Le vétéran écrivain britannique John le Carré, auteur de bestsellers d'espionnage, assure que l'identité de l'espion est liée à la nature humaine. Les lecteurs des ses romans n’ont jamais eu de problèmes pour s'identifier avec ses différents protagonistes "espions" partageant avec ceux-ci des complicités et clins d’oeil. Voilà la clé d’une part essentielle de son succès international. Est-il vrai, alors, que nous les humains sommes tous des espions ? Sauf les professionnels, nous autres espions sommes totalement banals. Grâce à l'ordinateur et à Internet beaucoup d'entre nous sont devenus de solitaires voyeurs ou des cancanniers potentiels sans limites établies jusqu'à nos jours. Nous pouvons enquêter pour savoir qui est qui et que fait notre voisin en ce moment meme ou si la curiosité nous démange on peut découvrir ou et avec qui est partie en les vacances notre ex, pour donner quelques exemples... Sans aucun doute, le comble c’est qu'on peut faire la recherche sans avoir besoin d’en discuter avec personne, en silence, sans crier gare, ou ce qui est le même : totalement en secret. Comment ?
Mr. Google tout puissant
Et oui, il suffit d’invier notre ordinateur à faire un tour accompagnés par un jeune Dieu appelé Google. Cet acte équivaut à quelques clics de souris et tout de suite nous savons si les personnes dont on veut tout savoir, même (presque) leur code génétique qui n’en doutons pas sera un jour à la portée, ont des antécédents dans le cyberespace. C'est-à-dire, si elles sont déjà inscrites par le cybersystème, miracle accordé, ou si au contraire ils sont encore des inconnus et anonymes citoyens qui n'ont point de vie électronique. Même si de toute façon cette méthode jusqu'à présent s’est révélée peu efficace pour approcher des personnes depuis des décennies perdues de vue. Mais assurément cela aura permis quelque rapprochement cybernétique, bien que la question à un million est «pouvons-nous savoir si quelque connaissance ou inconnu a tapé notre nom dans le moteur de recherche Google ? ». Est-ce que bientôt nous réussirons à savoir combien d'espions nous épient, et quels espions épient si nous les épions ?
Un flic à domicile
L'ordinateur est bien une fenêtre ouverte sur le monde, à double tranchant puisqu’elle permet qu’on entre dans notre maison. Est-ce que, si chaque utilisateur devient le centre du monde, il y a autant de mondes que de cybernautes ? En réalité on renforce le modèle humain de l'acteur-spectateur dans un même réseau qui se nourrit de forme autonome et croît jour après jour d’ou que l’on soit connecté. Les webcams, en ajoutant l'image en mouvement, ont mis leur petit grain de sable afin que le cybermonde devienne un peu moins froid quand on a une conversation sur messenger... Messenger ? Un nouvel exemple de dépendance cybernétique et de relations humaines. d'amour-haine Cependant, etre masqué et se promener par les zones les plus obscures de la personnalité, jusqu'à cultiver son jardin secret, fera partie du passé d'ici peu, puisque l'anonymat diminue chaque jour davantage, à cause des spywares, ces programmes qui traquent nos empreintes. Quand nous entrons sur une page web celle-ci nous contrôle automatiquement en faisant un suivi de nos goûts et de nos besoins, en définissant notre personnalité, en sachant ce qui nous intéresse ou ce que nous voulons. Par conséquent, nos mouvements sont aussi suivis par notre ordinateur. Toute notre envie fait partie de la toile, et nous avons besoin d'en faire partie. Mais, au bout de dix ans de démocratisation d'Internet la dépendance est déjà haute et nous ne pouvons nous en passer de façon raisonnable même si les associations de consommateurs nous avertissent sur le danger d'avoir un police virtuelle derrière notre écran domestique, sur fond de business puisque le développement des spywares a un grand intérêt pour les vendeurs d'anti-virus et anti-spywares, qui d’une certaine manière ont besoin des espions, comme les médecins ont besoin de malades.
Les formes d'espionnage sur Internet (espiogiciel, social engineering, cookies confidentiels, mouchards, track-bug, ...) http://eservice.free.fr/espionnage-internet.html http://hermes001.skyrock.com
L'article gira entorn del concepte del "global village" i de les conseqüències que les tecnologies han provocat al reduir l'escala planetària a una escala més local i propera. Moltes gràcies per deixar el seu comentari, Francesc.
Tant debò ens fes ser de poble! Però no és el cas... L'exemple que possés, a més, no potser més errat. Tinc la sort de repartir la meva vida entre pagès, poble i ciutat. Tot i que no sóc cap de cap d'aquests llocs, sóc de tots. A pagès és on sense cap mena de dubte hi ha el grau d'intimitat més alt. Literalment, pots practicar allò que diu la dita (lo d'anar a cagar a l'hort! xD). No hauràs de patir... Lire tout le commentaire