Les livres de géographie de notre enfance sont des pièces de collection depuis l’explosion des bombes à retardement de 1918 et du partage du monde consécutif à la conférence de Yalta de 1945 : les états de synthèse inventés dans les bureaux dans l’intérêt de leurs voisins ont explosé, à l’instar d’une Tchécoslovaquie née à la chute de l’empire austro-hongrois, lorsque les dirigeants du monde réunis en France, en 1919, signaient le mariage forcé de la Tchéquie, anciennement sous domination alémanique, et de la Slovaquie, sous tutelle hongroise. Les impositions du début du XXe siècle avaient déjà causé des tentatives, dont l’indépendance slovaque de 1938, avec parrainage nazi en auxiliaire, avant une réunification d’après-guerre. Après une séquence communiste adoucie par Gorbatchev, c’est par une « révolution de velours », en 1989, que le pays s’est redécouvert avec à sa tête l’écrivain Václav Havel, et s’est constitué en état indépendant, en 1993, sous la pression de dirigeants populistes. Si cette seule aventure nationale modifie notre carte européenne scolaire, dans une probabilité statistique ordinaire depuis des siècles, l’actuel découpage peut ne pas durer. A qui le tour ?
Le Pays Basque, plus indépendant que le Monténégro
Le concept de « Tournoi des 6 nations », dont l’ancêtre « Tournoi des 4 nations », créé en 1882, concernait l’Angleterre, l’Ecosse, le Pays de Galles et l’Irlande, ne choque personne, mais l’idée qu’une nation puisse correspondre à une partie d’un territoire étatique fait grincer des dents plus ou moins bruyamment : les Britanniques disent « OK », les Espagnols « ¿Qué remedio? » (résignation) et les Français scandent « Et puis quoi, encore ? ». Chacun son tempo. Alors qu’en France le rattachement du département de la Loire-Atlantique à la Bretagne, en réparation d’un décret pétainiste de 1941, est en panne, l’Espagne permet au Pays Basque de lever la totalité des impôts, dans une indépendance de fait, supérieure à celle, légale, du Monténégro, souverain depuis 2006 mais dépendant de ses voisins Serbes… eux-mêmes souverains et séparés du Kosovo depuis le 17 février 2008. Sur un plan technique, l’Union Européenne s’avère peu hostile aux nouveaux découpages. Elle finit par reconnaître les territoires émergeants en leur offrant une représentativité.
Un état n’est plus « Une langue, une armée, une monnaie »
L’uniformisation européenne, identifiable par l’Euro ou le rôle estompé d’Armées nationales à terme mutualisées, augmente mécaniquement les indépendances, non qu’elles aient gagné des parts, mais par réduction des critères traditionnels qui présidaient à leur accession. Ainsi, si les velléités souverainistes d’Italie du Nord et de Flandres sont des épouvantails proches de la balkanisation violente, les cultures, leurs langues et leurs haut-parleurs culturels, intellectuels ou médiatiques, peuvent construire une forme d’indépendance. Dans ces conditions, la Catalogne Sud, confortée par 7 millions d’habitants, soit 1,5 million de plus que le Danemark souverain, serait une réalité étatique en devenir signalée sur les cartes géographiques par un banal jeu de couleurs qui fixe des images fortes sur les consciences des (ex-)écoliers. Déjà, le force créatrice catalane offre des signes de normalité nationale à l’image des correspondants de presse relatant en catalan, sur les radios et les télés de Barcelone, les bruits du monde en direct de Birmanie, Palestine, Chine ou les Etats-Unis : le prisme du pays, touchant à l’universel, frôle la souveraineté. Comme dans le cas écossais ou la situation basque, la question résiderait dans le tempo, selon une règle d’adéquation légale des territoires à une volonté populaire en crescendo, lors d’une époque d’émerveillement en défaut, dans un souffle historique porté une recherche de destinées issues du désenchantement postmoderne.
a quand un gouvernement europeen avec un president et des provinces d'Europe basque catalane andalouse ect.......
Visca Catalunya lliure!
Quel est le TOP 50 des personnalités européennes ? Depuis l'automne 2007, 137.622 personnes de toute l'Europe ont voté pour les 50 personnages qui ont le plus influencé la culture européenne, dans le cadre des 50 ans de l'Union Européenne. Voici les résultats. 1 - Leonard de Vinci 2 - Shakespeare 3 - W.A. Mozart 4 - Albert Einstein 5 - Socrates 6 - Johann Goethe 7 - Galilée 8 - Charlemagne 9 - Erasme de Rotterdam 10 - Fyodor Dostoievski 11 - Johannes Gutenberg 12 - ... Lire la suite
Molt bon article, tens tota la raó ! A veure si podem aconseguir la independència abans del 2040, però !