Combien d’entre nous on été obligés de quitter le pays pour pourvoir aux besoins essentiel de leur existence ? Une majorité sans aucun doute. Qui n’a pas eu un haut-le-cœur à la vue de la plaine du Roussillon, réduite à peau de chagrin au fur et à mesure que la vigne se raréfie, que les routes et autres constructions sub-balnéaires se multiplient ? Figés au fin fond de cette Europe qui n’en finit pas de mourir pour mieux renaître, les flux de marchandises drainés par les 38 tonnes qui passent par l’autoroute au Perthus dépassent de loin la population totale du Pays Catalan, voisine de 440.000 habitants en 2009. Mais à qui profite une telle désertification culturelle et sociétale ? Voici la première région française touchée par l’afflux de nouvelles populations, pas investies des enjeux cruciaux qui nous incombent. Il est courant de rencontrer des Catalans de cœur ou de souche qui ne se reconnaissent pas dans l’appellation de « Catalan » sous prétexte qu’ils ne connaissent rien de notre passé commun ou de notre langue. Certains le sont pourtant depuis plusieurs générations. Dans la nouvelle néo-crise mondiale, européenne, française et catalane, quels sont les avenirs permis par ce tableau ?
Un sentiment collectif de losers
Au vu du nombre de sans emplois d’un côté et des maigres perspectives économiques de l’autre (en gros, travail saisonnier pour le tourisme, agricole et du bâtiment) on ne peut se risquer à un pronostic positif sans passer pour un fou dangereux. Le soleil, la mer, la montagne ne suffisent pas à eux seul à expliquer l’atavisme contemplatif nord catalan. Ce sentiment collectif de perdants, sauf sur un stade de rugby bien sûr, trouve ses racines au cœur même dans l’enclave territoriale dont la capitale est Perpignan, mais en été, le soi-disant poumon économique et l’espoir se gonflent, dans une idée manipulée : les médias d’ici et de Paris nous bassinent depuis des années sur le risque d’une saison touristique morose, mais cela fait déjà 20 ans que l’âge d’or du tourisme de masse est terminé. La majorité des touristes qui venait s’épancher sur nos côtes provenaient des usines du Nord, dans le droit fil des congés payés de 36. Mais le pacte de l’après guerre qui liait les grandes entreprises avec leur salariés sur des droits au congés payés chèrement acquis depuis 1945 par la résistance, est caduque. Comme un avion que l’on s’étonne de voir exploser en vol alors que l’on a rogné sur ses coûts de fabrication et de maintenance, nos notables pleurent la fuite des touristes et la baisse des aides de l’Etat, alors qu’ils sont les premiers à avoir profité d’un système national tutélaire et clientéliste. Après l’Espagne, les Français, même modeste, qui peuvent se le permettre, partent au Maroc où la main d’œuvre exploitée fournit les légions de serveurs et autres room services du tourisme de masse.
Afflux de SDF dès septembre
La grippe A, anciennement « porcine », n’a pas de frontière, exactement comme la morosité économique, mais le salut dans le dépassement de la crise ne viendra pas des subsides (pourtant nécessaires) d’un Etat français endetté jusqu’au coup et encore moins d’une économie mondiale interdépendante. Quel que soit l’état de la saison estivale, en septembre, il y aura de la casse et des SDF perdus au pied de l’Albera. Ce ne peut pas être pire que l’afflux de plusieurs centaines de milliers de réfugiés espagnol lors de la Retirada en 1939, ou les inondations de l’aiguat de 40. Bien sûr, tout n’est pas noir dans notre orient pyrénéen. Des initiatives étonnantes voire extraordinaires jaillissent de si de là et permettent d’entretenir l’espoir d’une meilleure répartition des richesses et des savoirs. Malgré la réaction d’une frange franco-catalane minoritaire de la population qui ne désire que de pouvoir continuer à monter au Canigou en 4X4 et jouer au golf les pieds dans l’eau, un tiers secteur quasi inexistant au XXe siècle est en train d’émerger durablement et permet de tisser les fils d’une culture démocratique de proximité, souvent amorcée par les femmes. Celle d’une minorité transfrontière ouverte sur les mondes du possible.
bonjour, j'ai quitté ma région natale LA LORRAINE, je pensais trouver un peu plus de chaleur humaine mais je vois que l'être humain s'éloigne des valeurs essentielles. Nous sommes soit disant dans l'ére de l'écologie de l'environnement et ici il y a tout à faire. Nous pourrions construire des maisons autonomes avec l'énergie solaire, éolienne, avec récupération d'eau de pluie pour laver la vaisselle le linge prendre sa douche etc... Faire un système de toilette sèche où chacun sera... Lire tout le commentaire
"#8.Juste", je suis bien d'accord avec vous: Toutes mes félicitations! Moi aussi je regarde la télévision 5 heures par jour. Une fleur n'est qu'une fleur. Et c'est vrai: pourquoi s'ennuyer avec la culture et l'histoire? Cela n'a aucun intérêt. Nous ne sommes que des animaux, après tout. TERRIENS, même. C'est pourquoi, pour être avant-gardiste, je conseille à tout le monde d'apprendre le chinois dès maintenant !
La catalanisation du tourisme pour que chacun ayant choisi de passer ses vacances ici, sache qu'il est en Pays Catalan et non pas un vague endroit de Méditerranée sans personnalité comme aujourd'hui.Ceci passe par la signalisation,rédaction des prospectus, animation estivale,etc.Des opinions comme celle de "Juste" proches du FN sont à rejeter: Nous sommes fiers de nos racines, de notre culture, de notre langue parlée par plus de 6 millions de personnes.Que n'abandonne t-il pas le français... Lire tout le commentaire
Je crois qu'il faut véritablement se poser la question du "devenir", et envisager des alternatives sans doutes nouvelles. En effet, le peuple ne doit-il pas, et ce a travers toute son histoire, refaire ses comptes et se libérer de petits complexes ( hôtelier ou pas...). Et enfin, savoir ce que nous sommes.........pour savoir ce que nous voulons. La question reste entière. Ne sommes-nous, de part et d'autre, que des consommateurs/vendeurs de soleil et de spécialités régionales !!?? Moi c'e... Lire tout le commentaire
ON N'ATTIRE PAS LES MOUCHES AVEC DU VINAIGRE