La tempête qui a sévi dans le département des Pyrénées-Orientales ce samedi 24 janvier 2009 a provoqué un important black out plongeant dans le noir la plus grande majorité de ses habitants. Perpignan était devenue une ville morte : tous les commerces fermaient sur les conseils (paraît-il) des forces de l’ordre, le chaland regagnait ses pénates et se préparait à une veillée à la chandelle, l’électricité ayant sauté à Perpignan à 14H25. La surprise vint en fin d’après-midi lorsque certaines portions de la ville retrouvèrent la lumière ; l’espoir renaissait : comment imaginer vivre une soirée sans télé, sans informatique, bref sans civilisation ? d’autant plus que, par manque d’énergie, les cafés, bars, restaurant et autres cinémas restaient portes closes. A y regarder de plus près, seuls certaines zones « stratégiques » bénéficiaient déjà de l’électricité au cœur de ville : la Place de la Loge, où se trouve l’Hôtel de ville, les quais – du moins le quai Sadi Carnot – ainsi que les rue fabrique en Nabot et Lazare Escarguel (où se situent la Préfecture et le Conseil Général), la Place de la République et la Place des poilus (hauts lieux de la vie nocturne perpignanaise), la Place Gambetta entre autres. Malheureusement, les rues demeuraient désertent pour un samedi soir. Toutefois, cette situation, si elle répondait effectivement à une organisation bien définie des secours, cette hiérarchisation marque bien la hiérarchisation des esprits dans la province du Roussillon : la dépendance des Administrations et la culture du loisir.
Dépendance manifeste à l’administration
Le citoyen passe après la magnificence de l’Etat et de toutes les autres collectivités territoriales. Que peut, en effet, ressentir un contribuable perpignanais (lorsqu’il sait déjà qu’il sera sollicité pour indemniser les déprédations causées aux commerçants à l’issue de certaine manifestations) qui part une nuit d’encre, sortant d’un domicile non chauffé et éclairé à la bougie, aperçoit l’enfilade des bureaux vides de la Préfecture éclairés ? Certes, il est habitué à ce spectacle toute l’année, mais il ne peut qu’être davantage frappé par ce gaspi lorsque lui-même est contraint de vivre dans le noir alors qu’il habite, quelques fois, à côté. La question n’est pas de savoir si la Préfecture doit être prioritaire ou pas, la question est de savoir si les institutions jugées prioritaires peuvent, en cas de pénuries, afficher autant d’indifférence à l’égard des dépenses énergétiques des services. Bien sûr, l’administration est un fort pourvoyeur d’emplois dans le département, mais il ne faudrait pas perdre de vue son financement : ce sont les contribuables qui l’assurent, et, en cette nuit si particulière, le contribuable ne pouvait que se rendre compte qu’il payait l’électricité pour des bureaux vides alors que lui était dans le noir. Curieuse période où il est demandé aux uns de faire des sacrifices pour que les autres ne se rendent pas compte de l’évolution des mœurs. Cela prouve bien, aussi, la disparition de l’esprit public : de demeurer au service du public et non de prendre le public à son service.
Un territoire de loisirs
Ceux qui demeurent au service du public sont les cabaretiers. Il se trouve que les fortes concentrations « d’activités de loisir » (par quoi il faut entendre bars de nuit et restaurants) se trouvent aux abords des zones les plus emblématiques de la ville. C’est un heureux fait exprès que rend bien la dénomination de ces endroits (le nom éponyme de la place de la République) au point que certains sont autant connus que le lieu où ils se trouvent. Il était donc « normal » que, par ricochet, ceux-ci bénéficient du retour de l’alimentation en électricité en même temps que ces lieux emblématiques ; même si cela crée une discrimination entre les différents établissements quelquefois distants de quelques mètres à peine. La question qui se pose, alors, est de savoir si une ville est avant tout un musée (du point de vue de l’illumination prioritaire de certains bâtiments), une foire (si nous considérons les établissements nocturnes bénéficiant de l’éclairage de ces zones) ou un lieu de vie (où des gens habitent, travaillent, s’amusent etc. mais, ce soir là, dans le noir). La réponse semble claire : l’accent a été mis sur le loisir, le touristique plus que sur le quotidien du Perpignanais.
Ami Scrum, hélas, toutes les bougies ont été utilisées, pendant les deux jours... Mais, il me reste à t'offrir la flamme catalane, celle du coeur et de l'amitié. Anthony Bradley.
il n'y a pas d'offense...tu me dois une bougie ...;-)
Cher ami Scrum, c’est à mon tour d’être désolé, je viens auprès de toi, pour me faire pardonner et je retire tous les mots que j’ai insérés. Si seulement tu avais écrit : « Bradley tu as raison…. » J’aurai compris, mais là, j’ai cru sincèrement à une attaque … Comme tu le dis très bien : « Subtilité de la langue » (...). Comme il faut reconnaître ses torts, je te réitère publiquement, encore une fois, ma demande de pardon. Anthony Bradley.
Désolé Bradley, la remarque ne s'adressait pas à toi mais venait en renfort de ton commentaire, Subtilités de la langue ?
VENER SUR LE TERRAIN C AUTRE CHOCE TRAVAILLER 24H CONSEQUTIF DU A UNE MOVAISE ORGANISATON DES SEVICES PUBLIC SA VA UN MOMENT MERCI SIMPLEMENT A L HOITAL GENERAL POUR LE SOUTIEN A DISTANCE DANS C CONDITION