J’ai les larmes aux yeux cet après-midi. N’y voyez rien de triste : comment être triste par une si douce fin de journée où, sur le toit de notre cher Castillet, dernier vestige d’une époque révolue, tout n’est que calme et beauté. Seul le sifflement de quelques hirondelles ponctue le temps qui passe, car ici, à Perpignan, cela fait bien longtemps déjà que la mythique horloge de Ducommun, n’égraine plus les quarts. N’y voyez pas plus le sentimentalisme du grand-père; ému de voir ses petits-enfants jouer là, devant lui, qui contemple cette ville qui a tant changé. Si l’envie de pleurer m’étreint c’est parce que je voie la chance qu’ont ces enfants de grandir ici, en Catalogne Nord, en ce 21 avril 2050.
J’ai du mal à comprendre comment certains, tels de petits Isocrate, veulent idéaliser le passé, quitte d’ailleurs à le recréer de toute pièce pour pleurer la splendeur perdu d’une gloire imaginaire. Nous avons été tentés par cela : une Ur-Catalogne, qui n’a jamais existé, et que nous aurions dû reconquérir. Je peux vous le dire, à l’aube de mes 80 ans, moi qui ai connu la vie « avant » : notre âge d’or est devant nous.
Insurrection évitée de peu
C’était au début de ce XXIe siècle, la crise économique et financière avait fait des ravages, mais n’avait rien été par rapport à la crise sociale et écologique qui s’en est suivie. A y repenser, le titre de cet éditorial de l’époque a quelque chose de messianique, il nous avait bien fait rire en son temps : « Le plus dur est passé, le pire est à venir ». Car à la suite de la crise économique, des phénomènes climatiques et géologiques importants ont fait passer l’aiguat de 1940 pour une bruine rafraîchissante. Perpignan est devenu un port, tandis que la plupart des grandes villes côtières, de Naples à Valence, ont été détruites ou ne permettent aucun établissement durable.
Ce choc a été doublé de la fin du carburant fossile qui a provoqué l’effondrement brutal de ce qui restait d’économie. Le chômage progressait de façon fulgurante, les pouvoirs publics avaient toutes les peines du monde à maintenir un semblant d’ordre, nous étions à la limite de l’insurrection et du basculement vers cet état de nature qui fait de l’Homme un loup à l’égard de son semblable. Mais si le pire était à craindre, il ne s’est pas produit.
2015-2045, Les « Trente travailleuses »
Il s’en est fallu de peu que la Catalogne disparaisse. Cependant, par un heureux hasard, la dynastie encore au pouvoir à l’époque, est parvenue à faire débloquer des fonds de reconstruction pour notre cité et a obtenu le classement de tout le territoire en « zone d’aide et d’action prioritaires ». Ce fut leur dernier acte.
En effet, eu égard de l’ampleur des défis qui se matérialisaient devant nous, ce sont les forces vives du pays qui ont favorisé son nouveau départ. Certes, les fonds nationaux et européens permettaient le développement des activités de production d’énergie propre, mais le retour sur investissement des grands parcs éoliens et des usines marémotrices ne devait pas intervenir avant aujourd’hui. Nous avons réussi à maintenir l’activité agricole traditionnelle du bassin méditerranéen, basée sur le blé, l’olive et la vigne, et développé toute l’industrie de transformation de ces produits. Mais cela ne suffisait pas.
Les Chinois sauvent l’économie
La véritable révolution nous a été rendue possible par l’intervention active de la communauté chinoise qui, au cours des années, n’a cessé de s’accroître. Voyant qu’il leur était possible d’investir sur notre territoire, doté d’une main d’œuvre moins coûteuse du fait de notre classement en ZAAP, la Chine a lancé les premières usines spécialisées dans la fabrication des objets nano, rapidement suivies d’une activité de recherche et de développement. Cela a généré un besoin de cerveaux qui a permis le redéploiement de l’Université, florissante comme jamais. De proche en proche, tout le tissu économique s’est recomposé et a permis l’amélioration de l’éducation et le progrès de l’écologie.
C’est pour cela que, en cette fin d’après-midi, sur le toit du Castillet où mes petits-enfants jouent paisiblement face au port de Perpignan, je pleure en contemplant notre Canigou qui semble devoir être le seul élément éternel de la Catalogne Nord : nous parvenons, après bien des épreuves, à notre âge d’or. C’est serein qu’il m’est, alors, possible d’imaginer ma mort. A nos petits-enfants d’écrire la suite.
Veient de quin peu calcen els governs espanyol i francès, dubto que mai, repeteixo, MAI, Catalunya arribi a ser un Païs independent. I encara menys una unió entre la Catalunya Nord i Sud. Som una comunitat massa rica per tal que ens deixin anar. És una pena, però és així. Com a mínim jo tinc clar que no ho arribaré a veure i tinc 39 anys.
Moi je ne sais pas ce que fume Massot, mais il devrait changer de fournisseur. Avec la Daube qu'il lui refourgue, ses délires le conduise vers un futur ou le drapeau catalan ne flottera plus sur le Castillet, se sera le drapeau chinois. Le mandarin sera t'il la langue officielle de la Catalogne ? Il est sur qu'elle sera enfin reconnue !!!!
FICTION..... la ville de perpignan achete aux armées l'ensemble de l'eglise dite des dominiquains et la legion quitte les lieux pour aller a la citadelle FICTION...... la ville de perpignan rétablit le ""P"" gratuit devant le palais des rois de majorque FICTION ....la ville de perpignan transfère la mairie annexe st mathieu/remparts au pont d'en vestit dans l'ancien dortoir de l'ancien lycée Arago ....elle rase la mairie annexe ainsi désaffectée et y crée un ""P"" gratuit..... FICTION....... Lire tout le commentaire