On ne peut plus parler de fossé entre riches et pauvres, car les fossés, anciennement des espaces vides, sont devenus des murs. On en construit de plus en plus, aux frontières afro-européennes et autour de certaines banlieues. Des pays-ghettos entassent la misère sur les barbelés d’un rêve refusé. Mais si un territoire comme la France ne peut pas "accueillir toute la misère du monde", selon les mots du premier ministre Michel Rocard en 1990, "elle peut faire sa part" comme il l’a lui-même souligné en suivant. Complément de phrase qu’on s’est empressé d’oublier.
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