Un certain 12 septembre, un brillant éditorialiste d’un grand journal du soir intitulait son article : « Nous sommes tous américains » ; il ne s’agissait pas, à proprement parler, d’une empathie sirupeuse à l’égard de ce que venait de subir les habitants de New York, mais plutôt de consacrer la mondialisation qui venait de s’élever à un nouveau sommet dans l’effondrement des tours : un événement local devenait global, une tragédie nationale devenait un drame mondial.
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