Logo
rellotge
Mercredi 20 août 2008. 14:17h
C2_728x90.gif
nuvols24º
Barcelona
nuvols_parcials22º
Toulouse
nuvols_parcials25º
Girona
nuvols24º
Perpignan

Actu & Société en Catalogne Nord & Sud
Blogs > Robert Marty > Critiquer les homos… Et puis quoi encore ?


Samedi 9.12.2006. 00:00h

Critiquer les homos… Et puis quoi encore ?

Nos latitudes occidentales n’admettent plus l’homophobie, aujourd’hui résiduelle, mais habituelle voilà peu dans l’ensemble des sphères sociales… La "communauté" homo n’est pas la s
Perpignan Cours Lassus, haut-lieu de rencontres gay Perpignan Cours Lassus, haut-lieu de rencontres gay

Peut-on critiquer les homosexuels ? Si l'on veut dire par là la catégorie abstraite des homosexuels, la réponse est carrément et sans hésitation : Non ! En revanche on peut critiquer telle ou telle personne particulière sans que son appartenance à la catégorie ait une quelconque influence sur le propos. La même remarque vaut d'ailleurs pour un grand nombre de catégories : Juifs, Noirs, femmes, handicapés, etc… en règle générale pour tout ensemble de personnes ayant en commun une ou des caractéristiques qui leur ont valu d'être particulièrement opprimées au cours de l'Histoire, d'avoir souffert d'exclusion, d'ostracisme voire de tentatives d'extermination. Il existe donc des ensembles humains pour lesquels la société civile opère une disjonction entre l'individu singulier et une de ses catégories d'appartenance. Quand une personne est victime de discrimination, par exemple, c'est la catégorie toute entière qui est visée mais comme une catégorie n'est pas faite de chair et de sang…In fine c'est un sous-ensemble, quelque fois très important, qui subit concrètement les effets destructeurs de l'agression contre la catégorie et l'Histoire crédite cette dernière des atteintes réelles subies seulement par une partie des individus qui la constituent. Ce lien entre l'individu et la catégorie ne peut guère s'expliquer que par le recours à une essence primaire qui serait le fond même de chaque individu et que la catégorie réaliserait idéalement dans la pensée collective.
Cette intro en forme de brève réflexion philosophique est nécessaire pour saisir l'impossibilité de critiquer une de ces catégories et répondre avec quelque pertinence à la question posée. En effet, lorsque la conscience universelle réagit à l'inhumanité des ces traitements et aux profondes injustices qui les accompagnent elle réhabilite certes individuellement les victimes (ou leurs descendants) qui recouvrent en général leur statut social, leurs droits, et leurs biens quand c'est possible ou encore bénéficient de compensations matérielles. Cependant ces dispositions resteraient inopérantes si elles ne s'accompagnaient pas de modifications allant dans le même sens concernant la catégorie correspondante. C'est ainsi que l'on voit apparaître des mesures législatives, souvent à caractère répressif, des repentances symboliques officielles et de façon nettement moins visible apparaît une sorte de bouclier social protecteur qui met au moins pour un temps la catégorie toute entière et donc tous ces membres à l'abri de toute critique objective. Tout se passe comme si la société civile accordait à la catégorie toute entière et à chacun de ses membres une sorte de compensation pour les souffrances passées, une sorte d'à valoir symbolique chargé d'équilibrer la discrimination par l'indulgence, la haine par la sympathie, l'indifférence par la sollicitude, l'intolérance par la complaisance et culmine dans la culpabilité collective qu'on tente d'exorciser par de la repentance.

Quand la réparation historique déborde en euphorie homosexuelle

Mais ce phénomène reconduit du même coup l'essence comme fondement de la catégorie, elle la conforte même en poussant au communautarisme, à l'organisation de lobbys quelquefois porteurs de surenchères excessives au titre de la réparation. Il peut s'exacerber au point que l'idée même de la possibilité de critique est au moins provisoirement écartée a priori et stigmatisée dans l'instant où elle est envisagée. Le danger que certains excès réactivent un nouveau cycle est loin d'être négligeable. On peut d'ores et déjà le constater ici ou là. Toutes ces raisons alimentent ardemment la réponse négative à la question posée "Peut-on critiquer les homos". A la rigueur, cela serait uniquement possible par prétérition. Je ne dirai pas par exemple que j'ai entendu un sociologue rendre responsable les grands couturiers du malheur des mannequins anorexiques les martyrisant pour en faire de vrais porte-manteaux humains afin de discréditer leur féminité sous l'alibi technique de la valorisation de leur art. Je ne dirai pas non plus que certain président de club de rugby très en vue martyrise la culture rugby en la dévoyant dans de louches fantasmes de douches collectives… tout le monde du rugby –ou presque- se croyant obligé d'applaudir et de crier au génie inventif…
En revanche, le magazine la clau a montré, en septembre 2006, qu’à de rares exceptions près, on pouvait critiquer les Catalans… Alors la question est ouverte : serait-ce parce qu'ils n'ont pas assez souffert par le passé, parce qu'ils relèvent d'une essence particulière ou tout simplement parce qu'ils ne se laisseraient pas prendre aux pièges de l'Histoire ?



Commentaires


Aucun commentaire sur cette article

loading


Commentaires

Votre commentaire, envoyé avec succès, sera validé très bientôt.
loading

Les commentaires liés aux informations publiées par La Clau engagent exclusivement la responsabilité de leurs auteurs et ne sauraient en aucun cas engager la responsabilité de La Clau.
© la-clau.net, 2006-2008
Crédits | Mentions légales | PUBLICITÉ | CONTACTEZ-NOUS