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Blogs > Francesc Busquets > Pas de parents homos chez les animaux… Et alors ?


Samedi 3.3.2007. 00:00h

Pas de parents homos chez les animaux… Et alors ?

Certaines factions libertaires défendent fanatiquement un maximum de droits pour les homos. Pensons d’abord, pour être moins bêtes. Justement, comment se comportent-elles ?
Pas de parents homos chez les animaux… Et alors ? Pas de parents homos chez les animaux… Et alors ?

L'homme est un animal spécial car son cerveau reptilien, celui des réflexes primaires et de l’agressivité, est surmonté d’un cerveau limbique, pour les émotions, et d’un cortex high-tech, pour la pensée. Ainsi nous pouvons nous libérer des contraintes forgées par des milliers d’années. Notre super ordinateur biologique draine des infos par voie nerveuse et hormonale, il baigne dans les hormones, reçoit, analyse et ordonne ces infos : j’ai faim, je prends un morceau de pain, je mange, c’est bon. Mais le cerveau est sous influences. C’est le patrimoine génétique d’abord qui va notamment déterminer le sexe dès le fœtus, puis les facteurs socioculturels vont finir le travail, car, toute la vie, le cerveau est modelable. Mais gaffe aux écarts si les réglages ne sont pas bons : un excès de telle hormone ou un déficit de telle autre, un stress permanent, perso ou professionnel, et c’est la destination Parkinson ou cancer. Nos vies sont donc un cocktail dont le dosage influence tous les commandements de notre corps. L’orientation sexuelle est-elle déterminée par les facteurs hormonaux ou socioculturels ? Cette question fréquente reçoit une double réponse : les deux mon Général, et à chaque individu son dosage, de sorte qu’entre 100% mâle et le 100% femelle s’épanouit toute une gamme. Et les biologistes du cerveau comme les psychanalystes scandent l’idée que la normalité sexuelle n’a aucun sens. Du coup, la discrimination ne se justifierait pas, et hétéros, bis, trans ou homosexuels seraient égaux en droits et en devoirs. Il n’y a donc pas lieu de s’opposer au mariage entre personnes du même sexe, donc on peut accepter le principe d’homoparentalité. Si cette somme est apparemment logique, avancer par mimétisme social serait pathétique, surtout qu’aux limites de la normalité il y a le pathologique, dont relèvent la pédophilie, la zoophilie ou la scatologie. Alors où sont nos limites ?

"L’homme n’est pas un animal comme les autres car il s’affranchit des lois de la nature"

Un principe de base régit l’univers, chaque chose a son contraire : matière/anti-matière, lumière/obscurité, chaud/froid, etc. L’Humain, matière temporairement animée, est régi par les mêmes lois : homme/femme, jeune/vieux, fort/faible, groupe/individu, bien/mal... L’équilibre naît de l’opposition des extrêmes. Ainsi, la reproduction sexuée, accouplement de deux opposés, prédomine sur l’asexuée, car elle est plus propice à la vie et à sa diversité. Ecoutons le citoyen romain Quintus Caecilius Metellus Macedonicus (I après JC), s’adressant aux hommes : "Si on pouvait vivre sans femme (…) mais comme la nature a prévu qu'on ne peut pas vivre bien avec elles ni non plus sans elles, il est préférable de juger en fonction d'une durable préservation de notre espèce plutôt que pour un plaisir passager". Ce principe biologique universel, la perpétration de l’espèce avant tout, passe par la reproduction et la protection de la progéniture : les animaux s’accouplent pour un moment ou pour une saison, beaucoup plus rarement pour la vie. Quand le bébé poisson ou tortue arrive, il est le plus souvent livré à lui-même. Chez les oiseaux et les mammifères, la mère est là, parfois, le père aussi, rares sont les cas (ils existent) où c’est le père seul. Mais chez les animaux autres que l’Homme et la Femme, la progéniture n’est jamais amenée à maturité par un couple du même sexe. D’ailleurs, l’existence ou non d’une homosexualité animale s’appuie davantage sur une conviction intime que sur un argumentaire réellement scientifique. Où est la différence ? Contrairement aux autres animaux, le cerveau de l’homme permet une gestion au delà des nécessités biologiques : il a donné au couple le mariage, qui fut longtemps un pouvoir pour le pater familias, un modèle réduit de la vie en société.
Actuellement, en France, revendiquer un droit homo à entrer dans le moule du mariage est tout aussi provoc que le désir d’union libre propre aux années 1960/1970. Aujourd’hui encore, les braves gens, même de "gauche", n’aiment pas que l’on suive une autre route qu’eux... Si ces bousculades de repères ne menacent pas la survie de l’espèce, le voyant vire au rouge lorsque le mariage homo annonce l’homoparentalité, donc l’éducation, donc le futur. La polémique est émotionnelle car nous manquons du recul de l’expérience et de jurisprudence biologique... Nous en saurons plus en 2020. L’homme n’est pas un animal comme les autres car il croit pouvoir s’affranchir des lois de la nature. Il la bétonne et habite des tours de 1000 mètres, il joue avec l’atome, il clone et fabrique des OGM. Alors, il n’est pas plus mal que des enfants puissent être aimés par deux papas ou deux mamans. Les comités d’éthique français ont du pain sur la planche. Auront-ils l’humilité de consulter leurs homologues espagnols, belges ou sud-africains, qui ont bien avancé sur le sujet ?



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