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Le BTP a perdu 1200 emplois cette année dans les Pyrénées-Orientales selon la Fédération Française du Bâtiment 66, tandis que 1730 dépôts de bilan pour 2950 immatriculations de commerces et de sociétés ont été enregistrés au Greffe du Tribunal de Commerce de Perpignan, mais « de nombreuses entreprises de moins de 2 ans ont beaucoup de difficultés et ferment. Pas mal d’entre elles sont des créations d’emplois plus que d’entreprises pérennes », selon Myriam Subiros, présidente de la CGPME de Perpignan depuis 2006. Cette avocate d’affaires revendique 250 adhérents dans toutes les branches qu’elle enjoint à « résister » face à la « période de turbulences ».
La Clau : A Perpignan et ailleurs, les 4X4 BMW côtoient les familles mal logées, les déséquilibres se creusent, la classe moyenne s’évanouit… Comment percevez-vous le pays ?
Myriam Subiros : Il y a des situations catastrophiques, les dépôts de bilan s’accélèrent. J’ai rencontré ce matin le patron d’une entreprise de location de véhicules, avec 35 salariés et une situation dramatique, et j’ai dû faire le lien avec sa banque, car la plupart des problèmes concernent la trésorerie : les banques serrent les boulons, il y a un manque de ligne d’escomptes et de prêts tout comme une baisse de chiffre d’affaires dans beaucoup de secteurs, à part dans celui des énergies renouvelables. Dans l’ensemble, même hors crise, je constate, oui, que notre situation s’approche de celle d’un pays sous-développé, avec une richesse évidente et un dispositif d’aides sociales massif.
A l’heure où l’Etat revient dans l’économie, que font les politiques départementaux ?
Nous tentons actuellement de travailler directement avec l’Algérie et le Maroc sur des débouchés concrets, mais au niveau politique, je ne vois strictement rien de précis. Pourtant, cette crise nous permettra de repartir sur d’autres modes de fonctionnement car notre défaut est d’être toujours dans la critique : seulement 10% des commerçants perpignanais ont ouvert leurs portes dimanche dernier sur invitation de la Mairie ! C’est un enjeu de mentalités. Nos chefs d’entreprise manquent souvent de vision globale, souvent par manque de temps. Parfois, devant moi, des personnes échangent des cartes de visite, sans suites. C’est tout cela qu’il faut changer.
Le patronat de Girona vous invite le 23 octobre à un « sommet franco-catalan de l’entreprise pour surmonter le contexte économique actuel et favoriser la coopération »… Cela veut dire « changer » ?
Nous nous connaissons depuis longtemps et ils ont voulu qu’on participe, mais je ne vois pas comment nous parviendrons à être complémentaires, je vois surtout de la compétition. Pouvons-nous coopérer et cela peut-il nous aider les uns et les autres ? Bon, je garde espoir dans cette journée car le but est d’inventer des solutions : on peut travailler dans le tourisme en attirant dans le département les publics de Catalogne Sud, mais nous devons mieux communiquer. Il y a tout de même des signes forts, lorsque les terrains du nouveau quartier de la gare de Perpignan sont acquis pas des entrepreneurs du Sud.
Les Catalans du Sud sourient face au retour de l'espadrille au Nord alors que Girona s’apprête, malgré la crise, à fabriquer le Nespresso de Nescafé…
Il est évident que l’on ne peut pas se contenter du redémarrage à minima de l’industrie de l’espadrille à Saint-Laurent de cerdans, il faut chercher des solutions. Depuis plusieurs années nous étudions l’idée de transformer Perpignan en « Centre du monde du goût et des saveurs » en nous appuyant sur nos atouts. Des projets sont à l’étude, mais ça coince.
Le TGV Perpignan-Barcelone sera donc une difficulté supplémentaire ?
Il faut que ce soit un plus pour le département ! Mais lorsque j’imagine une famille barcelonaise prenant le TGV pour passer le week-end à Perpignan, j’ai réellement peur car la ville est triste, nous manquons d’envie.
Hola a tothom, Llegeixo amb el cor encongit el que m'expliqueu de la vostra situació i del vostre pensament. Si em permeteu la gosadia de dir-vos unes paraules estaria molt feliç. Estic convençut que un poble com el nostre dividit entre dos estats tal com va el mon avui dia hauria de tenir més oportunitats de sortida a ambdós mons que no pas abans. De les nostres relacions empresarials, que des d'aquí baix no sento que ningú les prediqui, estic convençut que en podrien sortir joves empre... Lire tout le commentaire
à René: mon post était, je crois, mesuré, donc merci de ne pas m'insulter...mais comment se fait-il que vous ne soyiez pas au Barcarès?
dona-d-albera complètement contradictoire votre intervention!Comment voulez vous qu'une ville puisse bouger le soir et le week end si dans le commerce on a les yeux braqués sur l'horloge! Quand aux 50 ans de politique urbaine abhérrantes, je veux bien mais qu'est qu'à avoir l'urbanisme et les horaires d'ouverture des commerces, responsabilité partagée par les commerçants et la préfecture? Votre soupe de gauche ringarde est insipide, n'écoutez plus Bourquin! Pourquoi face à chaque situa... Lire tout le commentaire
Tout ce qui est exagéré est insignifiant, et les propos méprisants et méprisables de Duquand ne méritent pas un commentaire. Plus intéressante est le coeur du sujet,l'interview de Myriam Subiros. Sa dernière phrase: "lorsque j’imagine une famille barcelonaise prenant le TGV pour passer le week-end à Perpignan, j’ai réellement peur car la ville est triste, nous manquons d’envie." est une évidence. Le... Lire tout le commentaire
"Elle est belle la France avec son cortège d'indécence. On ne tolère pas le moindre écart, Tolèrance zéro pour les ouvriers les chômeurs et les smicards, Ils s'en son pris plein la gueule en plus il faudrait qu'il la ferme, Cette bande de fainéant qui ne savent que se plaindre et faire peine..." - Les Lillos du Ministère des affaires Populaires. Je ne sais pas qui tu es pour parler au nom des "gens du nord" S'il te plait, ne pense pas. Merçi