L’industrie de la presse écrite souffrait, en France comme ailleurs, bien avant la crise déclenchée à la fin de l’été 2008. Crise de civilisation ? Crise de l’écrit ? La presse étant ce medium entre le sujet et le citoyen éclairé des bruits de chez lui et du monde, la disparition du journalisme traduirait un désintérêt croissant pour tout ce qui n’est pas purement privé, propre à l’individu et conduirait inévitablement à l’état de nature plus hobbesien que rousseauiste où l’homme retrouverait sa nature de loup pour l’homme.
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Au commencement, les livres étaient des lettres envoyées à des amis ; ce rappel de Peter Sloterdijk dans son texte Règles pour le parc humain nous fait toucher la vivacité que pouvait avoir l’écriture : elle était vie ; les livres n’en étaient que le recueil, la biographie. L’écriture avait une identité propre, une force propre qui trouvait à s’exprimer dans l’échange. Ainsi les lettres de Sénèque sont autant d’avis et de conseils prodigués à tel ou tel « ami » en particulier dans une situation spécifique qui, par cela même, du fait même de leur casuistique, peuvent devenir universels.
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Le Tech, dans la montagne catalane, compte 88 âmes réparties sur une vaste étendue qui regroupe le village du Tech, deux hameaux, Banat et Manyaques, ainsi que plusieurs mas, dont La Llau, Cos et Sitges. Car autant Perpignan en le Roussillon ont pu frémir avec la neige puis récolter au sol des arbres et des pancartes publicitaires, autant l’isolement des communes rurales, plus grave, permet de relativiser. Economiquement, les agriculteurs sont les plus touchés par les intempéries, surtout dans les zones reculées, comme le sont, en dépit du désintérêt médiatique, les forêts domaniales du Haut-Vallespir, comme celle qui surplombe Saint Guillem, gérée par l’O.
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La tempête qui a sévi dans le département des Pyrénées-Orientales ce samedi 24 janvier 2009 a provoqué un important black out plongeant dans le noir la plus grande majorité de ses habitants. Perpignan était devenue une ville morte : tous les commerces fermaient sur les conseils (paraît-il) des forces de l’ordre, le chaland regagnait ses pénates et se préparait à une veillée à la chandelle, l’électricité ayant sauté à Perpignan à 14H25.
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Ce n’est pas qu’il y a un problème de l’Islam à Perpignan, en France ou n’importe où dans le monde (aucune religion n’est un problème en soi), c’est davantage un problème avec l’Islam qui se pose à nous de manière de plus en plus prégnante. Pour en parler, pour en discuter, il convient de lever l’hypocrisie postmoderniste qui consiste, a priori, à renoncer aux valeurs et à promouvoir une équivalence bien pensante – le fameux « tout vaut tout » politiquement correct qui conduit à considérer comme identiques le ramadan et le Carême, la Pâque juive et les solennités pascales chrétiennes en ne considérant que le folklore des actes de foi (tout en oubliant que si des comportements semblables existent entre ces trois religions c’est qu’elles descendent d’un tronc commun abrahamique).
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