L’industrie de la presse écrite souffrait, en France comme ailleurs, bien avant la crise déclenchée à la fin de l’été 2008. Crise de civilisation ? Crise de l’écrit ? La presse étant ce medium entre le sujet et le citoyen éclairé des bruits de chez lui et du monde, la disparition du journalisme traduirait un désintérêt croissant pour tout ce qui n’est pas purement privé, propre à l’individu et conduirait inévitablement à l’état de nature plus hobbesien que rousseauiste où l’homme retrouverait sa nature de loup pour l’homme.
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