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De l’Elysée, ou Matignon, ou leurs succursales, pour quoi prend-on aujourd’hui les régions françaises, si ce n’est pour des institutions subalternes, que l’on encourage à rendre dispendieuses en déchargeant sur leur dos les fardeaux financiers de l’Etat, avec un minimum de contreparties possible, d’autant plus volontiers qu’elles sont et devraient rester gouvernées par le PS ? Dans ces conditions, il est aisé de crier au loup, mais, au fond, subsiste dans l’esprit de tous les gouvernants l’idée fondamentale et jacobine que la « vraie » politique se fait à Paris et que « en région » (« en province » fait un peu has been mais persiste), on n’a à gérer que des dossiers marqués de l’affligeante banalité de la proximité. Sauf que les élus cumulent en s’incrustant si possible durablement dans les différentes sphères. C'est logique, mais cela bloque la démocratie.
Toutes les régions françaises n’ont pas d’identité
Et si la question de l’identité régionale était venue sur le tapis, qu’en aurait-il été ? Il y a fort à parier qu’elle eût été elle aussi biaisée, mais en admettant que l’on ait joué cartes sur tables, qu’en serait-il ressorti ? Probablement que, contrairement à l’Etat espagnol, l’identification à la sphère régionale est très variable d’une région française à l’autre selon leur degré de consistance historique et culturelle. L’Alsace, le « Nord », le Limousin, l’Auvergne, la Bourgogne ou la Corse sont des entités aisément identifiées parce qu’elles présentent des singularités repérables, et un ancrage historique antérieur aux charcutages territoriaux hérités de la Révolution Française. Le « Centre », les « Pays de la Loire », « Rhône-Alpes », ont des contours bien plus arbitraires et une texture composite. Provence-Alpes Côte d’azur (PACA) a besoin d’énumérer ses parties. Nantes, capitale des ducs, n’est pas (plus officiellement) en Bretagne, pilotée depuis Rennes, capitale royale. Les graffiti en parlent, et une région ne peut disposer de deux sièges.
Comment s’identifier raisonnablement à une région ?
L’identification vécue est sans doute plus déterminante. Où va-t-on accomplir certaines démarches administratives ? Là où l’imposent l’Etat et les Régions. Mais où va-t-on trouver les espaces commerciaux les plus grands et les plus variés, où va-t-on subir une intervention médicale très spécialisée ? Là où l’attraction économique et culturelle nous porte. C’est ce qui s’exprime spontanément sur les marges régionales : ainsi, malgré les démarcations interrégionales, de Castelnaudary on va à Toulouse et non pas à Montpellier. De Millau, à Montpellier et pas à Toulouse. D’Agen, à Toulouse et non à Bordeaux, et ainsi de suite. Et si depuis peu, parce que s’est imposée en Cerdagne une logique transfrontalière renouvelée, on se rend de Font-Romeu à Puigcerdà, de Perpignan on ne se dirige pas encore vers Barcelone, mais vers Montpellier. C’est presque équidistant, mais jusqu’ici beaucoup trop compliqué. Le seul rush de masse bénéficie à la ville-hypermarché de La Jonquera, comme quoi, la micro-échelle peut se développer.
Devenir régional
Se sentir une identité régionale suppose que les « régionaux » se connaissent, c’est-à-dire une durée suffisante de cohabitation. Et surtout que celle-ci, au-delà de la contrainte, soit acceptée, ce qui exige une conception réticulaire et fédérative plutôt qu’un leadership extérieur, de type métropolitain et centralisateur. Cet aménagement harmonieux du territoire s’oppose à un regroupement mené à la schlague, tel qu’il s’illustre en France dans la réforme de la carte judiciaire, du système hospitalier et des pôles universitaires. La logique de concentration des compétences et des économies d’échelle doit-elle s’imposer sans coup férir aux tendances naturelles de l’humain ? On comprend mieux pourquoi le débat sur la région n’a pas existé. En l’état actuel des choses, cela vaut mieux.
Doncs cada vegada que Europa es fagi mes gran, nosaltres serem mes petits i per lo tan s´impossaran dos identitats i com a minim dos llengues per cada individu. La general europea amb l´Angles que dominara i despres amb tot el uniformisme que aixo supossa, tindrem un altre propia i particular. El catala per nosaltres es la referencia. Doncs Frances i catala o Castella i Catala. Dintre de la Catalunya Sur n´hi ha una capacitat pel Frances, per aixo tal vegada serem trilingues. Pero timdrem que... Lire tout le commentaire
Christian, és cert que no se n'ha parlat gaire als mitjans però a d'altres llocs com a la xarxa sí, com a Facebook, Netlog, twitter, DA o encara Terra Nova i en intern a la COOPOL, si vas al portal del Vallespir podràs llegir algun text meu URL: da-vallespir.over-blog.com/ Salutacions.gpm.
Devenir régional ? ce sont les responsables politiques régionaux qui doivent prendre en main l'avenir de notre région. Bouleverser le système actuel. Créer un partenariat avec nos voisins (que j'imaginais nos semblables jusqu'à ce jour!) mais à parité égale. C'est possible et c'est la seule issue.
endevant per una Republica catalana, laique, federal i post-racista!
Il n' a pas d'identité, quelle soit nationale ou régionale pcque les gens qui y vivent, quelque soit le drapeau, ils sont trop différents pcqu'il n'y a rien d'identique, dans cette pseudo- république entre un type qui survit avec 500 €s par mois et celui qui batifole tranquiilement avec 2000, 3000,5000, 10000 etc etc etc