute;. Per&ograve; al contrari, el SCOT pot ser un simple fre timorat al deteriorament de la qualitat de vida a l'&agrave;rea perpinyanenca, acompanyant l'orientaci&oacute; estrat&egrave;gica, pensada en un altre lloc (paris ?), de la velllicultura, de la gran distribuci&oacute; i del turisme de massa.]]></description>
	</item>

	<item>
		<title><![CDATA[Cal ser negre per parlar d'Obama ?]]></title>
		<link>http://blogs.la-clau.net/oliver-massot/bloc/faut-il-etre-noir-pour-parler-dobama-295</link>
		<comments>http://blogs.la-clau.net/oliver-massot/bloc/faut-il-etre-noir-pour-parler-dobama-295</comments>
		<pubDate>Tue, 11 Nov 2008 23:16:29 +0100</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[ ]]></dc:creator>
		<guid>http://blogs.la-clau.net/oliver-massot/bloc/faut-il-etre-noir-pour-parler-dobama-295</guid>
		<description><![CDATA[Heu notat com els plat&oacute;s televisats a les cadenes franceses s&oacute;n a tot color per comentar la vict&ograve;ria del candidat dem&ograve;crata a l'elecci&oacute; presidencial americana, Sr. Barak Hussein Obama ? No es tracta gens de cercar, i encara menys de trobar, un &laquo;candidat de la diversitat&raquo; a Fran&ccedil;a. En efecte, el mode de selecci&oacute; dels candidats a la presid&egrave;ncia de la rep&uacute;blica a Fran&ccedil;a &eacute;s molt m&eacute;s llarg, molt m&eacute;s &laquo;pol&iacute;tic&raquo; que als Estats Units. &Eacute;s impensable que un gaireb&eacute; desconegut pugui, en quatre anys, esdevenir cre&iuml;ble i fer tremolar els cacics dels partits qualssevol siguin. Nom&eacute;s cal veure com els grans homes socialistes acaben de t&ograve;rcer el coll als joves que s&rsquo;obren cam&iacute;. No &eacute;s ni millor ni pitjor, &eacute;s diferent : els Estats Units no s&oacute;n pas (encara) Fran&ccedil;a.<br /> <br /> <strong>Una difer&egrave;ncia marginal i primordial</strong><br /> <br /> Es tracta d'ensenyar que Fran&ccedil;a tamb&eacute; t&eacute; negres i de magribins que han fet estudis ? Qui en podria dubtar en un pa&iacute;s que ha lloat Aim&eacute; C&eacute;saire, l'Acad&egrave;mia del qual, vigilant gelosament la llengua, va fer entrar L&eacute;opold S&eacute;dar Senghor al seu si al cadiral del duc L&eacute;vis-Mirepoix el 1983, on el segon personatge de l'Estat (el president del Senat) ha estat Gaston Monnerville durant prop de deu anys, fins el 1968 ? El fet &eacute;s, que llavors, aquestes personalitats no eren mirades com representants d&rsquo;una minoria, exemplars d'una minoria, ans com a pensadors, home de lletres, home pol&iacute;tic plenament. La seua &laquo;difer&egrave;ncia&raquo; no era m&eacute;s que marginal ; i per aix&ograve; era primordial.<br /> <br /> <strong>La societat s'ha fet relativa</strong><br /> <br /> Els particularismes no era tan a la moda : l'individu no mirava pas de definir-se per all&ograve; que el podia ben separar, distingir-lo, singularitzar-lo del seu ve&iacute; ; la societat existia encara i no es resumia en un conjunt d'egoismes que es perf&agrave; amb la &laquo;privatitzaci&oacute; de l'individu&raquo;. Era possible, encara, ser un subjecte mosaic en una societat que es presentava com a objectivament donada.Ara b&eacute;, des del moment que la societat no es conta m&eacute;s, que esdev&eacute; relativa, els subjectes que la componen tindran tend&egrave;ncia a enrigidir, a ossificar les seues pertinences guardant-ne sols una o dos ; i amb una barreja de simplificaci&oacute; i de &laquo;mala consci&egrave;ncia&raquo; l'home ser&agrave; sexista, l'heterosexual homof&ograve;bic, la dona feminista, el blanc racista, el religi&oacute;s sectari, el pol&iacute;tic mentider, el te&ograve;ric janfotre, el nacionalista extremista, el regionalista separatista, etc&egrave;tera. El complex ja no es pensa i sobretot ning&uacute; m&eacute;s no vol imaginar-lo. <br /> <br /> <strong>Tornar-se el que hom &eacute;s</strong><br /> <br /> En conseq&uuml;&egrave;ncia, qui m&eacute;s que els membres de la &laquo;diversitat&raquo; poden parlar de la vict&ograve;ria d'una persona pertanyent a una minoria visible ? Qu&egrave; importa que el seu discurs no sigui en la reivindicaci&oacute; de la difer&egrave;ncia, de la seua difer&egrave;ncia (ben al contrari), serveix una causa que no el concerneix pas igual com ha esdevingut un suport publicitari a la vista. Fent zix&iacute;, perdem qualsevol intersubjectivitat : &eacute;s q&uuml;estionada tota capacitat, tota ocasi&oacute; d'un subjecte d'entrar en relaci&oacute; amb altres subjectes que li permetent- tornar-se el que hom &eacute;s- aix&iacute; el subjecte, resta sent el que sembla representar. &Eacute;s donar ra&oacute; al separatisme de la Naci&oacute; Negra de Malcolm X, &eacute;s validar la divisa dels 4C del nacionalisme serbi (Sols la Unitat Salva els Serbis) que ha perm&egrave;s de justificar tot durant la guerra despr&eacute;s de l'explosi&oacute; de l'exIugosl&agrave;via.<br /> <br /> <strong>Els Negres, nom&eacute;s autoritzats a parlar dels Negres</strong><br /> <br /> Ara b&eacute;, aix&ograve; empara quelcom m&eacute;s profund, m&eacute;s revelador : nom&eacute;s les persones &laquo;concernides&raquo;, v&iacute;ctimes o testimonis, s&oacute;n habilitades per parlar. La cosa, l'espai p&uacute;blic ja no &eacute;s pas m&eacute;s pol&iacute;tic, no &eacute;s pas ni tan sols m&eacute;s t&egrave;cnic, esdev&eacute; emp&agrave;tic quasi exclusivament. D'altra banda aix&iacute; que parlem dels subjectes &laquo; pol&iacute;tics&raquo; pertocant els Estats Units despr&eacute;s de l'elecci&oacute; presidencial, trobem els plat&oacute; monocroms habituals : la &laquo;diversitat&raquo; s'expressa sobre la &laquo; diversitat &raquo; i nom&eacute;s sobre all&ograve;. Una xic com si tan sols els Catalans podien parlar de Catalunya. El que desapareix, no &eacute;s la distinci&oacute; subjecte-objecte, ni tampoc la neutralitat de l'observador, &eacute;s la possibilitat de parlar &laquo;de l'exterior&raquo;. Com un bon treball psicoanal&iacute;tic, per ben comprendre la nostra societat m&eacute;s val fer el seu estudi geogr&agrave;fic (la cartografia dels plans del subjecte) que hist&ograve;ric (sotmesa al vals de tres temps de la mem&ograve;ria, de la Hist&ograve;ria i de l'oblit). La q&uuml;esti&oacute; que es trasllueix i que esdev&eacute; essencial no &eacute;s m&eacute;s qui &eacute;s leg&iacute;tim per&ograve; on es troba la legitimitat.<br /> <br /> <strong>&laquo; Jo &raquo; &eacute;s un altre</strong><br /> <br /> El que hem perdut &eacute;s la capacitat de fabricar una difer&egrave;ncia, de prendre recul, de considerar-nos &laquo;nosaltres mateixos com un altre&raquo;. Una mica com si, a c&ograve;pia de jugar cada u el nostre paper, hav&iacute;em oblidat que es tractava d'un joc. All&ograve; a qu&egrave; assistim &eacute;s a la vict&ograve;ria de l'esperit de serietat, el paroxisme de la problematitzaci&oacute; de la vida que havia analitzat Nietzsche. Despr&eacute;s d'haver perdut el meravell&oacute;s, l'Home acaba de perdre la seua alegresa, la seua alegria de viure ; un pas m&eacute;s i perdr&agrave; la vida - ja no ser&agrave;, llavors, m&eacute;s que un objecte comercial esclau, no pas del consum &uacute;nicament, sin&oacute; de la seua simplificaci&oacute; caricaturesca. El tractament medi&agrave;tic (per&ograve; no solament : es tracta igualment dels comentaris pol&iacute;tics, sociol&ograve;gics, etc&egrave;tera.) alliberament total d'antics esclaus (negres americans) consumeix la nostra esclavitud a la privatitzaci&oacute; reduccionista de l'individu.]]></description>
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		<title><![CDATA[La tradició, una empremta entre el passat i el futur]]></title>
		<link>http://blogs.la-clau.net/oliver-massot/bloc/la-tradition-une-trace-entre-le-passe-et-le-futur-290</link>
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		<pubDate>Fri, 31 Oct 2008 21:00:00 +0100</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[ ]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[La tradici&oacute; &eacute;s una transmissi&oacute;. A Roma, la tradici&oacute; era l&rsquo;acte, real o simb&ograve;lic, pel qual la cosa, objecte d&rsquo;un contracte, era lliurada al seu destinatari. Si b&eacute; el terme ha perdut l&rsquo;essencial del seu contingut material, el seu sentit primitiu es mant&eacute; : la tradici&oacute; &eacute;s la comunicaci&oacute; d&rsquo;un sentit particular a certs gestos, a certs objectes. Aquest sentit &eacute;s generalment hist&ograve;ric, ja que la tradici&oacute; &eacute;s la transmissi&oacute; d&rsquo;una hist&ograve;ria, de la hist&ograve;ria. Crea un lligam temporal : aquest tipus d&rsquo;acte tradicional pren la seva plena significaci&oacute; a trav&eacute;s de la seva repetici&oacute; dins el passat i dins la seva continuitat futura. Per for&ccedil;a, els prejudicis abunden entorn de la tradici&oacute;, la filla de la hist&ograve;ria, que est&agrave; sotmesa a la crisi dels grans relats que genera la postmodernitat.<br /> <br /> <strong>La tradici&oacute; a priori desacreditada</strong><br /> <br /> La tradici&oacute; &eacute;s arcaica o reaccion&agrave;ria, sobretot en l&rsquo;esquema ideol&ograve;gic franc&eacute;s. Sovint &eacute;s criticada, i &agrave;dhuc combatuda, pel fet de ser una novetat, una evoluci&oacute; : els aven&ccedil;os cient&iacute;fics i tecnol&ograve;gics tindrien de fer apar&egrave;ixer les tradicions obsoletes, fer-les passar per formes innecess&agrave;ries, rituals passats de moda, velles supersticions i obstacles al progr&eacute;s. Perqu&egrave; l&rsquo;etern retorn de l&rsquo;id&egrave;ntic &eacute;s criticat tot i que tot evoluciona de m&eacute;s en m&eacute;s r&agrave;pid, caldria estar al dia i adaptar-se a la moda, que sempre est&agrave; canviant. Llavors assistiriem a una imitaci&oacute; dins l&rsquo;espai, virtualment redu&iuml;t i no pas a una repetici&oacute; en el temps, falsament eixamplat : d&rsquo;aquesta manera els fenomens de moda passarien davant el o els costums. Defensar la tradici&oacute; seria nost&agrave;lgia del passat, la tradici&oacute; hauria de ser imm&ograve;bila dins el temps, un fet que es produeix quan ja no &eacute;s practicada. En canvi, fins i tot si &eacute;s molt viva, &eacute;s susceptible d&rsquo;evolucionar : el punt central dins l&rsquo;etern retorn de l&rsquo;id&egrave;ntic &eacute;s el retorn en si i en menor grau la identitat del que torna. Es aquest retorn etern que lliga el passat, el present i el futur. Parafrasejant l&rsquo;Aten&egrave;s Thucydida, podriem dir que amb la tradici&oacute; ja hem triat : treballem per la nostra llibertat futura recolzant-nos en el coneixement del que varem &eacute;sser. Aleshores la tradici&oacute; t&eacute; sentit i transmet el seu sentit : dona una significaci&oacute; a la nostra quotidianitat.<br /> <br /> <strong>La tradici&oacute; enfront de la postmodernitat </strong><br /> <br /> La postura postmoderna no &eacute;s moralment neutra : fa prevaler el passatger i l&rsquo;ef&iacute;mer damunt de la durada, la perennitat. Cal anar de pressa i sobretot no tenir mem&ograve;ria i, si per desgr&agrave;cia en queda una, t&eacute; obligat&ograve;riament de tot barrejar i amalgamar. M&eacute;s que una oposici&oacute; entre l&rsquo;&eacute;sser i el par&egrave;ixer, es tracta de destriar entre l&rsquo;&eacute;sser i all&ograve; que &eacute;s, conservant sols el que &eacute;s. D&rsquo;aquesta manera desapareix el treball necessari per fer sortir l&rsquo;&eacute;sser del que &eacute;s, &eacute;s a dir la recerca de la veritat. Presentada de costum com ortodoxa i dogm&agrave;tica, la tradici&oacute; molesta la crisi dels Grans Relats alimentada per un pensament postmodern del qual el pseudo-nihilisme i el fals escepticisme nom&eacute;s serveixen a desembocar sobre un &laquo; relativisme absolut &raquo; on tot &eacute;s si fa no fa el mateix, amb una frivolitat que desarma. Per tant, no &eacute;s gens d&rsquo;estranyar que la tradici&oacute;, el retorn a les arrels, el retorn de les arrels, dins el seu context hist&ograve;ric, sigui encara desestimat : es tractaria d&rsquo;un replantejament fonamental del sistema (que no reconeix ser-ho) dins el qual evoluem. Quantes contradiccions als conceptes contemporanis duria un Text interpretat dins la seva sincronia, en el seu context original, al qual donariem tota la seva for&ccedil;a diacr&ograve;nica, l&rsquo;amplitud de la seva evoluci&oacute; en el temps &ndash; la primera seria la continu&iuml;tat del pensament, &eacute;s a dir la realitat de la tradici&oacute; filos&ograve;fica : de la transmissi&oacute; d&rsquo;un sentit (fins i tot si es tracta d&rsquo;un contrasentit) ! L&rsquo;impacte de la tradici&oacute; &eacute;s aqu&iacute; : ens fa tocar amb el dit que no naixem del no-res i que no tenim la vocaci&oacute; de desapar&egrave;ixer totalment. La tradici&oacute; &eacute;s una empremta del nostre pas entre el passat i el futur, &eacute;s un do de sentit per la nostra vida. El sentit ? &Eacute;s una altre hist&ograve;ria, un altre relat.]]></description>
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		<title><![CDATA[Tradició : Yvon Berta, un vinyater monàrquic a Banyuls]]></title>
		<link>http://blogs.la-clau.net/esteve-valls/bloc/tradition-yvon-berta-un-vigneron-royaliste-a-banyuls-289</link>
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		<pubDate>Fri, 31 Oct 2008 21:00:00 +0100</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[ ]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[L'Yvon Berta, nascut el 1937, s'inscriu en la comunitat banyulenca a trav&eacute;s d'una fam&iacute;lia que ha marcat la hist&ograve;ria del seu poble. S'hi troba un capit&agrave; descendent dels comtes Capitols de Tolosa de Llenguadoc, C&eacute;lestin d'Espie, que es va casar amb la Marie, la seua bes&agrave;via, germana de l'escultor Aristide Maillol. D'aquella uni&oacute; van n&eacute;ixer quatre mainatges, dels quals la seua &agrave;via Mathilde, que es va unir amb Roger Desmarquoy, fot&ograve;graf, i a Adolphe d'Espie, el seu germ&agrave;, conegut com a autor, amb el nom de Jean de La Hire, de moltes novel&middot;les de ci&egrave;ncia ficci&oacute;. Batlle de Banyuls, socialista, es va presentar a la diputaci&oacute; i va actuar per als m&eacute;s desprove&iuml;ts i els pescaires. Yvon Berta continua marcat per una estada durant la segona guerra mundial, en una fam&iacute;lia d'acollida d'un poblet de l'Alt-Pirineu. Eren pagesos ferrenys que vivien com a l'Edat Mitjana en uns masos desprove&iuml;ts d'aigua i electricitat. Es feien el pa i mataven porc. <em>&laquo;Vaig compartir llur vida laboriosa, vaig cal&ccedil;ar esclops. Se'm confiava el ramat d'oques, despr&eacute;s de vaques. Molt jove vaig aprendre a estimar profundament la terra, la vida senzilla i dura del camp &raquo;</em>.<br /> <br /> <strong>La Clau: D'on v&eacute;nen les vostre opinions monarquistes?</strong><br /> <br /> <div> <div class="textbox_target">         ﻿<strong><span class="unknown">Yvon Berta</span>:</strong> De mon pare, que n'estava conven&ccedil;ut, per&ograve; tamb&eacute; de la nostra hist&ograve;ria, que vaig aprendre amb l'ensenyament dels germans de les escoles cristianes, entre els quals hi havia un professor de talent que ens l'inculcava a trav&eacute;s d'an&egrave;cdotes saboroses. Mireu... l'ensenyament ha negligit la nostra hist&ograve;ria genu&iuml;na, la del nostre poble, que ens hauria condu&iuml;t m&eacute;s f&agrave;cilment a la nostra prov&iacute;ncia, fins a les intrigues parisenques, de les quals hem sofert, per desgr&agrave;cia, les conseq&uuml;&egrave;ncies en el transcurs dels segles. Als manuals de les escoles municipals, els nostres reis s&oacute;n massa sovint criticats, fins caricaturats. Es posa de manifest el servatge, els impostos aclaparadors... Quantes coses s'han dit sobre l'Edat Mitjana, quan es van bastir les nostres boniques catedrals, i sobre <span class="unknown">Llu&iacute;s</span> XI, del qual nom&eacute;s es recorda el costat murri i cruel? Certament no va ser molt tendre amb el Rossell&oacute;, ocupat 30 anys des de 1463, per&ograve; va eixamplar el seu regne de cinc prov&iacute;ncies i va fer que Fran&ccedil;a &eacute;s un conjunt. En relaci&oacute; amb <span class="unknown">Llu&iacute;s</span> XIV, que va fer la &quot;grandeur&quot; envejada del nostre pa&iacute;s, nom&eacute;s es recorda el seu poder absolut durant 70 anys. La Revoluci&oacute; Francesa va n&eacute;ixer, no ho hem d'oblidar pas, d'una fam provocada per anys llargs de secada, que van destruir les collites! El terreny era favorable a la revolta de qu&egrave; els burgesos van treure profit, i el poder va ser entregat al D&eacute;u-<span class="alternative">Diners</span> en detriment de l'elit. La Rep&uacute;blica ha perpetuat castes sense moral. Certament tamb&eacute; ha generat coses bones per&ograve; qu&egrave; cal dir dels crims del Terror? Jo s&oacute;c personalment partidari de la monarquia constitucional. Sovint m'han dit <em>&laquo;tens unes idees polsoses&raquo;</em>... Doncs a Europa, hi t&eacute; 7 grans Estats polsosos? Qui anava a preveure que els espanyols tindrien un rei estimat, que anava a salvar Espanya d'un regr&eacute;s a la dictadura? <br /> <br /> <strong>Es poden conciliar la tradici&oacute; i la modernitat?</strong><br /> <br /> Ben evidentment. Excuseu-me, per&ograve;, es tracta d'una errada quan es diu que la tradici&oacute; &eacute;s una tornada cap al passat, mentre que una gran part de la poblaci&oacute; sap que s'ha massacrat les nostres arrels volent destruir les tradicions. &Eacute;s una mica com la llengua francesa, imposada en els actes notarials, el 1700: &eacute;s normal que els francesos parlin la mateixa llengua, per&ograve; el jacobinisme ha destru&iuml;t les lleng&uuml;es com el catal&agrave;. La tradici&oacute; pot evolucionar cap a la modernitat i t&eacute; la seua import&agrave;ncia en una societat. Us heu fixat en l'&egrave;xit dels reportatges de televisi&oacute; sobre la reialesa, la princesa <span class="unknown">Diana</span>, els <span class="unknown">Grimaldi</span> de M&ograve;naco? La imatge de les fam&iacute;lies regnants sedueix molt per&ograve; l'educaci&oacute; dels francesos no permet actualment que tot aix&ograve; els agradi obertament.<br /> <br /> <strong>Com gestioneu el vostre monarquisme el 2008?</strong><br /> <br /> No l'amagui. El meu pare era reialista per&ograve; el costat reialista s'ha anat reafirmant de xic en xic dins meu. Tot aix&ograve; va lligat amb valors <span class="alternative">com</span> els de la fam&iacute;lia, que &eacute;s el fonament de la societat, i la noci&oacute; d'autoritat <span class="alternative">paterna</span>, per&ograve; avui la mainada es troba sola davant la televisi&oacute;, que talla les relacions de la fam&iacute;lia, i la jubilaci&oacute; merescuda per les mares i mestresses de casa no s'ha pogut crear mai.<br /> <br /> <strong>﻿El monarquisme &eacute;s fatxa?</strong><br /> <br /> El monarquisme no &eacute;s fatxa, en absolut! Aix&ograve; &eacute;s desinformaci&oacute;. Els danesos o els espanyols s&oacute;n fatxes per tenir un rei? Es tracta d'una propaganda ben infiltrada en l'esperit de la gent. La monarquia no &eacute;s el poder absolut detingut per alguns, o per un partit, que imposen llurs regles, com el nazisme, o el comunisme. El monarquisme exigeix una mod&egrave;stia molt gran, amb enormes c&agrave;rregues. No &eacute;s incompatible amb la democr&agrave;cia. Una fam&iacute;lia regnant &eacute;s una bandera viva, l'emblema d'un pa&iacute;s, l'&uacute;ltim recurs en cas de vacan&ccedil;a pol&iacute;tica, i la guardiana dels seus valors i tradicions profundes. Se situa per damunt de les intrigues que divideixen la naci&oacute;.</div> </div>]]></description>
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		<title><![CDATA[El lligam entre la tradició i el passat és sovint una ficció]]></title>
		<link>http://blogs.la-clau.net/daniel/bloc/-1-288</link>
		<comments>http://blogs.la-clau.net/daniel/bloc/-1-288</comments>
		<pubDate>Fri, 31 Oct 2008 21:00:00 +0100</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[ ]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[La tradici&oacute;, dins una concepci&oacute; molt estesa a l&rsquo;Estat Franc&eacute;s, seria oposada a la modernitat : el telenot&iacute;cies del migdia presentat pel periodista Jean-Pierre Pernaut a la cadena TF1 ens vol fer creure al deure de protegir les tradicions, victimes de l&rsquo;evoluci&oacute; de la nostra societat, a risc de perdre els fonaments identitaris i de enfonsar-se en una l&ograve;gica que ens deslligaria del passat i ens desarrelaria. El missatge implicit sembla ser el de la salvaguarda de les tradicions per tal de conservar les identitats. Aquest vincle entre identitat, passat i tradici&oacute;, evident per la major part de la poblaci&oacute;, no ho &eacute;s : historiadors i antrop&ograve;legs han demostrat, basant-se en exemples, que la continu&iuml;tat amb el passat que representa la tradici&oacute; &eacute;s molt sovint ficticia. Per tant, la tradici&oacute; no &eacute;s mai imm&ograve;bila en el temps i pot fins i tot &eacute;sser totalment inventada, al parer de l&rsquo;historiador Eric Hobsbawm. Pot doncs &eacute;sser instrumentalitzada pol&iacute;ticament, com va succe&iuml;r quan els Brit&agrave;nics i els Francesos a l&rsquo;Africa colonial aconseguiren legitimar el seu poder i organitzar una societat jerarquitzada definida de manera clara, en la qual els Europeus comandaven, i els Africans obeien, ambd&oacute;s lligats en el marc d&rsquo;un sistema com&uacute; d&rsquo;orgull i de lleialtat. Per tal d&rsquo;arrodonir-ho, de manera sorprenent, els Africans ells mateixos varen fer &uacute;s de tradicions inventades per servir els seus interesos, creant a vegades de dalt a baix tribus amb les seves tradicions.<br /> <br /> <strong>Un vincle P&eacute;tain / Telenot&iacute;cies de TF1</strong><br /> <br /> A l&rsquo;Estat Franc&eacute;s, el Mariscal P&eacute;tain es va recolzar, durant la segona mundial, en la tradici&oacute; rural, que recorda en molts aspectes la tradici&oacute; invocada di&agrave;riament per Jean-Pierre Pernaut a la Fran&ccedil;a del 2008. Tenint en compte la ideologia del primer i la visi&oacute; clavada de l&rsquo;altre, la idea d&rsquo;una tradici&oacute; en moviment, m&eacute;s que no pas congelada, esdev&eacute; una quimera monstruosa, una uni&oacute; dels contraris inadaptada per la vida moderna i el jovent. Per&ograve; &eacute;s que realment es pot conciliar tradici&oacute; i modernitat ? Res no ho impedeix, s&oacute;n dues din&agrave;miques. En el camp arquitect&ograve;nic, el museu jueu de Berlin que presenta una estructura met&agrave;l&middot;lica moderna en prolongaci&oacute; d&rsquo;un antic edifici, aix&iacute; com la c&uacute;pula de vidre del Bundestag, tamb&eacute; a Berl&iacute;n, s&oacute;n una mescla ben encertada entre tradici&oacute; arquitect&ograve;nica i modernitat ? Alguna gent aprecia, els altres detesten, per&ograve; les coses atrevides es poden realitzar, amb de vegades alguns reptes pol&iacute;tics : quan Barcelona decideix de reconvertir la seua pla&ccedil;a de toros hist&ograve;rica en centre comercial tot conservant les fa&ccedil;anes d&rsquo;origen, quan la vila de Figueres transforma la seua pla&ccedil;a de toros en centre esportiu ultramodern, la tradici&oacute; s&rsquo;associa amb la modernitat amb el rerefons de compet&egrave;ncies identit&agrave;ries, la corrida lligada a les places de toros representa l&rsquo;Espanya una i gran.<br /> <br /> <strong>La Sardana i els castellers, tradicions inventades </strong><br /> <br /> Si la modernitat i la tradici&oacute; s&oacute;n compatibles, la tradici&oacute;, representada tot sovint a l&rsquo;Estat franc&egrave;s com imm&ograve;bila dins la durada, o fins i tot lligada a l&rsquo;ultradreta, en realitat no &eacute;s de marbre per&ograve; m&eacute;s aviat de murta, aquesta planta enfiladissa utilitzada dins l&rsquo;arquitectura floral que canvia d&rsquo;aspecte al llarg del temps i pot ser afai&ccedil;onada a mans del jardiner. Per&ograve; sobta de constatar que les pr&agrave;ctiques associades a la representaci&oacute; que tenim de la tradici&oacute; poden esdevenir flexibles i capa&ccedil;es d&rsquo;adaptar-se a les exig&egrave;ncies de la modernitat, en el fons i la forma. Aix&iacute;, la sardana, argument tur&iacute;stic, pretesament hist&ograve;rica i tradicional, es balla tamb&eacute; cal&ccedil;at amb sabates Nike, sense que sigui un sacrilegi, l&rsquo;essencial  resideix en el respecte de la &laquo; tradici&oacute; &raquo; i el seu esdevenir. A m&eacute;s a m&eacute;s la sardana &eacute;s una tradici&oacute; inventada, a l&rsquo;empara d&rsquo;un deficit identitari, al mig del segle XIX, sota l&rsquo;impuls del m&uacute;sic de Figueres Pep Ventura. Es el mateix cas dels castellers, unes pir&agrave;mides humanes considerades com antigues, per&ograve; en realitat inventades al segle XVIII i esteses arreu nom&eacute;s despr&eacute;s de les Ol&iacute;mpiades del 1992 ! Si la tradici&oacute; evoluciona, la modernitat &eacute;s a vegades clavada dins el marc reductor de la novetat.]]></description>
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